I.E PDCERON DU nOSIEB, MALE ET FEMELLE {Aphis Rosœ
des deux sexes. A cette époque, les femelles pondent et fixent leurs œufs sur les tiges. Au printemps, les jeunes éclosent, tous sont des femelles; dans l'espace de dix à douze jours, ces femelles ont pris tout leur accroissement, elles commencent à mettre au monde des petits vivants. Chacune produit en moyenne quatrevingt-dix Pucerons, à raison de trois, quatre, cinq, six ou sept par jour. Tous ces jeunes sont encore des femelles, qui deviennent habiles à la reproduction aussi rapidement que leur mère. Neuf, dix ou onze générations de Pucerons femelles se succèdent ainsi pendant le cours de la belle saison ; mais, lorsque s'abaisse la température aiitomnale, se trouvent des mâles et des femelles, femelles ovipares. Pour s'assurer de la faculté que possèdent les Pucerons vivipares de produire sans l'intervention d'aucun mâle, Bonnet
avait séquestré de jeunes individus dès leur naissance; ses expériences ont été poursuivies avec toutes les précautions imaginables, et cent fois répétées par divers naturalistes. On a vu avec quelle rapidité les Pucerons devenaient adultes, combien est grande la fécondité de ces Insectes. Un auteur a aisément calculé qu'un Puceron était la souche annuelle d'un quintillion d'individus. Il est donc aisé de comprendre l'extrême multiplication de ces Hémiptères sur une foule de plantes, où ils n'avaient pas d'abord été remaixjués. Tout récemment, MM. Balbiani et Signoret ont reconnu que certains Pucerons différant un peu dans leurs formes de ceux de leur type étaient des individus stériles. Par suite de quelle influence ces individus demeurent-ils stériles? On n'a pas réussi à le savoir mieux pour les Pucerons que pour les Truites, qui offrent des exemples analogues.
Les Pucerons (Aphis) demeurent en groupes sur les tiges ou les feuilles qu'ils affectionnent, amenant par leur succion le dépérissement du végétal. Il y a cependant à l'automne, lorsque les individus sont ailés, des émigrations.
Quelques espèces de la famille des Aphides, telles que le Pucei-on lanigère (genre Lachmis), qui est très-préjudiciable aux Pommiers, exsudent par tous les points de leur corps une matière cireuse qui les protège et tombe en flocons blancs d'aspect cotonneux. Certains Aphides, comme le Puceron à bourse (Aphis bursarius), vivent par groupes, enfermés dans des galles qu'ils déterminent sur divers végétaux.
La famille des Cocgides, étroitement liée à la précédente par ses affinités naturelles, est aussi des plus intéressantes. Tous ses représentants se distinguent aisément des Aphides : leurs tarses n'ont qu'un seul article ; les mâles seuls possèdent des ailes, et ils n'en ont qu'une seule paire. Une dégradation organique très-remarquable existe chez ces Hémiptères, surtout chez les femelles. Ces Insectes sont très-nuisibles à la végétation, mais plusieurs d'entre eux nous fournissent des matières précieuses
LRS H1':M1PTÈUES.
pour riiuluslrir, tlo inagni(i([uos matières tinctoriales, des cires susceptibles (l'être enii>loyées à divers usages.
Individus femelles.