LS
n étant le nombre de spires de la bobine témoin, le flux électrique induit par le retrait de celle-ci est
2fc>n a , .
-ÏT = K' (2)
si R désigne la résistance du circuit contenant le galvanomètre balistique.
En faisant varier le courant magnétisant i, mesuré à l'aide d'un ampèremètre, on peut déduire des équations (1) et (2) les valeurs de la perméabilité et de l'induction magnétique correspondant à diverses valeurs de la force magnétisante.
Les dérivations magnétiques, la reluctance des joints et celle de la masse de fer apportent dans les résultats des erreurs qui peuvent s'élever à 3o pour 100. En effet, comme la masse de fer est peu aimantée, la valeur de p' est faible et la reluctance du bloc n'est pas négligeable.
La séparation de Téprouvette en deux parties entraîne des manœuvres assez difficiles. M. Ewing a suggéré une modification de la méthode de M. Rowland, qui permet d'éviter l'accumulation des erreurs et qui s'applique à des éprouvettes en forme de barreau allongé , d'anneau ou de barreau court complété par une masse de fer. Nous considérerons ce dernier cas , qui permet de procéder
rapidement à l'essai des métaux destinés à la confection des carcasses des dynamos.
Dans la méthode de M. Rowland,on procède par accroissements progressifs de l'aimantation du barreau ; dans celle de M. Ewing, on revient, après chaque observation, au point d'aimantation initiale A, voisin de la saturation , après avoir fait parcourir au
Fig. 170.
barreau un cycle complet d'aimantation ; de la sorte, on ramène chaque fois l'éprouvette dans les mêmes conditions magnétiques. Il suffit de déterminer la courbe A B C D ; la courbe D E A est obtenue par symétrie, fig. 170.
Le courant magnétisant est fourni par une batterie d'accumulateurs B et estimé par un ampèremètre a, fig. 171. La variation du flux magnétique est mesurée par l'induction qu'elle détermine dans une bobine d! reliée à un galvanomètre balistique G. Celui-ci est gradué à l'aide du flux dû à un solénoïde très allongé fr, autour duquel est enroulée une petite bobine d, insérée dans le circuit du galvanomètre.
C| est un commutateur à deux directions permettant d'intervertir le sens du courant dans la bobine magnétisante b'\ rK est une résistance convenablement choisie ; r3 une résistance réglable pouvant
être mise en court-circuit par la clef c2. Dans l'état des connexions indiqué, le courant parcourt r4, a, cs et V. Appelons -f I«
Sk
■^WWIVWWWVA—
Fig. 171.
Tintensité de ce courant et supposons qu'elle soit capable de donner au barreau sa plus grande aimantation , correspondant au point A de la courbe du magnétisme, fig. 170. Ayant réglé la résistance r2 , on ouvre brusquement c2. Le courant diminue et Ton observe au galvanomètre balistique une élongation qui permet dé déterminer la diminution du flux magnétique. On revient alors à l'aimantation initiale A, après avoir fait parcourir au barreau un cycle complet; pour cela, on déplace le commutateur c{ à gauche, puis à droite après avoir refermé c3, de manière à donner au courant magnétisant les valeurs successives — Im et + I«n- En répétant ces opérations avec des valeurs croissantes de r2, on obtient les points delà partie AB de la courbe du magnétisme.
Afin de trouver les points de la partie BD de la courbe , on procède comme suit, après avoir interverti les connexions de la batterie et placé le commutateur c, dans la position indiquée en pointillé. On ouvre c2, de manière à introduire r2 en circuit au moment où Ton tourne le commutateur c{ à droifcç. On peut ainsi donner au courant magnétisant toutes les valeurs comprises entre o et — Im. Les élongations accusées par le galvanomètre balistique sont proportionnelles aux ordonnées de la courbe, comptées à partir d'une parallèle ap à Taxe des abscisses. On revient au point A en fermant c2 et en remettant ensuite ch dans sa première position.
L'axe des abscisses de la courbe peut être tracé lorsqu'on à déterminé les points symétriques A et D.
M. Ewing a remarqué qu'on dresse des courbes très régulières, particulièrement pour les valeurs faibles de l'aimantation, lorsqu'on commence par faire parcourir plusieurs cycles au barreau , en manœuvrant ch de manière à obtenir des courants + In et — Im.
Fig. 172.
Pour éviter l'erreur due à la reluctance de la culasse, M. Ewing a adopté la disposition suivante, fig. 172. Les éprouvettes, au nombre de deux, sont réunies par des masses de fer dont la reluctance est&' pour une induction &'. On a, pour un écartement / des armatures et des bobines magnétisantes données,