ACTE I. — SCENE IV. i
Il a raison peut-être et peut-être il a tort.
Sa loyauté n*est pas en jeu, ni sa droiture;
Il nous a peint les faits tels qu'il se les figure ;
C'est à nous d'aller voir s'il les a bien décrits.
Nous ne jugerons bien de Paris qu'à Paris.
Sa révolte est peut-être une émeute exécrable,
Indigne qu'on la serve et qu'il faut qu'on accable ;
Mais c'est peut-être aussi — nous le saurions là-bas —
Un de ces changements qui sauvent les États,
Où la justice même a les dehprs du crimç :
Rien n'est pris sans assauts, pas d'assauts sans victime .
La Fluinlrc et. l'Italie ont eu de ces réveils.
Du reste, »cs avis ne sont pas des conseils;
Et quoi que vous puissiez vouloir, mon capitaine,
Soumission entière,. obéissance pleine.
ou GUESCLIN.
J'j compte, quoi^«e «u fond, l'avis soit hasardeux. A ton tour, Olivier.
DE M.VUNY.
Tu le veux?
4o MESSIRE DU GUESCLIN.
Je le veux.
DE MAUNT.
Aussi moi, je promets entière obéissance;
Mais j'entends, aussi moi, parler comme je pense.
Demander un avis, ce n*est pas le dicter.
DE MAUNY
Voici le mien tel quel, dussé-jc t'irriter.
La trêve expirera dans quatre mois à peine ;
La guerre avec l'Anglais est fatale et prochaine,
C'est par nous qu'il commence et chez nous qu'il descend ;
Pourquoi courir au loin prodiguer notre sangp
Réservons ce trésor pour notre territoire.
JEAN GOYON
La victoire toujours engendre la victoire ;
Soyons vainqueurs là-bas, nous le serons chez nous.
DE MA UN Y
Les combats même heureux ont de longs contre-coups. D'ailleurs faut- il tout dirc.»^