‹ Messéniennes et poésies diverses: 13:e édChapitre 24 sur 27 · L'ÉTUDE FAIT-ELLE LE BONHEUR DAHS TOUTES LES SITUATIONS DE LA VIE · texte numérisé non relu

L'ÉTUDE FAIT-ELLE LE BONHEUR DAHS TOUTES LES SITUATIONS DE LA VIE

Illqstkks héritiers du sceptre académique, Tous égaox en frauvoir, vous dont la république Offre aux regards, surpris de cefaccord heureux^ Quarante souverains qui sont unis entre eux; Sou^rei que la Sorbonne, armée à la l^ère,

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Hasw^e contre vous un combat littéraire.

Le bonnet de docteur couvre mes cheveux blancs.

Et pour ar(pimenter je monte sur les bancs.

Des neuf Viet^es du Pinde éloquents interprètes, Le ciel vous a dotés de ses faveurs secrètes; Vous avez vu lea Iruits de vos «oMe* travaux D'un public idoUtre emporter les bravos :

Soit que les yeux feA pleurs ^ui' la itèite il tsontemple Benjamin, Clytemnestre et les héros du Temple; Que deux amis rivaux, pour corrigw Paris, Heproduisent Térence, et Plaute en leurs écrits; Soit qw vousdécriTîeziSiir lemàlitd'AoniË, Les dtfux travaux des dianips et \ei lois dlJratile; #ï' V Jta^^Cliovdiûpl^të Mu butin,

\ft>olloii Vous guide, un UôMère à la tDSin^ , une étude et constante et profonde

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DE I-'ACàDl^MIE FRANÇAISE. 167 pei triomptiea pour yous fut la source fécoiute. L'étude, à vous eiftendre , est un (lÏHlq secours; De l'existence enivre elle embellît le çouiq.... Rebelle sur ce poiif t , p^donnei si ma plume 1 Prouve ffue eea plalûn sont mêlés d'ameitumé; Que semblable k ce mets du bossu phiygjai , L'étude est un grand mal comme un GOuverain bicii. Le besoin de parler m'entraîne à contredire t Je suit vieux et doeteur, pasan-^oi mon déUre-

Beoreux, heuMnx le tnnps où les premiers humains Du temple de mémoire i^oraient let cheaûns I Non pas qu'au siècle d'or ma muse les couronne Dn étemelles fleurs d'tm printemps monot<Hie ; Non que je {irise fort l'innocence des moeurs. Qui dans un lourd repos assoupit nos humeurs. Éteint des passions les flammes immortelles;

i6S A. MESSIEURS

n n'est pfHiit de grandeur, pcùut de bonheur sans dies. Hunuins, j^aime à vous. voir en ce siècle vanté Joair avec excès de votre liberté.

Dans de vieux préjugés votre esprit à la gène n'était pas en naissant accablé sous sa duùbe ; •Vous n'avie» point payé, par d'arides travaux , Les tristes visions qui tronblent nos cerveaux ; De la nature eucor vous respectiez les voiles; Qui de vous disputait sur le cours des étoiles ? Le fanatisme ardent, qui parle au nom du del. Ne gonflait point vos cœurs d'arrogance et de fiel; Des sectes et des lois dédaignant l'esclavage, Vous réfléchissieE moins , vous sentiez davantage. Votre amour est faroucbe et tient de la fureur; Votre prompte justice imprime la terreur; Hais dans l'aspérité de vos vertus naïves.

Brillent du naturel les traces primitives.

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