‹ Messire du Guesclin;Chapitre 46 sur 102 · ACTE II. SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈNE IV

DU 6UESCLIN.

La royauté n'est pas un parti.

DE GAOURS.

Rien de plus.

On appelle parti tous les pouvoirs déchus.

Un déclin passager n*est pas la déchéance.

DE GAOURS.

Qui sait comme un déclin finit quand il commence?

DU OUESCLIN.

Je Tenrayerai, moi.

DE GAOURS.

Mais même en Tenrayant, Qu'est-ce que vous pourrez tirer de ce néant? Regardez cette cour sans grandeur, sans noblesse, Ce tronc emprisonné dans cette forteresse, Ces fuyards de Poitiers encor tout interdits.

Et de l'autre coté, regardez ces bandits I

80 MESStRE DU GUESCLIN.

Écoutez-les Yomir la haine et la menace.

C'est à se demander où Marcel les ramasse, Et comment elle peut subir de tels vainqueurs La cité douloureuse en proie aux harangueurs! Et puis, je vous Fai dit et vous le dis encore, Ce qui perdra Marcel, ce qui le déshonore, C'est, lorsque son pays cherche à s*on délivrer. Son pacte avec l'Anglais.

Il peut le déchirer.

Et déchirera- t-il la honte qui l'enserre?

DE CAOURS

Moi je ménagerais ce puissant adversaire, Trouvant fort peu prudent de le pousser à bout.

Ces façons de Gascon ne sont pas de mon goût; D'ailleurs j'ai sur ce point ma règle et mon système. Votre Etienne Marcel fùl-il la vertu même.

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