LE DEPART
Pour mes derniers regards que la France a d'attraits ! Quel parfum de patrie apporte ce vent frais! Que la patrie est belle an moment qu'on la quitte!
Famille, et vous, amis, recevez mes adieux! Et toi , France , pardonne ! Adieu , France chérie , Adieu , doux ciel natal , terre où j'ouvris les yeux ! Adieu , patrie ! adieu , patrie !. . .
Deux fois dans les flots purs , où tremblait sa clarté ,
J'ai vu briller du ciel l'éblouissante ima^fe ,
Et dans l'ombre, deux fois , la proue à son passage
Creuser en l'enflammant un sillon argenté.
Quels sont ces monts hardis, ces roches inconnues.-^
Leur pied se perd sous l'onde et leur front dans les nues.
C'est la Corse ! . . . O destin ! Faible enfant sur ce bord ,
Sujet à sa naissance et captif à sa mort,
u: DLi'Aiir. 113
II pnrl (In sein des mers oii |)!iis liird il rcloiuhr , Celui dont la ij;i\'m(l('ur eut , par un jeu du soi t , Une île pour Jjeiccau , pour asile et poui- toiiihe.
Tel , du vaste Oeéan elia([ue jour nous ^ovons l.e globe du soleil s'élever sans ravons :
Il monte, il brille, il monte eneore ; Sur le trône vaeant de l'empire des eieux , Il s'élance, et, monarque, il découvre à nos yeux Sa couronne de feu dont l'éclat nous dévore ;
Puis il descend , se décolore.
Et dans l'Océan , étonné De le voir au déclin ce qu'il fut à l'aurore,
Rentre pâle et découronné.
Ou va-t-il cet enfant ([ui s'ii>iioie lui-même?
La main des \ieu\ nochers passe sur ses elie\tMi\