Î.K DÉPART
Ma nuise va cliei'clier des débris et des noms , Et des siècles passes évoquer la poussière ?
Elle étale au midi ses monumens romains,
lies colonnades de ses bains , i^e ses cirques déserts la ruine éloquente, Ce temple sans rival , dont la main d'Apollon , Sur des appuis de marbre et des feuilles d'acanthe,
Suspendit l'élégant fronton ; Ses palais, ses tombeaux , ses théâtres antiques , Et les deux monts unis où gronde le Gardon
Sous un triple rang de portiques.
Elle me mojitre au nord ses nuirs irréguliers,
Et leurs clochers pieux sortant d'un noir feuillage,
Oîi j'entendis gémir durant les nuits d'orage
Et la muse des chevaliers.
Et les spectres du moyen âge ; Ses vieux donjons normands, bâtis par nos aieux,
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Kt les créneaux l)risé.s du château solitaire, Oui racoute leur <»l(>ire, en pailani à nos ncuv
De ce bâtard \ictoneux
Dont le bras conquit l'Angleterre.
Je la vois cette France agiter les rameaux Du chêne prophétique adoré des druides ; Klle couronne encor leurs ond:)res intrépides
De la verveine des tombeaux , Kt chante les exploits prédits par lenrs oracles, Que. sous les trois couleurs, sous l'aigle ou sous les lis ,
Vingt siècles rivaux de miracles
Par la victoire ont acconqjlis.
Puis, voilant sons des pleurs l'éclat dont son œil brille.
Elle m'invite avec douceur A reprendre ma place au foyer de famille. Et murmure les noms d'un père et d'une S(eur... Arrête, mon vaisseau , tu m'enqjortes trop vite.