RT — " — KT
«o étant le volume du mesureur correspondant à la température ambiante Tq. Si les deux capacités sont remplies sous la pression atmosphérique, on a P = P^, et alors
11 y a deux corrections à faire : la première relative à la dilatation de Tenveloppe, la deuxième à la différence entre P et P^ quand le vide a été fait au moyen de la trompe :
dT dP dY
En général, dP est voisin de i5 millimètres de mercure, ce qui donne
dV
De plus.
-— - = o,ooooi35 ( T' — Tq j , — ,- =: — 0,02 -f- o.ooooi35 { T' — Tq ) .
En calculant cette correction pour différentes températures, nous avons :
58 PYROMETRE A GAZ
Calculons maintenant Ferreiir qui résulte de rinccititude sur la position de la ligne de séparation de la partie chaude et de la partie froide ; c'est la seule qui subsiste d'ailleurs.
En admettant comme précédemment la limite supérieure de ,
I ooo '
rfT I
ce qui conduit à
T' I ooo
A tous les points de vue, cette méthode est donc supérieure aux autres.
Toute cette discussion des causes d'erreur dans la mesure des températures ne vise que la détermination même de la température du pyromètre employé. Mais cette température elle-même n'est pas l'objet réel des mesures ; ce n'est qu'un intermédiaire pour arriver à la connaissance de la température de certains autres corps supposés en équilibre de température avec le pyromètre. Or cet équilibre est extrêmement difficile à réaliser, et l'on n'a le plus souvent aucun moyen de s'assurer de l'exactitude avec laquelle il a été obtenu. Il y a là une nouvelle cause d'erreur très importante dans la mesure des températures , surtout des températures élevées pour lesquelles le rayonnement prend une importance considérable. Dans une enceinte dont la température n'est pas uniforme, ce qui est le cas de la plupart
RESUL TA TS EXPERIMESTA UX
des fours, il peut y avoir des écarts énormes de température entre des points voisins. On ne saurait signaler avec trop d'insistance cette cause d'erreur dont bien des expérimentateurs ne se sont pas sulïisamment préoccupés.
Résultats expérimentaux. — Nous étudierons main- [tenant les expériences faites par différents savants, et lous verrons dans quelle mesure les conditions de précision indiquées au cours de cet exposé ont été réali-
tsées.
Expériences de Pouillet. — Pouillet est le premier qui
ïse soit servi de thermomètre à air pour la mesure des températures élevées ; il a obtenu des nombres très bons pour Tépoque.
Son pyromètre était constitué par un réservoir en platine, de forme ovoïde , de 60 centimètres cubes de capacité, auquel était soudé à l'or un tube capillaire en platine de 25 centimètres de longueur ; à ce tube faisait suite un autre tube en argent de même longueur, aboutissant au manomètre. La réunion entre les tubes de platine et d'argent était faite à l'aide d'un manchon métallique (fig. 4)- L'espace nuisible avait ainsi un volume de 2 centimètres cubes.
Le manomètre était constitué par trois tubes de verre mastiqués à leur partie inférieure dans une garniture métallique : le premier tube servant de mesureur était divisé en centimètres cubes, le second constituait le
PYROMETRE A GAZ
manomètre proprement dit, le troisième servait au remplissage de Tappareil.
Un robinet, convenablement disposé, permettait de faire varier la quantité de mercure contenu dans l'appareil (fig. 5). Le principe de cet appareil est le même que celui du manomètre plus récent de Regnault ; ce dernier diffère du manomètre de Pouillet seulement par la suppression du troisième tube qui est remplacé par un flacon réuni au robinet de vidange par un caoutchouc.
Erreurs : i° D'après Pouillet, il élait impossible de faire de mesures jusqu'à 120"; il y avait discordance complète avec les indications du thermomètre à mercure ; il attribue ce désaccord à la condensation de l'air sur le platine.
Becquerel montra plus tard qu'il était dû à la présence de la vapeur d'eau dans l'air insuffisamment desséché.
2" Ne pouvant ainsi employer le point 100 pour la détermination du coefficient de dilatation de l'air, Pouillet a pris le nombre 0,00875, donné par Gay- Lussac, au lieu du nombre exact 0,00867. C'est la principale cause d'erreur de ses mesures ; le tableau suivant permettra de comparer les résultats, qu'il a obtenus pour la chaleur spécifique du platine, à ceux de M. Violle :
Pouillet (a :^ 0,00373).
— (qc = 0,00367).
ViolIc
lOO"
5oo°