‹ Métamorphoses moeurs et instincts des insectes (insectes, myriapodes, arachnides, crustacés)Chapitre 16 sur 102 · LES ORGANES DU MOUVEMENT DES INSECTES. C · texte numérisé non relu

LES ORGANES DU MOUVEMENT DES INSECTES. C

piôce qui apparnît au centre, est la pièce sternale. Très-nulimeutaire encore, elle prendra un grand développement chez l'adulte. Sur les cotés de l'arceau inlérieur existe la pièce désignée par Audouin sous le nom d'epislernum, à raison de sa situation au-dessus de la pièce sternale, ou le slermim proprement dit. Très-séparées souvent de cette dernière pièce chez les larves, les deux pièces sont toujours en connexion intime chez les adultes.

Dans les Insectes adultes pourvus d'ailes, le mésothorax et le métathorax, qui ont pris de grandes dimensions relativement aux autres anneaux du corps, sont souvent tellement soudés l'un à l'autre, que leur désunion est impossihle. Le mésothorax, qui supporte les ailes de la première paire, a presque toujours un développement supérieur à celui du métathorax ; aussi, dans cet anneau, les différentes parties sont en général plus apparentes que dans le suivant.

La pièce dorsale, que nous avons vue simple chez les larves, présente ici quatre divisions transversales marquées par des saillies ou des dépressions. Notre figure du Calosome sycophante permet de les distinguer. Ces pièces, intimement réunies, ont reçu de Victor Audouin les noms de prescutum, de sculum ou écu, de sculellum ou écusson, et de poslscutellum.

La première, toujours très-riidimentaire, est une petite lame dirigée verticalement au bord de l'anneau et demeurant à l'état membraneux chez une foule d'Insectes. La seconde, qui supporte les ailes, est la plus vaste. L'écusson, souvent très-réduit, est dans beaucoup d'espèces, notamment les Coléoptères, les Hémiptères, une pièce qui s'avance entre les élytres. La dernière pièce, quelquefois cachée dans l'intérieur de l'anneau, souvent réduite à une sorte de bourrelet en arrière de l'écusson, concourt à former l'articulation des ailes.

Le sternum est simple et plus ou moins grand, suivant les types ; l'episternum lui est intimement uni, et, dans la plupart

(les cas, le sternum et l'episternum, aussi bien que les épimères, sont soudés au point de ne plus laisser voir la trace de leur union.

Deux petites pièces latérales, dépendantes du mésothorax, sont très-apparentes chez certains Insectes, les Hyménoptères et surtout les Lépidoptères ; elles s'avancent sur les ailes antérieures, formant des épaulettes, ainsi qii'on les désigne vulgairement. Dans la nomenclature de Victor Audouin, ce sont les paraplères.

Dans le métathorax, la lame dorsale antérieure est atrophiée ; l'écusson et le postécusson sont en général confondus et reçus dans une échancrure du scutum, qui conserve toujours une grande ampleur. Dans le prothorax, les pièces dorsales sont parfois indiquées, comme dans plusieui\s Orthoptères, par des sillons transversaux. Chez d'autres Insectes, on n'aperçoit que deux parties. On a supposé, dans ce cas, l'atrophie des deux pièces postérieures. Le plus souvent aucune division n'est apparente, et, en l'absence d'observations suffisantes sur le développement du système tégumentaire, il est impossible de déclarer avec certitude s'il y a fusion entre elles de parties primitivement distinctes, ou si, dès l'origine, il y a une formation simple.

Le mode de réunion des pièces du thorax mérite d'être connu. Ces pièces sont des lames plus ou moins épaisses, et une simple juxtaposition des bords n'offrirait qu'une solidité médiocre et ne fournirait pas à l'intérieur de surfaces convenables pour les attaches de tous les muscles. Une disposition très-simple, au contraire, donne la solidité et fournit les attaches nécessaires. Que l'on prenne deux cartes, avec l'intention de les souder l'une à l'autre par im de leurs bords : le moyen d'avoir le meilleur résultat sera de relever à chacune des deux cartes le bord qui doit être soudé, et de coller ensuite l'une à l'autre la portion relevée des deux cartes ; on aura alors une lame verticale qui maintiendra avec la plus grande solidité les surfaces horizontales.

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