‹ Messéniennes et poésies diverses: 13:e édChapitre 25 sur 27 · SE · texte numérisé non relu

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DE L'ACADÉMIE FRANÇAI!

J'admire plas cent fois ce lion furieux, Qui, \3l gueule béante et le sai^dans les yeux, Les ongles tressaillant d'une effroyable joie. Suit son instinct fétyjce et déchire sa proie, Que ces ours baladins, sous le bâton dressés, Étalant anx régates leurs ongles émoussés, .

Leur gueule sans honneur, qnè le fer a flétrie, Attributs impuissants d'une race avilie.

Las d'un libre desdn , las de sa dignité , L'homme sur ses autels plaça la vanité.

Le front chargé d'ennuis l'étude prit naissance, Et l'erreur à sa voix détrâna l'ignorance.

L'homme a dit (i): > Je sais tout et j'ai tout défini;

( i) Locatiu nua in cocde mco , dioeni 1 Eccfl mignoa eOëcnu loiii , et praceni oamM uplcntU qui fiiennit inlè

170 A IKESSIEURS

■ J'ai pour loi ta raiton, pour harne l'infini. « It'étude me rsvît k des hautauFs subUnes :

a De ce ^obv étonné j'ai sondé lei abymes :

■ Cet élément subtil dont il roule entouré ;

■ Ce fen , de tons les corps le' principe sacré ;

■ L'onde qui les nourrit de ses flots salutaires ,

• N'<mtpu contre mes yeuk dé&ndre leurs mystères.

• Est-il quelques secrets, cachés au fond des deux,

• Que n'ait point pénétré mon regard curieux ?... u Moins fierdé sa raison, il e&t mieux ditpeut--étr»: n J'ai su tout expliquer, ne pouvant tout connaître.» L'insensél quels combats il s'épuise à livrer,

IBB in Jenutlem ; et lucni mci contnnjiku eit malt* wpientgr, tfdîdJcL

Dedîqoc coi meum at scirtio prudcntiam atqut doctrinun errom et itultitiim ; m ■gnoTÎ ((Dod 1d hi* quaqne cmt kboT ri tnioito ipiritâi. ( Eoctuiuru , c*p. i . )

DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE. 171 Pour détruire on mensonge ou pour le ct>iisacrer! Que d'efforts malheureux, que de veilles stériles! Qu'il érige à grands frais de systèmes fragiles! Ptolémée, illustré par cent travaux divers(i). Dans un ciel de crystàl fait tourner l'univers. D'autres, soumettant tout aux lob de Poljmnie (a), Des cercles étoiles ont noté l'harmonie.

Si le teitaps tious Claire et les A réftit^ , Le temps de mille erreurs a fait des vérités. Tout le savoir htimaitt n'est qu'un grand Tabyrintlie.

(i) PtoUiDMt mnonaai U Tiv*.4ttgB tx liDiTiniM^ u darnisT ciel de cryiul qui ÎHipiiBlit

(*) On cmmilt lea Uie» dM iDeleiii coift eiiMUt. Pjrdugoce *t ks dUdplm ivucnt npriaeali par lu Mpl notei de ta masique Ira lept plinàte» tiot*

i?» A MESSIEURS

L'étude nous conduit dans cette obscure enceinte;

De son fil etobrouillé , qui s'allonge toujours ,

On snit péniblement les tortueux détours;

Le voyageur perdu marche de dobte en doute.

Et sans se retrouver expire sur la roule.

A. peine un faible enfant, échappé du berceau, A brisé ces liens qui révoltaient Roosseau , 4ies Quatre Facultés, dont la voix l'endoctrine. Épouvantent ses yeux de leur manteau d'hermine. Certes, quand Ut frayeur hâte ses premiers pas. Le chendn qu'il parcourt a pour lui peu d'appas. Ne maudissiee-TOUS point Sophocle et Stésiçhore, Quand, leurs vers à la main, vous ignoriez encore Que vous dévies nn jour ches nos derniers neveux Lenr disputer l'honneur d'être maudits comme eux.

DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE. i;} Mai^ du collège «nfin foulei aux pieds les chaînes. » O liberté ! sans toi )es plaisirs sont des peines! Quel destin tous attend, si de la vérité- Le flambeau redoutable est par. vous préseuté! Que de petits esprits, jaloux de noms célèbres. Prendront contre le jour parti pour les ténsbres ! Leur nombre dangereux fait leur autorité:

Les sols depuis A^am sont eu majorité.

I^ divinité même inspire Anaxagore (i); ' D'un exil flétrissant l'arrêt le déshonore.

Les rêves d'Aristote abusaient nos aïeux:

(i] ÀDizagOR loatint le premier qn'ana inteUigenoB divine iTiit prcùdj k l'iiringement de l'univen. La prièrei de Périclè* , Kin clére et hid «mi , ne purent ini épargne i a hont* d'élre cluHié d'Athcaes, comme aa impie. i5.

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