M R B D B L \ I RANCI
de carabiniers qui enfoncèrent lei armé continentales, ne lait guère parler d'elle
encore, sur le terrain cl 1 1 rugby, ne fournissant plus ces géants qu'admirait Heine vers 1840.
Dans ce temps-là, la guerre moderne accomplissait déjà contre la race français . son abominable et mortel travail de sélection à rebours.
Il est temps de dissocier définitivement ces notions autrefois complémentaires et désormais ennemies de guerre et de sélection.
La guerre moderne (qui n'a de commun que le nom avec la fonction que les hommes ont exercée pendant des cycles de siècles), était déjà au temps de Napoléon et même avant, enfin depuis l'emploi de la poudre, première grave atteinte portée par les pratiques industrielles aux institutions fondamentales de l'Humanité, une simple machine à détruire les corps les plus robustes. En sorte qu'on a vu, plus lentement de 1792 à 1815, plus rapidement de 1914 à 1918, un carnage systématique
des générations de mâles, en commençant par les demi-dieux et en finissant par les nabots. En comparaison de ces entreprises si aveugles, si absurdes, ou si démoniaques, les vengeances des Dieux sont des enfantillages, par exemple de Jéhovah qui, en poursuivant les ennemis de son peuple à coups de cailloux, en tuait dix mille.
Voilà où je veux en venir : en dépit de toutes les atteintes : guerre, alcools, drogues, onanisme, il y avait des Français qui restaient intacts.
J'ai été convaincu de cette évidence sur les terrains de football d'après-guerre, beaucoup mieux que sur les champs de bataille.
Car, entre 1914 et 1918, tandis que les Français manifestaient leur invincibilité individuelle, je ne pouvais voir dans leuis prouesses que la perfection d'un acte dernier, les gestes raffinés d'un beau déclin. C'est qu'étaient présents à mes yeux les dessous terribles de leur victoire : ces