‹ Messéniennes, et Chants populairesChapitre 30 sur 65 · LE DEPART · texte numérisé non relu

LE DEPART

Qui porteront un diadème.

Ils lui montrent la France en riant de ses jeux. Ses jenx seront un jour la conquête et la guerre Les bras de cet enfant ébranleront la terre.

0 toi , rivage hospitalier,

Qui le recois sans le connaître , Rt le rejetteras sans pouvoir l'oublier,

France, France, voilà ton maître!

Louis, Noilàton héritier.

Où va-t-il ce vainqueur que Fltalie admire?

Il va du bruit de ses exploits Réveiller les échos de Thèbe et de Pal mire.

Il revient ; tout tremble à sa voix ; Républicains trompés , courbez-vous sous l'empire Le midi de sa gloire alors le couronna Des rayons d'Austerlitz, de Wagram, diéna. Esclaves et tyrans, sa gloire était la nôtre. Et d'un de ses deux bras, qui nous dojuia des fers , Appuyé sur la France, il enchaînait de l'autie

Ll' DLPAirr. ILS

Ce qui restait de runivers.

Non , rien n'ébranlera cette vaste puissance ! . . . L'île d'Elbe à mes yeux se montre et me répond : C'est là qu'il languissait, l'œil tourné vers la France Mais un brick fend ces mers : « Courbez-vous sur le ponl î

(c A genoux ! le jour vient d'éclore ; « Couchez-vous sur cette arme inutile aujourd'hui !

(c Cachez ce lambeau tricolore... )> C'est sa voix : il aborde, et la France est à lui.

Il la joue, il la perd ; l'Kurope est satisfaite. Et l'aigle, qui, tombant aux pieds du léopard , Change en grand capitaine un héros de hasard , Illustre aussi vingt rois, dont la gloire muette N'eût jamais retenti chez la postérité ; Kt d'une part dans sa (h'faitc ,

Page 1