‹ Métamorphoses moeurs et instincts des insectes (insectes, myriapodes, arachnides, crustacés)Chapitre 40 sur 102 · MÉTAMORPHOSES DU SATYRE DEMI-DEUIL · texte numérisé non relu

MÉTAMORPHOSES DU SATYRE DEMI-DEUIL

r.ES LÉPIDOPTÈRES. 199

vol l)as qui l'ossomhlc îi un saulillcineut, des tt'nit(^s Irislos, brunes, gi'iscs, ou d uno nuiinco fauve sans vivacité ; ils paraissent être, au milieu de la foide des espèces parées de belles couleurs, de véritables plébéiens, connue Linné en avait jugé. On les voit partout, depuis le commoncement jusipi'à la fin de la belle saison.

Les plus grands sont le Silène (Salyrus circe), ([ui est surtout répandu dans nos di'partemeuts méridionaux ; le Sylvandre {S. hermiotie), se posant habituellement sur les roches. Dans les localités arides et montagneuses, le Grand-Nègre-des-bois [S. phœdra), auc[uel ses ailes très-sombres, avec des taches ocellées, donnent une assez belle apparence. Parmi les espèces do taille moyenne, volent, dans les endroits arides et rocailleux, le Faune (S.faima) et V Agreste {S. semele). Les plus communs sont V Ariane d'ii^ngramelle (5. ?nœra) elle Satyre de Geoffroy {S. megœra), qui voltigent sur les chemins, et surtout le long des iruu-ailles; le Tircis (S. œgeria) et la Baccanlhe (S.dejanira), qui ludjitent les bois et se cachent dans les fourrés; le Myrlil (S.janira), qui aime les clairières, recherchant les fleurs des Ronces, de même que le Tristan (S. hyperanthus). Les plus petits, ayant généralement les ailes fauves, d'un ton uniforme, sont V Amaryllis {S. lilhonus), le Mélibée [S. hero), le Céphale {S. arcanius), le Procris (S. pamphilus), le plus petit et le plus abondant entre tous.

11 est des espèces de Satyrites de l'Amérique du Sud bien différentes des nôtres sous le rapport des contours et de la coloration des ailes. Les Hœtera du Brésil et de la Guyane ont les ailes festonnées et en partie transparentes. Leurs écailles, presque disséminées, deviennent très-grêles en certains endroits et finissent par être de simples petits poils ; la membrane alaire est irisée : de là de très-jolis effets de miroitage, des teintes mordorées qu'on n'observe pas ailleurs.

Les Érvcinides, troisième famille des Lépidoptères diurnes.

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poiuTaient, au premiei' abord, passer pour des réductions des espèces des deux familles précédentes, Papilionides et Nyraplialides. Véi'itables miniatures, parmi les Papillons de jour, elles sont aussi bien partagées que les grandes espèces sous le rapport des formes, sous le rapport de la variété, de la suavité du coloris. Pour les unes, les formes des espèces du genre Papillon semblent avoir été imitées ; pour les autres, les formes des Aym})hales.

Pour des yeux exercés, il est extrêmement facile de reconnaître à première vue une espèce quelconque de la nombreuse famille des Erycinides. Un port particulier, une physionomie spéciale, servent suffisamment à ceux qui ont étudié les collections. Les caractères qui distinguent ces Lépidoptères, soit de« Papilionides, soit des Nymphalides sont faibles en réalité. Les ])attes antérieures sont fréquemment impropres à la marche, comme chez les Nymphalides., mais il est ordinaire qu'elles atteignent le même développement que les autres chez les femelles. Dans tous les cas, les crochets des tarses sont extrêmement petits. Les antennes sont terminées en massue ovalaire. Les ]}alpes ont le dernier article nu presque dégarni d'écaillés.

A l'état de chenilles, les Erycinides sont vraiment remarquables. Leur corps est court, ramassé, large, avec une très-petite tête. C'est l'apparence des Cloportes, par conséquent un aspect très-diiférent de celui de toutes les autres chenilles. Pour se transformer, elles s'attachent exactement comme les Papilionides, au moyen d'une ceinture et par l'extrémité du corps. Les chrysalides sont courtes, massives, obtuses.

Les Erycinides ont très- ordinairement les ailes postérieures terminées par un prolongement caudiforme d'une longueur trèsvainable suivant les espèces. Aussi les anciens entomologistes api)elaient-ils ces jolis Papillons, les Petits-Porle-queue . Cette famille de Lépidoptères se partage d'une manière très-naturelle en deux groupes, les Lycénites et les Erycinites. Les premiers

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