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[•ark's vciics luiliirt'Ucs, et, aiissilni ImiilK-os, scrluinj^viit en jiu[ics.
I^a (V'plialémyio du Mouton [C ephnlcmyia Ovis), qui cause la terreur dans les troupeaux, vital 'état de larvedaus les sinus frontaux des Moutons. D'autres espèces, les 11 y[iodernies, pondent sur divers Uumiuants; uuiis c'est sous la j)eau de ces animaux ({ue se développent les larves, où elles déteriniuenl des tumeurs, connue l'I ly[)0dermedu lkvv\ï{Hyi)odermaB(wis),V\\y\màevmc l)iane(//. Di(i7ia) ([ui attaciuc les Chevreuils, et que M. Lucas a trouvé aussi sur des Daims pourchassés pardesKtourneaux cherchant les OEstres[)our les manger. En Amérique, des OEstrides du genre Cutérèhre ont été observés vivant, au moins accideutellcnicnt, sous la peau de l'Homme, par JMM. Iloulin, Goudot, etc. [Cvlerebro noxialis).
Les OiiNiTiioMvinEs, enfin, forment une petite famille des plus curieuses par les earactères, l'organisation, les mœurs. Ces Diptères ont nu sueiiir analogue à celui des Anopiures. des antennes
LE MÉLOI'HAGE DU MOUTON LEPTOTÈNE DU CEIU'
{ilehphagus Ovis). (Leplolœna Cervi).
d'un seul article, des ailes rudimentaires, ou même point d'ailes. Los Ornithomyides ne pondent pas d'oeufs. Un seul embryon à la fois se développe dans le corps de chaque femelle, et se trouve expulsé à l'état de pupe. Ces Insectes sucent le sang des Mammifères et des Oiseaux. L'Ilippobosque se trouve sur le Cheval (Hippobosca Equi), les Ornithomyies sur les Oiseaux. Ceux-ci ont des ailes étroites, ils peuvent se porter d'un animal à un autre. Le Leptotèue du Cerf [Leplolœna Cervi), le Mélophage du Mouton (Melophagus Ovis), Ji'en ont pas : ils vivent tout à fait en parasites.
LES ANOPLURES — LES THYSANURES
Voici les êtres les plus dégradés de la classe des Insectes, les êtres chez lesquels n'existent jamais les attributs les plus remarquables du type auquel ils appartiennent. Les espèces de ces deux ordres, les Anoplures et les Thysanurcs, sont toujours privées d'ailes ; elles deviennent adultes en demeurant dans la condition de larves. Par suite de cet arrêt de développement, l'appréciation rigoureuse de leurs affinités naturelles reste inceiiaine. Plusieurs auteurs ont été d'avis que des espèces groupées ensemble n'avaient de commun que leur imperfection organique, et qu'elles étaient les représentants inférieurs de divers types. Parmi les Anoplures, c'est-à-dire les parasites de l' Homme et des Animaux, les uns sont pourvus d'un appareil buccal qui rappelle celui des Orthoptères, les autres d'un suçoir dont toutes les parties sont intimement unies, qui a les plus grands rapports avec celui des Diptères de la famille des Ornithomyides. Les Anoplures ont des pattes d'égale dimension, avec les tarses terminés par des crochets diversement conformes, selon la
LES ANOPLUnES. — LES TllYSANURES. cm
iialui-e des animaux sur lesquels ils se fixent. De là cette possibililé (le discuter si les Auoplures appartiennent à des types essenliellenieut distincts, ou s'ils appartiennent à un même type général, modifié pour s'adapter à des conditions d'existence particulières. C'est de ce côté (pie nous croyons être la vérité, tout en reconnaissant cpic l'organisation interne de ces Insectes est loin encore d'être connue suffisamment dans tous ses détails, itour permettre une démonstration complète.
Pendant longtemps, les Anoplurcs n'eurent pas d'autre nom (pie celui de Parasites. Celui qui est adopté aujourd'hui, proposé il y a cinquante ans par Leach, fait allusion à l'absence de toute armure à l'extrémité du corps de ces animaux (a, privatif; onlov, arme ; ovpct, queue). Ces êtres qui répugnent, ofl'rant un intérêt par leur genre de vie et leur multiplication d'une incroyable rapidité, ont été l'objet d'une foule d'écrits. En 1 668, Francescolîedi a donné des descriptions et des figures d'un certain nombre d'espèces; en 1 812, M . H . Denny a publié une monographie des Anoplures de la Grande-Bretagne. Faut-il s'étonner que l'on ait fait de nombreux portraits de ces parasites, quand un médecin de MontpeUier, Amoreux, déclare, dans un livre sur les Insectes venimeux, publié en 1789, qu'un Pou est des-plus curieux à voir en peinture.
Dans cet ordre des Anoplures, il y a deux types très-tranchés, deux grandes divisions : l'une est celle des Poux, ou les Parasites à suçoir; l'autre, celle des Ricins, ou les Parasites à mandibules et à mâchoires libres. Les premiers s'attachent exclusivement aux Mammifères; les seconds sont les Poux des Oiseaux.
Les espèces à suçoir composent la famille des Pédigulides. Aux parasites de l' Homme a été réservé en particulier le nom générique de Poux (Pedtculm), Ces Insectes ont des pattes crochues, offrant à l'extrémité des jambes, au-dessus de l'articulation du tarse, une pelote servant à l'animal à prendre forte adhérence après les cheveux et les poils. Parmi ces Insectes, les mâles sont peu nombreux relativement aux femelles. Swammerdara, ayant trouvé des
660 LES MÉTAMUIU'MUSI'S DES INSECTES.
ovaires chez tous les individus qu'il avait observés, s'était persuadé que les Poux étaient hermaphrodites; mais Leeuweuhoek réussit à trouver les mâles. Uue femelle donne une cinquantaine d'œufs; le savant hollandais constata, par expérience, qu'au bout de deux mois, deux femelles avaient été la souche de 18 000 individus. Les œufs de ces parasites, connus sous le nom de lentes, sont fixés aux cheveux et aux poils. Eu uaissaut, les Poux sont presque adultes; peu de jours leur suffisent pour être en état de se reproduire. Selon toute apparence, la parthénogenèse s'étend très-loin chez ces Insectes.
Les Poux, proprement dits, ([ui s'attachent à l'espèce humaine
LE RICIiN DU l'YGARGUE {Philoplenis sukifi-ons).