SUR LES ESSAIS DES MACHINES SLECTKIQUES
■jtie:
ques dus aux frottements propres des machines et à la ventilation occasionnée par le déplacement des parties mobiles de celles-ci. Il est cependant des cas, tels que celui des moteurs de tramway, où les engrenages sont inclus dans le rendement.
Les pertes par frottements et par ventilation sont habituellement regardées comme indépendantes de la charge, afin de simplifier l'estimation du rendement. C'est pour une raison semblable qu'on ne comprend pas ces pertes dans le rendement d'un générateur monté sur l'arbre même du moteur qui l'cntraine.
Lorsqu'une machine comporte un appareil auxiliaire, une excitatrice par exemple, la puissance perdue dans cette dernière n'est pas imputée à la machine principale, mais à l'ensemble de celle-ci et de l'excitatrice. Le rendement de l'ensemble doit alors être distingué du rendement de la machine proprement dite.
Le rendement peut être obtenu en mesurant séparément loutes les pertes et en ajoutant ou en soustrayant ensuite leur somme suivant qu'il s'agit d'une puissance déliitée ou d'une puissance absorbée. Normalement, les pertes doivent être déterminées à la température de régime ou ramenées à cette
mpérature.
Échauffement. — En service régulier, la température d'un appareil électri(iue ne doit jamais attein<lre une valeur pouvant amener la détérioration des matières isolantes. I La façon la plus exacte d'évaluer l'élévation de la température moyenne des conducteurs en cuivre consiste à noter l'augmentation de leur résistance électrique pour appliquer la formule
d'où l'on tire
R,. - R, Rt
Si l'on veut connaître la température maxima atteinte par le fil d'un électro-aimant, on enfouit des couples thermo-clectrià différents endroits dans l'enroulement. La plus haute
température se manifeste onlinairement en un point plus rapproché du noyau que de la surface extérieure de la bobine.
Les résultats ainsi trouvés sont sensiblement plus gran que ceux auxquels conduit un thermomètre mis en contai avec les parties accessibles. Lorsqu'on utilise ce dernier instn ment pour prendre la température d'une surface échauffé on l'applique sur celle-ci en protégeant le réservoir par tampon de coton contre le rayonnement. On choisit de pré^ férence un thermomètre à petite capacité mercurielle, ali: d'obtenir plus rapidement l'équilibre de température, et l'i en garnit le réservoir de papier d'étain, pour rendre le contact plus parfait.
\'oici, à titre de comparaison, des chiffres relevés sur un électro-aimant de machine :
température extérieure au contact d'un thermomètre . 4S'» » moyenne déduite de la résistance . . 72"
>< intérieure maxima indiquée par un couple jf
Les élévations de tcmpéritture renseignées supposent hab; tuellement cjue la température de la salle d'expérience n dépassait pas 35" C, que la pression atmosphérique cocre; pondait à 760 mm de mercure et que les conditions de ventilation étaient normales. Les appareils essayés ne peuvent ni être mis dans un courant d'air, ni être enfermés, à moins de stipulations contraires, mais leurs enveloppes et couvercles ili service doivent être en place.
Le thermomètre mesurant la température de la salle sera soustrait aux radiations calorificjucs des corps chauds et tenu à Faiiri des courants d'air. On le suspend généralement à" hauteur de l'axe de la machine examinée et à une distance 1 m (If celle-ci. On note la moyenne de ses indications pen le dernier quart d'heure de l'essai d'échauffement.
Le fonctionnement de l'appareil contrôlé doit être prolonge jusqu'à ce que sa température soit devenue praticiuement constante. Une durée de 6 à iS heures est nécessaire suivant le volume et la construction de l'appareil. On peut toutefoi abréger l'expérience en faisant fonctionner celui-ci pend.ant un certain temps en surcharge, pour revenir ensuite au régime normal maintenu jusqu'à l'obtention d'une température inva-
ict \