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(lii<''[iL' Tatou, iiii nid aiialoi^iu" à coliii do la (iuôjjc cai'toiiiiièro ; mais i»uur lui allrilnior la cliariiiaiito constructiou (juo l'on pcul voir dans les galeries du Muséum et que nous représentons ici, lui peu diminuée, nous avons l'autorité d'un voyageur instruit, M. Mellinon, (pii rxplori- la Guyane française, et notamment la province de La Mana, depuis nombre d'années. M. Mellinon nous a appris que le nom de Tatou, en usage à Cayenne et ailleurs, venait d'une sorte de ressend>lance dans ras[iect du nid de la Guêpe avec la carapace d'un Tatou.
Pour Iciu' installation, les Guêpes Tatous commencent par faire choix d'une branche d'arbre droite, à peu près verticale, n'ayant que peu ou point de rameaux. Cette branche devient l'axe et le support du nid. Les rayons, composés d'un nombre d'alvéoles peu considérable, sont fixés chacun à la branche, au moyeu d'un ])édicule très-solide. Les rayons sont assez espacés les uns des autres, et dans le nid c[uc nous avons sous les yeux il y en a dix. Ce qui est la perfection de ce guêpier, plus encore que l'heureuse disposition des petits rayons, c'est la paroi. Que l'on se ligure une enveloppe simple, en forme de fuseau, consistant en un papier ligneux, comme gaufré, presque tuyauté transversalement, ayant ainsi l'apparence d'un tissu travaillé parla main d'un artiste. Que l'on ait à la pensée que ce papier, dont les fd)res sont disposées avec une étonnante régularité, est varié de bandes longitudinales, les unes d'un brun rouge, rappelant la teinte de certains bois d'acajou, les autres d'un ton pâle, comme le bois de chêne. Que l'on considère que cette enveloppe, rétrécie au sommet et à l'extrémité inférieure, est dans toute sa longueur fortement accolée des deux côtés sur la branche, à laquelle sont fixés les rayons n'offrant qu'une petite ouverture circulaire à l'extrémité inférieure. Que l'on examine à l'intérieur cette gracieuse construction, où l'on voit un espace considérable ménagé entre les pai'ois du nid et les rayons qui en sont indépendants, où l'on se plait à regai'der le demi-jour pénétrant au
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travers des parois et donnant un charme indéfinissable à cette jolie demeure, et l'on ne pourra s'empêcher de rester en admiration devant l'art inimaginable des petites Guêpes noires de la Guyane.
Nous n'avons pas vu construire cet édifice, et nous restons un peu embarrassé pour dire comment a lieu son accroissement. M. de Saussure, considérant les bandes longitudinales diversement colorées de l'enveloppe, pense que l'enveloppe a été tissée dans le sens indiqué par ces bandes. Dans cette hypothèse, le nid aurait été nécessairement construit du premier coup, tel que nous le possédons. Plus volontiers nous croyons qu'il s'est augmenté successivement de nouveaux rayons, et qu'à chaque accroissement, l'enveloppe a été taillée, puis allongée. Nous sommes confirmé dans cette idée par l'examen d'un nid trèsanalogue de la collection du Muséum, dont nous ne connaissons pas l'architecte. Celui-ci, formé d'un papier gris, est très-étroit et d'une longueur énorme, et encore a-t-il été brisé par le bas. Le nombre des rayous est très-considérable, et il paraît absolument improbable que tous aient été construits simultanément.