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lies éiiK'i'iiudos, coinmt^ sil voulait niouln-i" ([iic l;i Ix'aiilt' des pierres les plus précieuses est uuc misère comparativeiuciit à sa propre beauté. Que l'on se ligure ses grandes ailes dun bleu éblouissant, traversées par luie bande jaunâtre à reflets métalliques d'un charmant contraste; le bleu passant au vert, et surtout au violet, offrant en un moment tous les effets imaginables, selon le jeu de la bimièi'e. fous les éblouissements qui défient la comparaison.
Les femelles de ces splendides Pai)illons sont en général beaucoup plus modestes, ce (jui no les empêche pas d'être encore extrêmement belles. Leurs ailes ont des tons jaunâtres, roussAtres, ({ui se mélangent avec quelques parties bleues. En dessous, elles ont à peu près les mêmes couleurs pâles, les dessins, les fâches ocellées des ailes des mâles.
.Nous en tenant aux affinités naturelles, nous passons saus ti'ansifiou des plus éclatants Papillons du monde aux plus sombres, les Satyres, les plébéiens de Linné. Le grand genre des Satyi'es, ou plutôt le groupe des Satyrites, a le monde pour patrie. En Europe, on rencontre ces Insectes dans toutes les localités, les champs découverts, les plaines arides, le bord des chemins, les bois couverts, les montagnes élevées, froides, neigeuses. Depuis le printemps jusqu'à la fin de l'automne, il est impossible de se trouver dans un endroit quelconque sans voir voltiger des Satyres aux ailes ternes, grises ou brunâtres. Ce sont les Lépidoptères des herbes les plus vulgaires, des herbes qui poussent en fous lieux. Leurs chenilles vivent sur les Graminées ; mais si communes qu'elles soient, on ne les voit jamais. 11 est besoin de l'art de l'entomologiste le plus exercé pour les découvrir : pendant le jour, elles se cachent au pied de la plante, dont elles ont les teintes vertes, et c'est seulement la nuit qu'elles voyagent un peu en rongeant les feuilles. Papillons de jour, chenilles de nuit; chenilles de jour. Papillons de nuit, tel est le contraste que nous offrent une foule de Lépidoptères,
Les chenilles des Satyrites ont toutes la même forme générale : un corps finement velu, atténué vers l'extrémité comme les Poissons, et le dernier anneau muni de deux petits crochets. Les chrysalides sont courtes, ramassées, sans aucune de ces saillies bizarres qui sont ordinaires aux chrysalides de beaucoup de Nymphalides.
Le grand genre Satyre des entomologistes d'il y a quarante ans a été bien subdivisé. On distingue maintenant les Argés, les Erébies, les Chionobas, les vrais Satyres, sans compter cinix qu'il est inutile de mentionner.
Les Argés sont aisément reconnaissables à leurs antennes minces à peine renflées vers le bout, et surtout à leurs ailes blanches variées de noir. Une seule espèce de ce type se trouve répandue dans les parties centrales et septentrionales de l'Europe. C'est le Demi-deuil (Ârge galalhea), fort commun au milieu de l'été, dans les taillis et à la lisière des bois. Sa coloration blanche et noire lui a valu son nom vulgaire, qui est tout à fait expressif. La chenille de ce Satyre- vit sur les plus humbles Graminées. Les autres Argés habitent l'Europe méridionale, l'Asie Mineure, le nord de l'Afrique.
Les Érébies [Erehia), ou les Satyres nègres des auteurs, sont les Satyres des montagnes. Ils abondent sur les Alpes, les Pyrénées, le Caucase, l'Himalaya, les montagnes Rocheuses, etc. Habitants des pays froids, ils se trouvent juscp'en Laponie. Ce sont de petits Papillons ayant des ailes noires ornées de taches ocellées fauves ou rougeàtres. Sur les plus hautes montagnes et dans les contrées les plus septentrionales de l'Europe et de l'Amérique, l'Islande, le cap Nord, la Sibérie, le Kamtchatka, vivent les Chionobas, ouïes Salyres hyperboréens. D'un fauve terne ou d'un gris jaune pâle, ces Papillons semblent avoir été teints par les brumes. Une seule espèce du genre (Chionobas aello) se montre sur nos Alpes.
Les vrais Satyres sont les habitants de nos plaines. Ayant un