‹ Mesures de quelques modifications physiologiques provoquées chez les Aliénés par l'Aliment ThérapeutiqueChapitre 22 sur 41 · DATE · texte numérisé non relu

DATE

Agitation, Calme, Sommeil, COCHER AO Ed x 8730 3,263 0 PRE AR SE 76 6 (0 Dans l’alitement :

L’agitation diurne augmente de 2,736, 45,5 0/0. Le calme diurne diminue de 2,736, 45,6 0/0.

Et pour la nuit :

Agitalion, Calme. Sommeil.

COQUE PME Re UE LOTO 1 2047 h,475 DORE RE RU EX , 1 O00::. 6,333

Dans l’alitement :

L'agitement nocturne est augmentée de 2,912, 171,7 0/0. Le calme nocturne est diminué de 1,053, 26,3 0/0. Le sommeil nocturne est diminué de 1,860, 29,9 0/0. Si par l’alitement l'agitation diurne est augmentée d’une façon absolue, elle l’est encore moins que l'agitation noc-

turne.

A cela près qu'ici les différences sont excessives, nous sommes bien toujours dans le même sens qu'aux précédentes observations.

Pour avoir des périodes égales, nous n'avons ici qu’à supprimer les 4o jours de coucher qui terminent l'observation. Celle-ci se trouve réduite à 60 jours de coucher suivis de 60 jours de lever.

Nous obtenons ainsi pour la moyenne des 24 heures :

Agitation. Calme, Sommeil,

Se ee à dat I EE - 3.666 4,333 OR Re An Em O6 T 16 6,333

ON

Dans l’alitement :

L’agitation totale est augmentée de 8,334.

Le calme total est diminué de 6,334.

Le sommeil total est diminué de 2 h.

Ce qui donne pour la:

Période diurne.

Agitation Calme Sommeil Coucher et OR eo RD 12999 0 ET 40) MP AE AR PT ue 6 0

Période nocturne.

Agitation Calme Sommeil ConCHeT vs Te AN OT) 2990 h, 333:

Lever Liane SR Se OC A 6,333

Dans l’alitement :

L’agiltation diurne est augmentée de 4,667.

Le calme diurne est diminué de 4,667.

L’agitation nocturne est augmentée de 3,667.

Le calme nocturne est diminué de 1,667.

Le sommeil nocturne est diminué de 2 h.

Les chiffres sont plus forts, les résultats et les rapports

qu'ils ont entre eux sont sensiblement dans le même sens.

Observation IV.

Ra. — 62 ans domestique.

Ramenée de l’asile de St-Venant avec le certificat suivant :

2 juillet 1885. — Affaiblissement de l'intelligence et de la mémoire. = D: de LAMAESKIE.

22 avril 1893. — Démence avec agitation continue, hallucinations terrifiantes de la vue et de l’ouïe ; elle cherche à se mutiler, s’arrache les cheveux, crie à l’assassin, déchire, est malpropre..

22 octobre 1894. — Démence avec idées de persécution et hallucination. :

A été successivement blanchisseuse, puis couturière, puis domestique ; cen’est pas d'elle que l'on peut avoir des renseignementssur son histoire : quelque question qu’on lui adresse, elle marmonne inlassablement son délire.

A. H. — Père alcoolique, mort d'accident à 52 ans,

Mère morte à 57 ans avait « la maladie des grandeurs ».(?)

Un frère est diabétique.

Un oncle mort à 82 ans, démence sénile,

3 sœurs: l’une rhumatisante, les autres bien portantes.

A. P. — Rougeole, en bas-âge.

Le développement de son intelligence a été tardif, en outre, elle semble n'avoir jamais atteint qu’un niveau fort médiocre.

Réglée à 14 ans, bien depuis.

A 15 ans, érysipèle de la face.

C'était une personne taciturne, de faible mémoire, crédule, travailleuse, économe, bonasse jusqu’à la sensiblerie,

Toujours sujette à la migraine et aux vomissements, elle souffre de digestions difficiles et de fréquents cauchemars, et a toujours été renvoyée de ses places pour inmtelligence et maladresse,

ETS

Sa sœur rapporte qu’elle dut subir dans sa jeunesse, des traumatismes crâniens répétés, persécutée qu’elle fut à cause de sa niaiserie et de la lourdeur de sa personne.

A 30 ans, attaque de rhumatisme articulaire aigu qui dure pendant 3 mois.

A 48 ans, ménopause. Son embompoint fait alors place à de: l'amaigrissement, en même temps qu'apparaissent les troubles mentaux ; elle est devenue paresseuse et lourde, n’avait plus aucune idée, mettait des allumettes en guise d’épingles à cheveux.

Jamais elle n’a eu d’attaque de paralysie.

Mais elle avait une certaine difficulté de la parole. Elle n'a jamais fait de tentative de suicide, mais elle refusait de manger, croyant avoir commis des fautes, et quand on venait à la contrarier, elle se frappait elle-même sur la tète. Elle a eu à ce moment des hallucinations de l’ouïe (ça sonnait dans mes oreilles et ça parlait tout seul).

Depuis qu’elle est ici, elle ressasse les rudiments informes d’un délire de persécution entretenu par de continuelles hallucinations.

‘« Tout le monde l’a mise toute nue, on l’a attachée, sa mère l’a battue, l’a frappée d’un couteau, on lui a frappé la tête contre les murs, ce qui l’a rendue folle. Elle a des papiers dans une cassette; c'est M. R... qui lui a prise, il y avait 3.000 personnes, on l’a enivrée, on a crié : à l’assassin !

« Je ne sais pas si François R.... sabotier à Coulommiers, était mon père, Je n’ai jamais entendu parler d'autre, C’est Mme Charlotte Quit qui m'a fourré un tuyau dans l'oreille, depuis ce temps ça me bourdonne dans les oreilles; elles m'ont rendue idiote, imbécile, je n’y comprends rien du tout... »

Quotidiennement, elle répète les mêmes choses, et par accès, se frappe la tête contre les barreaux du lit, en réaction à ses hallucinations. On a du lui donner un lit spécial.

C'est donc une démente avec une excitation maniaque qui, depuis 1885 ressasse inlassablement une agitation monotone et bête.

Son observation heure par heure débute 14 ans après l'installation de la maladie et s’étend sur 278 jours, sans

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