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Et chacun s'obstinaDt dans l'erreur qui l'obsède, Veut expirer du mal, par la peur du remède; TJn pins hardi parait, et seul mieux inspiré, Hasarde un premier pas trop long-temps différé. Son audace est heureuse, m autre se rassdre; Un troisième après lui veut tenter l'aventure. Chaqoe jour est marqué par de nombreux essais : Paria donne l'exemple au reste des Français ; Aux leçons de Paris la province est docile, Et bientôt le village ose imiter la ville.
Loin du toit fastueux par le riche habité.
J'ai vu dans les hameaux la sainte humanité.
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i58 LA DÉCOUVï:RTE
A àei travouf pimK coMsaorant im Iwniàres, De la oontagioa affrjtBdnr las ehimmièra^ ■
Qufmâ BONI l'humble docbardii larmple villageois. L'airain qui frappe l'heure arait fr^mi deux fbig; TéM,ooinine aux beaux joui«,de»ablaiiche tunique. Le chantre précédé d'un tambour pacifique, Du docteur redouté proclamait le retour, Femmes, enfants, vieillards se pFesseot.àl'eniour. Ce mortel si terrible à leurs yeux se présente. Ses regards paternels dissipent l'épouvante; Il rassure la mère, il sourit aux enfans, I) prédit au vieillard qu'il doit vivre cent ans. Sous le chaume bieutAt la foule s« rassemble; On eotre, ouestassÎB, de nouveau chacun ireaibU. Ils repondent par ordre à l'appel du pasteur;
■ Googk-
DE LA VACCINE. iSy
Une bourse jk U buId , ê« Itûn le ttôn docteur Montre «u pltu intrépide flo prix de aa Vaillance; Le magisto' sourit d'ua d.ir de déAsnee, Et les traces d'un mal , qu'il a trop mérité, Otit gravé sur son front son incrédulité.
L'instant fatal approche; il faut qu'on se décide... Des asHBUBts nombreux quel est ie moini timide? Qaliscsignalel:.. 11 vicnli tous au (crMMiAçCUit Vont oflrir tOMT à tour m bras «bëîMMti Debout au milieu d'eux le Nestnr du nllage.
Tout bu par se* diMiours aflen^t bur eourage. Une mère l'écoUtè , et les pleurs dam hK ^ebk , Inquiète) à bota fils Adresse ses adieut, Le présente au docieHr et mudâis le t^re, Puis le présenta mëor, s« déMiïrM et soupiM L'un affecte UR gmidconr que son troubledéffient; L'autre rou^l> pAlit et pleure francbrtnent;
i6o LA DÉCOUVERTE
Leur voisn en héros affronte h piqûre, Après ce bel exploit, ptas fier de m blessure, Qu'nn vieux soldat français monrant pour son pays Dans les champs deRocroi, deLens ou d'Austerliu.
Cependant à regret leur bienfaiteur les quitte.
Quelques jours écoulés , un soir il les visile.
Ce n'est plus laterreur qu'il fait naître ai^ourd'hiii :
Ses malades charmés sautent autour de lui;
Le plus jeune d'entre eux l'embrasse et le caresse ;
Leurs visages vermeils respirent l'allégresse ;
Us devancent ses pas d'un air leste et dispos.
Leurs compliments naïfs, leurs aimables propos,
La verdeur des vieillards, la fraîcheur de leurs filles,
La joie et la santé de toutes les familles ,
Attestent le pouvoir d'un art libérateur.
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DE LA VACCINE. t6i
Et tous , i&ta le copndtre, en bénissent l'auteur.
Adopte ce bienfoit, 6 Frauce! à ma patrie I Après tant de revers qui ne t'ont pas flétrie. En àépit des vainqueurs, forcés de t'admirer. Quel beau siècle pour toi semble se préparer I Je vois de toutes parts une race nouvelle S'élever dans ton sein plus nombreuse et plus belle , La natore vaincue en respecte la fleur.
Plu^tard étincelants de grâce et de vigueur, Ces jeunes nourrissons peuplent tes champs iêrtiles; Laboureurs au village, artisans dans les villes, Far l'équité sévère armés du fer des lois, Admis à la tribune i discuter nos droits, Ardents, prêts à donner tous les trésors dellnde, Four les lauriers de Mars ou les palmes du Pinde ! Croissez, nobles enfants, l'espoir du nom français,
ifo LA. DÉCOnVEtlTE t^ L& VACCINE.
Par la gnerre Hhistrés, soyèk grands dans la paix. Si quelque roi jaloux insulte à votre gloire , Couronnez votre front d'une double Vietoite : Régnes par les beaux arts sM- ses péâplei lUmniB) Et restes sJtHs t'ivaux coîDine âMs (Miemb^