GASPARD, HÉLÈNE, GUILLAUME, MATHIAS, LA FOULE
MATHIAS
Quoi donc?... Détruisez tout, et tant pis si quelqu’un fait obstacle!
GUILLAUME, désespéré.
Non, non, attendez !
MATHIAS, à Guillaume.
Toi, tu n’es qu’un endormeur... (A la fouie.) Il veut épouser la fille du maître. Il vous trahit, il s’est vendu.
LA FOULE, furieuse.
C’est vrai, c’est vrai... A bas le traître! à bas le vendu!
MATHIAS
Moi seul suis votre ami, vous le comprenez enfin...
A l’CBUVre! à l’œuvre! (La tempête de neige grandit, l’ouragan souffle. La foule va suivre Mathias, lorsque Guillaume, se mettant devant Hélène et Gaspard, les couvre de son corps.)
GUILLAUME
Vous ne passerez pas, et c’est moi maintenant qui vais les défendre!
LA FOULE
Assez, assez, tais-toi !
GASPARD
Je ne crains rien des hommes. L’ouragan seul peut tuer l’usine.
MATHIAS, à pleine voix.
L’ouragan est notre frère... Vous entendez, camarades! L’enfer nous envoie son aide... A l’œuvre!
LA FOULE
A 1 œuvre ! a 1 œuvre ! (Elle veut se ruer sur la machine, tandis que Guillaume défend toujours de son corps Hélène et Gaspard. Mais la tempête redouble, tout est blanc de neige, un fracas terrible d'avalanche retentit. Et, brusquement, Véronique apparaît, hagarde, échevelée, apportant avec elle l’effroyable hiver.)