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(•iiti("'ir : individus jciiiics sans ailes, individus plus àg'és ayant des rudiments d'ailes, vi<Mix iiulividus ailés : les pères et les mères savent s'envoler. Les Forlicides n'ont aucune industrie, mais les femelles sont d'excellentes mères ; elles veillent sur leurs œufs, et si un danger les menace, comme dans le cas où la pierre qui les abritait a été enlevée, elles les transj)ortent ailleurs. Ces Insectes attaquent indifféremment l>eaucoui) de végétaux sur pied; mais le fait n'est pas douteux, ils se nourrissent volontiers de substances végétales ou animales eu décomi)Osition.
Ia^s Br.ATTiDES conq)tent, pour nous, au nombre des animaux les plus désagréables. Ils ne flattent point la vue; ils blessent l'odorat par leur odeur vraiment repoussante ; ils excitent l'antipatliie par les dégâts qu'ils occasionnent. D'une remarquable agilité, courant avec une étonnante rapidité, les Blattides ont dans leur aspect, dans leurs allures, quelque chose de très-particulier. Chez presque tous, le corps est large, plat, revêtu de téguments coriaces, mais d'une extrême flexibiHté; la tête en grande partie cachée sous le prothorax, les antennes longues et minces comme des fils; les pattes simples, avec les jambes garnies d'épines, les tarses formés de cinq aiiicles ; l'abdomen terminé par des fdets articulés. On voit peu de Blattes dans nos villes intérieures et dans nos campagnes, mais il en est autrement dans les ports de mer, dans les colonies ou même à bord des navires. Vulgairement on les nomme Kakerlacs ou Cancrelats, et quelquefois Ravcts, ou simplement Bêles noires. Ces Orthoptères, en effet. Insectes de la nuit, ont des couleurs ternes, sombres, grises, brunes, noires.
Les Blattides se dissimulent avec la plus grande facilité. A la faveur de l'aplatissement de leur corps et de l'élasticité de leurs téguments, ils s'introduisent par les fissures les plus étroites. Animaux omnivores, les Blattes s'attaquent à toutes les substances animales ou végétales desséchées; les denrées coloniales, les viandes conservées, les cuii's, tout leur est bon. Plusieurs Blattes
ainsi vivent dans les liabitations, dans les magasins où séjournent des marchandises, dans les navires; partout où elles se multiplient, elles deviennent un fléau. Fréquemment des comestibles que l'on transporte dans des caisses ou des barils, atteints par ces Insectes, sont alFreusement endommagés, quelquefois entièrement détruits. Les Blattes voyagent .ainsi avec la plus parfaite commodité, et plusieurs espèces se sont tellement acclimatées sur des points du globe tout à fait opposés, que l'on ne saurait dire aujourd'hui de quel pays sont originaires certaihes espèces. Celles-ci, il est vrai, sont devenues domestiques eu quelque sorte, car beaucoup de Blattides vivant dans les bois, se cachant sous les écorces et les feuilles mortes, ne sont pas cosmopolites.
Les Blattides ne pondent pas leurs œufs isolément comme tant d'autres Insectes; ils les renferment dans une capsule de consistance coriace. Ces Insectes sont pourvus d'un appai'eil glandidaire sérifique qui consiste en tubes nombreux, où se produit la matière destinée à former l'enveloppe des œufs. Cette capsule, qui affecte ordinairement la forme d'une fève ou d'un haricot, présente sur toute sa longueur une arête garnie de dentelures très-serrées. C'est le point par lequel a lieu la déhiscence au moment de l'éclosion des jeunes, car la capsule a deux valves partagées à l'intérieur en plusieurs compartiments contenant chacun un œuf. Les Blattes montrent une certaine sollicitude pour leur progéniture : on les voit porter leur coque ovigère appendue à l'extrémité de leur abdomen; on les a remarquées aidant leurs jeunes à sortir de la capsule ovigère et fendre cette enveloppe peut-être imparfaitement ramollie par la salive des nouveau-nés. Un auteur russe, Hummel, est souvent cité pour une observation très-attentive des soins qu'une des petites Blattes em'opéemies [lilalla germanica) donnait à ses larves sortant de l'œuf.
La famille des Blattides, très-nombreuse en espèces, a été partagée on une longue suite de geni'c^s par les uatui'alistes mo-
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(lonies. On jicul prendre comme type la Blatte américaine, ou