‹ Messéniennes, et Chants populairesChapitre 26 sur 65 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

A vous, puissans du monde, à vous, rois de la terre,

Qui tenez dans vos mains et la paix et la guerre,

A vous de décider si , lasâés de souffrir,

Les Grecs ont pris le fer pour vaincre ou pour mourir ;

Si du Tage au Volga, de la Tamise au Tibre,

L'Europe désormais doit être esclave ou libre.

liibre, elle bénira votre auguste équité ;

Non qu'elle offre ses vœux à cette liberté.

Qui des plus saintes lois s'affranchit par le glaive ,

Marche sans but , sans frein , sur des débris s'élève ,

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Tiioiiiphe dans le trouble, et, vantant ses bienfaits ,

Pour un abus détruit enfante eent forfaits.

La sage liberté qu'elle attend, qu'elle inqilore,

Qui préside à mes eliants , que tout grand peuple adore,

Par le bonheur public affermit les Etats ;

Créant des citoyens, elle fait des soldats,

Enchaîne la licence, abat la tyrannie.

Des pouvoirs balancés entretient l'harmonie ,

Réunit les sujets sous le sceptre des rois ,

Rapproche tous les rangs, garantit tous les droits,

Et, favorable à tous, de son ombre éternelle

Couvre jusqu'aux ingrats qui conspirent contre elle !

Ainsi le chêne épais reçoit sous ses rameaux ,

Défend des léux du jour ces inrmondes troupeaux

Qui , cherchant à ses pieds leur sauvage pâture ,

Des gazons soulevés flétrissent la verdure,

Insidtent vainement dans ses profonds appuis

Ce tronc qui leur prodigue et son ombi e et ses fruits ,

Et les écraserait de ses vastes ruines ,

S'ils pouvaient de la terre arracher ses racines.

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