‹ Métamorphoses moeurs et instincts des insectes (insectes, myriapodes, arachnides, crustacés)Chapitre 88 sur 102 · I.Ë POU DE LA TÊTE {PeUiciilus capitis · texte numérisé non relu

I.Ë POU DE LA TÊTE {PeUiciilus capitis

sont au nombre de trois : le Pou de lii tète {Pediculus capilis), qui s'accroche après les cheveux et se multiplie à foison sur les têtes malpropres; le Pou du corps (Pediculus veslmenli), qui pullule parmi les agglomérations d'hommes où l'on se dispense de soins hygiéniques ; et le Pou dos maladies [Pediculus tabescentium) , cause d'une hideuse affection connue sous le nom du pklhiriasis, deve.nue rare aujourd'hui, mais fréquente autrefois. N'assure-t-onpas qu'à cette horrible maladie succombèrent, dans l'antiquité, Hérode, le gouverneur de la Judée ; le poëte Alcman, dont la célébrité fut grande dans la Grèce; le maître de Pythagore, Phérécyde de Syrie; le dictateur Sylla; dans les temps plus rapprochés de nous, le roi des Espagnes et des Amériques, Philippe II? Les Singes sont très-fréquemment aft'ectés par des parasites, et

LES ANOPJ.UUKS. - LRS TIIYS.VNIHKS. (iCI

toutes les persnimosciui ont visitr dos niénagorics les oui vus taire la cliasse, soit sur (Mix-mrmcs. soit' sur leurs IVères, ci manger anssitùt le produit de leur cliassc. Ils niaiii;(Mil «pii les mangent; rien de plus juste, si l'on n'est pas dc'goùlé. On allirme que les At'rieaiiis et les Australiens n'agissent pas auti'emenl.

Les Anoplures à mâchoires libres, les Poux des Oiseaux, forment la famille des I'mii.oi'tkiudks. Il y en a d'une infinité d'espèees, car tous les Oiseaux peuvent être atteints par des parasites même de plusieurs espèces. Ces parasites entaillent les plumes pour les sucer; on comprend donc l'utilité de leurs niandihules tranchantes. En général, on a donné aux IMiiloptérides les noms des animaux sur les([uels ils vivent: ainsi, les Philopièresdela Pintade, du .Moineau, du Cygne, etc. (Philoplerns Numidœ, P. Frin- (/illœ, P. Cijgni).

Les ïiiYSANUKKs, comme les ])récédents , sont des Insectes de iK'tite (aille. <pii ne suhissent aucune métamorphose, de leur soi'tie

l'odura plumbea) .

de l'œuf à l'état adulte. Leur corps porte à son extrémité, soit un long appendice habituellement replié sous le ventre, soit de longs lilets plus ou moins ciliés qui rappellent beaucoup les filets des 1 "éphémères. L'appareil buccal des Thysanures, composé de pièces libres, mais faibles, affecte une ressemblance manifeste avec celui de certains Névroptères. Les Thysanures, et surtout les représentants d'une famille de cet ordre, ont des rapports frappants avec des Aévroplères, et en particulier avec les Éphémérides. Malgré

tout, quand on compai'e rigoureusement ces Insectes dans leur conformation, dans leurs habitudes, dans leurs conditions d'existence, il semble bien difficile de les associer.

Dans l'ordre des Thysanures, il y a deux types bien tranchés, c'est-à-dire deux familles : les Podurides et les Lépismides. Chez les premiers, l'abdomen porte un appendice fourchu propre au saut; chez les autres, de longs filets. Ces Insectes se nourrissent de détritus, de matières en décomposition, molles, plus ou moins fluides. Les Podurides, tous d'une très-petite dimension, 2, 3, 4 millimètres, se rencontrent sous les pierres, au miheu des mousses humides, sous les écorces, sous les feuilles tombées. Les Podures ont les articles des antennes à peu près égaux et le corps oblong; les Smynthurcs, les derniers articles des antennes très-petits etle corps massif. Les uns et les autres sautent avec une vigueur extrême au moyen de leur appendice caudal. Cette longue tige bifurquée repliée sous l'Insecte, étant fortement contractée, se redresse comme un ressort loi-sqne cesse la contraction, et l'animal est projeté en l'air à une hauteur considérable. Mécanisme simple, dont certains jouets d'enfants donnent une idée exacte.

Les Lépismides sont de plus grande taille et bien moins nombreux en espèces. On distingue les Lépismes, ayant de petits yeux et seulement trois filets à l'abdomen, et les Machiles, ayant de gros yeux et cinq fdets à l'abdomen. Tout le monde connaît le type du genre Lépisme, etle désigne sous le nom de petit Poisson d'argent: c'est le Lépisme du sucre (Lepisma saccharina). Il vit dans nos maisons. Sa forme rappelle de loin celle des Poissons, sou vêtement a le brillant du métal, et c'est bien un vêtement, car la couleur d'argent est due à la présence de petites écailles implantées dans le tégument. On assure qu'il est venu d'Amérique avec les caisses ou les ]>arils de cassonade. Peut-être; mais àcoupsilr, il ne mange pas notre sucre blanc, ce serait trop dur pour ses petites mandibules et ses faibles mâchoires.

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