‹ Messéniennes, et Chants populairesChapitre 47 sur 65 · UNE SEMAINE · texte numérisé non relu

UNE SEMAINE

Etton frère? — II n'est plus. — L'assassin de ton frère, Tu l'as puni? —Je l'ai sauvé.

Ah i qu'on respire avec délices, Et cpi'il est enivrant l'air de la liberté !

Comiuent regarder sans fierté

Ces murs couverts de cicatrices , Ces drapeaux qu'à l'exil redemandaient nos pleurs , Et dont nous revoyons les glorieux symboles Voltiger, s'enlacer, courber leurs trois couleurs Sur ces nobles enfans , l'orgueil de nos écoles ? Des fleurs à pleines mains, des fleurs pour ces guerriers ! Jetez-leur au liasard des couronnes civiques :

Ils ne tomberont, vos lauriers ,

Que sur des têtes héroïques.

Mais lui , que sans ral)attre ont jadis éprouvé

liC (l('Sj)()tism(' et la licence,

Que la \ ici liesse a retroiuc'

Ce qu'il lut dans radolescenee , Kntourons-le d'amour ! Français, Américains, De baisers et de pleurs cou\rons ses vieilles mains ! lia popularité, si souvent inlidèle, Mst lille de la terre et meint en |)eu d instans ;

fia sienne, plus jeune et plus belle, A traversé les mers, a triomphé du temps : C'était à la vertu d'en faire une innnortelle.

O toi , Roi citoyen , (\u\\ presse dans ses bras Aux cris d'un peuple entier, dont les transports sont justes. Tu fus mon bienfaiteur, je ne te loùrai pas : Les poètes des rois sont leurs actes aui^ustes. Que ton régne te chante, et (pi'on dise après nous : Monarcpie, il fut sacré par la raison pul)lic[ue ; Sa force fut la loi ; riionneur, sa politique; Son droit divin , l'amour de tons

UM: SKMAlINr. DE PARIS.

Pour toi , peuple alïrauchi , dont le bonlieur commeuce, Tu peux croiser tes bras après ton œuvre immense ; Purs de tous les excès, huit jours l'ont eufanté. Ils ont conquis les lois , chasse la tyrannie ,

Et couronné la Liberté :

Peuple, repose-toi ; ta semaine est finie !

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