STANCES
V I V o ir s heureux , la mort est Sur nos p. Que du Déaut tout ici nous instruise, £t la liqueur que notre soif épuise , Et le cristal brisé dans nos ébats .' De ce flambeau la lueur passagère Nous dit encor qu'il faut chasser l'ennui :
Buvons, nmis, tandis qu'il nous éclaire; Chacun de nous peut motirir avant Itii.
■ 4a -POESIES
Que poursiyvant des trésors incertains } Le voyageur traîne une vie errante, Dbpute anx flots la perle transparente.
Et les parfums aux sables africains!
L'encens lointain caché dans la Libye Vaut-il les fleurs dont se couvrent nos vins. Et l'ambre épars aux rives de l'Asie L'ambre dovû qui tit sur les raisins ?
Les draccndants d'un comte ou d'un baixin , En char pompeux font voIot la poussière^ Le médaillon qui briUe à la portière.
Promène aux yeux l'éclat de leur blason ; Hais les coursiers gênés par mille entraves , Étincelants d'une impuissante ardeur.
Du frein doréaontcent fois moins esclaves Que nos barons de leur triste grandeur.
DIVERSES. I '
Qu'on porte envie au pontife romain , Son corps glacé dans la pourpre frissonne, Sm front fléchit sous la triple couronne.
Les saintes cle(s lassent sa faible luun ; L'ennui l'asûége, et la goutte assassine.
Rongeant les noeuds de ses doigts in^aux , Va se cacher sous la bague divine, Dunt laverta guérit de tous les maux.
Quand l'urne é'or enfermait ses héros, Rome honorait leurs ombres consulaires.
Pouf leur bâtir des palais funéraires , Elle épuisa les marbres de Paros.
Vaine grandeur! les ans dam leur naufrage Oot entraîné ces pompeux monuments :
Anacréon n'a laissé qu'une page , Qui flotte eacor sur l'abyme îles temps.
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i.;f, POÉSIES
Lisons ses vei's, imitons ses plaisirs.
Gais sans transports, délicats sans mollesse. Sur nos besoins réglons notre sagesse; Ed vains projets n'usons point nos désirs.
N'immolons pas notre belle jeunesse Au Col espoir d'en prolonger le cours :
Enfin, rendons au néant, qui nous presse.
Des jours remplis plutôt que de longs jotirs.
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