RAS TES
dant, amplement rassasiant, on peut espérer restreindre de la sorte, mieux que par une surveillance impossible, les dérogations au régime. A l'hôpital, en effet, les suppléments alimentaires occultes, suite des visites familiales, à la demande même des malades, sont la conséquence d'une nourriture déficiente, pondéralement ou par surabondance des déchets, par manque de soins dans les préparations culinaires ou par menotonie dans les menus.
En fait, avec le régime alimentaire détaillé ci-après, pour tous les bacillaires choisis, la tolérance digestive à duré le temps des études calciuriques.
C. — Menu journalier constant de suralimentation mixte hypercarné et hypocalcique, pour un bacillaire apyrétique, eupeptique, de taille moyenne (1 m. 70), en période d'amaigrissement, au repos relatif.
Les calories dégagées par la combustion de un gramme de chacun des trois aliments fondamentaux sont, en chiffres ronds, albumines — 4 calories; graisses = 9 calories; hydrates de carbone — 4 calories (1).
Pour l’homme adulte, normal, à travail modéré, par kilogramme corporel et 24 heures, la ration moyenne d'entretien harmonieux est constituée par :
1'gramme d'albuMmInes "MN, — À calories.
lgrammenderénaisses NN Lee + Ÿ —
5 grammes d’hydrates de carbone. . . . — 20 — Tottl Mar eNe 33 calories.
À l’adulte bien portant, de taille moyenne {1 m. 70), de poids normal (70 kilogrammes), il faut donc fournir quotidiennement 33 X 70 — 2.310 calories. Ces calories seront fournies par l'ingestion de :
10 gr. d'albumine + 70 gr. de graisses + 350 gr. d’hydrates de carbone (5 X 70).
(1) En réalité : 1 gramme d'albumines — 4 cal, 8 (brûlées à l’état d’urée); 1 gramme de graisses — 9 cal, 4; l gramme d’hydrates de carbone — 4 cal. 2. Ces chiffres de calôfimétrie in vitro sont trop élevés pour l'application in vivo. Le coefficient d'absorption intestinale en effet est inférieur à l'unité et les combustions internes ne sont pas quantitativement complètes (Courmonr er RocxaIx, loc. cit., p. 218). D'où la légitimité des
chiffres grossièrement arrondis ci-dessus. Le terme « albumines » ici employé est synonyme de « matières azotées ».
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Pour l'adulte bacillaire, au repos relatif, en période d’amaigrissement, l'expérience a montré que, pour être bien tolérée, la ration de suralimentation ne doit pas surpasser la ration normale de plus d'un tiers. Par kilogramme corporel :et 24 heures, elle sera donc au maximum égale à (33+ 11)— 44 calories. — Pour constituer la suralimentation tolérable, hypercarné et hypocalcique, adoptons, par kilogramme corporel et 24 heures (1) :
2 grammes d’albumines. . . . . . — Si\calories:
1er. corde Anais eme en sie 199 —
5 gr. 4 d'hydrates de carbone. . . = ALT — Motalensrer 43,1 calories
(chiffre classique moyen).
Donc pour suralimenter un bacillaire, de taille moyenne, en période d’amaigrissement, il faudra lui fournir journellement (43,1 X 70) = 3.017 calories, c'est-à-dire lui faire ingérer (2):
Albumines —? X 70 — 140 gr.; graisses — 1,5 X 70 — 105 gr.; k hydrales de carbone —5,4 X 70 == 378 gr. x
Calcul de la valeur énergétique de la ration alimentaire quotidienne (3).
Le tableau ci-dessous montre les concordances satisfaisantes entre les divers éléments des rations de suralimentation désirée et réalisée :
RATION ALIMENTAIRE Free HYDRATES DE QUOTIDIENNE : OEUMNR CARBONE
CALORIES grammes. grammes, grammes.
Pour adulte, 140 105 378 taille moyenne. ae 135 7 GRR
{ dé irée . 2 1,50 5,40 Par kilo corporel. |
réalisée, 1,9 1,28 5,40.
(1) Le maximum dalbumines, à ne pas dépasser sans danger, est de 2 grammes par kilogramme et par jour, d'après MaureL (Docteur RATHERY, loc. cit., p. 460).
(2) La ration moyenne de suralimentation, d'après A. GAUTIER, est de 3.150 calories par 24 ue c'est-à-dire 45 calories par kilogramme et par jour (Uocteur RATHERY, loc. cit., p. 436).
(3) Compositions alimentaires et « calories utilisables » d’après ALQUIER (Docteur RATHERY, loc. cit., p. 568). Quelques chitifres seulement, d’après A. GAUTIER (Loc. cit.) ou d'après MarriNer (loc. cit.) Voir page précédente. :
À titre de comparaison, voici les divers éléments de la ration de suralimentation d’abord préconisée par A. Gaurier (loc. cit, P. 645). Son application en montra les dangers, fixant ainsi des maxima à ne pas atleindre :
RATION PAR 24 HEURES ALBUMINES GRMSS ES | DRATES RARES TE ; GRAISSES CRÉDONT CALORIES
mm
grammes, grammes, grammes,
e Pour adulte, de taille nor-
En définitive, la ration journalière, pour homme moyen, au repos relatif, détaillée ci-dessus, qualitativement et quantitativement, est bien une ration de suralimentation (2.867 salories par 24 heures, au lieu des 2.310 calories de la ration normale). Cette ration n'est ni excessive, ni dangereuse (41 calories par kilogramme corporel, la limite dangereuse étant 50 calories). Pour ces deux raisons, celle ration est utiiement et sans danger applicable.
Nature et quantités des aliments de chaque jour, pendant toute la durée des études calciuriques.
Lait de vache : un quart de litre (à mesurer et ingérer exactement, car aliment calcique); 3 gros morceaux de sucre (80 au kilo); 3 cuillers à soupe d'infusion forte de café noir; 1 jaune d'œuf bien frais; pain blanc ordinaire : 290 grammes (très cuit ou grillé); beurre frais : 30 grammes (10 grammes à chacun des 3 repas); ? sardines à l'huile (la chair seulement).
Viandes (dégraissées, sans déchets) : 400 grammes dont