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la matière et nous ne pouvons vivre que dans L'organisation savante des esprits animaux entreliés aux facultés de l'âme.
Cette loi édicté que L'homme aura la
volonté de multiplier ou bien qu'il ne pourra se maintenir à l'étiage, mais que promptement il diminuera comme s'il y avait en lui la détermination de s'anéantir. Cette loi est a promesse même faite à notre espèce, notre pacte d'alliance avec les forces du monde, la souche patriarcale de l'empire humain.
Cette loi est dressée contre nous, Français. Nous l'avons enfreinte, nous sommes coupables, nous avons péché. Et contre quoi peut-on pécher, si ce n'est contre l'humanité, contre soi-même? Nous avons été punis dans nos biens et dans nos personnes.
Les peuples sont des êtres homogènes, libres, responsables. Leur destinée est semblable à celle des individus. Ils relèvent de la même justice qui reste immuable comme semble l'être le génie de l'espèce.
Cette justice, dans Homère, les Védas ou la Bible, est fruste, ponctuelle.
La France a commis un crime. Elle le paye selon cette règle permanente qui somme toute est celle du talion.
« Tu as étouffé un fils dans ton lit, tu perdras l'autre à la guerre. »
Mais elle ne comprend pas. Elle a perdu le sens, et après elle, tous les peuples contemporains, des nécessités primordiales, des éléments de la grandeur.
La France n'a plus fait d'enfants. Ce crime d'où découlent les insultes, les malheurs qu'elle a essuyés depuis cinquante ans, elle Ta mûri à la fin du xixe siècle et consommé au début du XXe siècle. Ce crime est connu de nous et des autres. Il y a longtemps que nous en parlons avec tranquillité, n'écoutant guère les mépris, les menaces ou les sévères avis qu'on nous prodigue.