‹ Mesures de quelques modifications physiologiques provoquées chez les Aliénés par l'Aliment ThérapeutiqueChapitre 10 sur 41 · RES: OU · texte numérisé non relu

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pas ainsi : pour avoir nombre égal de jours, il faut faire abstraction d’une ou plusieurs périodes soit à la fin soit au commencement de l'observation. Dès lors on peut toujours faire l’objection suivante : Cette malade vers la fin de son observation a eu une amélioration (je suppose).Cette amélioration: a commencé à se manifester dans une période de lever ; si, comme il est vraisemblable, elle continue à se faire sentir dans le coucher suivant, je ne puis admettre que sous prétexte de rigueur mathématique et d’égalité de périodes, vous veniez couper brusquement l’observation et fausser ainsi artificiellement la moyenne.

C’est pourquoi nous emploierons ces deux méthodes parallèlement, ne nous résolvant à conclure que dans le cas de leur concordance générale.

Il suffira que nous ayions une majorité de malades chez qui quelque symptôme varie nettement en fonction de l’alitement ou du non alitement pour conclure qu’il y a bien réellement une action. Dès lors, dans les cas moins favorables où cette action n’est plus évidente du tout au premier abord, il y a lieu de penser que cette action est contrariée sinon masquée par une force étrangère, par exemple l'évolution de la maladie.

Nous avons ainsi 7 résultats obtenus sur 7 cas d’èxcitation maniaque. Mais ce n’est pas tout, chacune de ces méthodes précédentes nous donne un résultat dontnous connaissons la valeur relative. Il s’agit maintenant de confronter chacune des malades, de façon à voir si au total, un effet peut-être affirmé dans un sens ou dans l’autre. Les trois méthodes interviennent de nouveau.

Pour la première, celle des variations sur les 20 premiers jours, rien de spécial. :

Mais pour les deux autres, une question se pose relative-

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ment à l'établissement d’une moyenne générale. Si pour l'établissement d'une moyenne individuelle on n’accorde à chaque chiffre qu’une valeur relative au nombre de jours qu'il représente, dévons-nous en faire autant ici, et accorder au chiffre d’une malade une importance plus où moins grande suivant que son observation a duré 100, 200 ou 300 jours ?

Dans le cas présent, la moyenne individuelle est établie sur un nombre de chiffres suffisamment respectable pour acquérir une sorte de valeur absolue, autant que cela se peut en physiologie.

Le conflit de 7 cas d’excitation maniaque pour établir un seul chiffre moyen a moins pour but de prolonger en quelque sorte l’expérience faite sur un seul que d’opposer ce qu’il peut y avoir de particulier dans la réaction physiologique de chacun.

Il y a tel individu qui retire des désagréments d’une thérapeutique dont tel autre fait son profit.

La moyenne individuelle devient donc le représentant d’un mode de réaction physiologique et il n’y a pas à tenir compte ici du nombre de jours de l’observation, mais à éliminer les moyennes qui seraient établies sur un nombre de jours insuffisamment grand.

Procédant ainsi, nous obtiendrons une moyenne générale en tenant compte de toute l'observation et une moyenne générale, n’utilisant qu'un nombre égal de périodes lever et coucher, constituées par des nombres de jours sensiblement égaux.

Enfin rassemblant en un chiffre moyen toutes les périodes d’égale durée chez toutes les malades, nous avons pu obtenir un tableau qui exprime l'influence de l’alitement sur l’agitation, le calme et le sommeil, suivant qu'il est employé plus ou moins longtemps.

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Voilà la méthode ; elle est une tentative de précision dans un domaine d’imprécision ; elle ne prétend nullement suppléer l’appréciation clinique ; mais elle est un tuteur vigi- Tant à la mémoire défaillante, un contrôleur rigoureux aux exagérations dans un sens ou dans un autre où est souvent poussé l'observateur.

Ce n’est pas à dire que la méthode soit parfaite, et bien que constater une cause d'erreur ne soit pas équivalent à la supprimer, 1l n’y en a pas moins avantage à prévoir que les chiffres d’agitation de la phase diurne des périodes levées doivent être considérés comme étant en général plus élevés que ceux indiqués ici.

Il faut admettre en effet, que le malade est surveillé moins étroitement quand il est levé que quand il est couché. L'homme n’est pas un aussi bon enregistreur de l'agitation que le thermomètre de la température.

Bien que l'infirmière affectée à ce service n’ait qu’un nombre très minime de malades à surveiller heure par heure, il est certain que son attention sera moins vivement affectée par les actes ou les paroles du malade qui vagabonde dans la cour (en la période d’été); comme, l’heure écoulée, elle marque « calme » toutes les fois que son attention n’a pas été attirée par quelque chose (qui est l'agitation) il est vraisemblable que la proportion d’agitation diurne dans la période levée, sera quelque peu au-dessous de la vérité.

Ceci ne ruine pas nos conclusions.

Comme d’après nos chiffres, l’agitation diurne de la période lever est en général un peu plus forte que celle du coucher ; la rectification ne fera qu’accentuer la différence dans une mesure qu'il est impossible d'évaluer exactement, mais qui en tout cas ne saurait être considérable.

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D'autre part, le même inconvénient n’existe plus dans la phase nocturne de la période lever. Si donc nos conclusions sont que le malade en période coucher est plus agité que le malade en période lever, c’est une conclusion qui reste du moins à l’abri de cette cause d'erreur systématique.

Ceci reconnu, nous n’en continuerons pas moins l’interprétation stricte de la méthode.

La parole est aux chiffres. £,

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