‹ Métamorphoses moeurs et instincts des insectes (insectes, myriapodes, arachnides, crustacés)Chapitre 58 sur 102 · LI-:S HYMKNUPTKRES · texte numérisé non relu

LI-:S HYMKNUPTKRES

l'iiiliiiitlie est i>ltis iiyilf ("t ran'iiieiit il nuinque son coup. Après avoir été piquée, l'Alicillc s(! tor<l tlaus quelques convulsions.

LES MÉTAMORPHOSES DU l'UlLANTHE APiVÛRE [Philanllius triangulum, Fabr. ; Philanlhus apivorus, Latr.).

es individus transporleiU des Abeilles; dans une coupe du terrain on voit une loge occupée par le curps Abeille que vient d'apporter un Pliilanlhe, une autre logo où une larve drjà grosse a consommé en grande | sa provision, d'autres loges oii l'on remarque des coquos à parois transparentes, laissant voir les larves dan

cherche à frapper avec sou aiguillon, étend sa trompe, pour finir en un moment par tomber inerte. Le ravisseur, la prentint alors avec ses mandibules et entre ses pattes, s'envole avec son lourd

fai'dcciu. Eli aiiprochaiit de son nid, on lo voit parfois s'arrctor comme s'il s'inquiétait d'un danger possible, puis reprendre son essor et arriver à son trou avec le produit de sa chasse. Un œuf est déposé, il se met à murer l'entrée de sa galerie.

Fréquemment les Philanthes sont en grand nombi'e dans les mêmes lieux; plusieurs centaines d'individus travaillent simultanément, déployant une ardeur infatigable, sans se préoccuper en aucune façon les uns des autres. Leur hardiesse est incroyable, car souvent ils s'approchent des ruches et osent engager des combats, là où ils ont la chance de tomber victimes de leur audace. Le Philanthe apivore est-il le Crahro des anciens Romains, qui combat, selon l'expression du poëte, imparibus armis? Peutêtre, mais les naturalistes n'osei^aient l'afGrmcr.

La larve apivoi'e, d'une forme assez ramassée, n'offrant du reste aucune particularité qui mérite une description de notre part, a pris toute sa croissance lorsqu'elle a mangé son Abeille; elle se construit alors une coque soyeuse à pai'ois minces, presque transparentes, tout à fait transparentes, si l'on plonge la coque dans un liquide. Cette coque mérite bien une description qui n'a jamais été faite, c'est une véritable petite bouteille allongée, dont le fond est arrondi, le goulot bien prononcé, et paraissant cachetée avec do la cire noire. En voyant les coques des Philanthes, on penserait volontiers avoir sous les yeux des objets provenant du mobilier d'un homœopathe.

Les Crabronites se distinguent des précédents par leurs antennes renflées à l'extrémité et par leur abdomen sans étranglement. Les vrais Crabrons comme les Cercéris ont le corps noir, varié de jaune. L'un des plus grands, le Crabron à grosse tête [Crahro ceplialo(es), a été obsei^vé par M. Shuckard, creusant des cellules dans le ])ois pourri à l'aide de ses mandibules terminées en pointe bifide. La plupart des espèces de ce genre approvisionnent leurs nids avec des Diptères.

Les Cémones, petits Crabronites noirs aux mandibules tri-

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