VV2 + 4-2 »* X
Si Ton mesure l'intensité Icrr du courant à l'aide d'un électrodynamomètre et la différence du potentiel V0rr aux bornes de la bobine par le moyen d'un voltmètre spécial ou d'un électromètre, on a
y/H + 4rf n* X* = ^ d'où
2r.n \ l'ott /
On peut aussi mettre, à la suite de la bobine essayée, une résistance connue R sans réactance et déterminer la différence de potentiel V'efr aux bornes de celle-ci. On a alors
y/r2 + 4*» n' X* yrff R -~ Vert'
d'où
2r.n \ V 3cff /
Cette dernière disposition, comme la méthode de Lord Rayleigh, ramène la mesure de la self-induction à la comparaison avec une résistance.
Le conducteur sans réactance peut être constitué par un bain salin, les électrodes étant en même métal que celui du sel, ou par des lampes à incandescence. On obtient le maximum de précision et l'on atténue les erreurs de graduation en réglant le conducteur sans réactance de manière à obtenir les mêmes différences de potentiel, Verr — V'crf , et en cherchant à réaliser les déviations les plus grandes possibles. Mais avec les grandes impédances , ces conditions entraînent à des résistances sans réactance considérables.
La méthode de M. Joubert est la plus employée par les praticiens pour déterminer la self-induction des grands électro-aimants. On l'applique à ceux-ci en utilisant des alternateurs dont la courbe de
courant se rapproche autant que possible de la forme sinusoïdale. Il va sans dire que, dans ce cas, le résultat ne donne qu'une valeur moyenne et assez grossière de la self-induction qui , pour un électroaimant traversé par un courant périodique de grande intensité, est essentiellement variable. On adopte, pour effectuer la mesure, des courants dont l'intensité efficace est voisine de celle des courants de régime que l'électro-aimant doit supporter.
Comparaison d'une self - induction et d'une capacité. Méthodes de MM. Vaschy et de la Touanne, de M. Sumpner et de M. Kempe. — L'annulation des effets de la self-induction par ceux d'une capacité a conduit aux méthodes les plus employées dans les laboratoires et les plus commodes pour la mesure delà self-induction des bobines sans fer et des petits électro-aimants. Le principe de ces méthodes est le suivant. Un condensateur de capacité c, shunté par une résistance r' , se comporte dans un circuit parcouru par des courants variables comme une bobine de résistance r' et de self-induction — cr^.
Fig. i58.
Un ppnt de Wheatstone comprend trois branches sans réactance a, b, s. Dans la quatrième branche, on dispose la bobine r, dont on cherche la self-induction £, en série avec une résistance R sur une partie de laquelle est dérivée une capacité c. On commence par équilibrer les côtés du pont pour le régime permanent. On cherche ensuite l'équilibre dans le régime variable , en modifiant les points de raccordement du condensateur avec le conducteur R. Soit r' la résistance comprise entre les armatures lorsque le galvanomètre reste au repos, tant à l'ouverture qu'à la fermeture du circuit de la pile. On a alors
Z=zcr*;