I.OI'l'EMENT rjU IULE ÏEHItESTRE ( lulus terrestris
1 . L'embryon au moment de la rupture de l'œuf. — 2 et 3. Nouveau-né à la fin du prenîior jour. — ^. I.e jeune, à son neuvième jour. — 5. Au dix-septième jour. — G. Au dix-neuvième jour. — 7. Au vingtième jour. — 8. Au vingt-sixième jour. (Ces figures sont empruntées au mémoire de Newport.)
par de Geer. En 1823, un professeur de Fisc, M. Savi, poussa un peu plus loin les investigations; MM. Brandt, Waga, Gervais, firent de nouvelles observations sur le développement de ces animaux, et en 18 il Newport ajouta beaucoup à ce que l'on connaissait déjà sur ce sujet, par l'étude très-attentive d'une de nos espèces les plus communes.
Comme le remarcpie ce savant, tandis que, chez les Insectes
arrivant à leur état parfait, s'opère une soudure des anneaux, qui se traduit par une diminution apparente dans leur nombre, chez les Myriapodes, au contraire, le nombre des anneaux du corps ne cesse de s'accroître jusqu'à la fin du développement.
Dans le type observé par Newport (Iule), le jeune qui, au sortir de l'œuf, est recouvert d'une enveloppe, porte une attache à l'exlrémité de son corps : il a alors neuf anneaux distincts après la tête. L'accroissement de l'Animal marche rapidement, les anneaux se montrent bientôt avec plus de netteté, et l'on commence à apercevoir les premiei's vestiges des pattes. Les anneaux se multiplient, et à un moment l'animal a trois paires de pattes; il continue à s' allonger, -^ de nouveaux anneaux se dessinent, de nouvelles pattes se forment d'avant en arrière, comme les figures en donnent l'idée la plus exacte.
La classe des Myriapodes a été partagée en deux ordres : les Chilognathes, chez lesquels les pièces buccales sont assez faibles, les pattes courtes, attachées par double paire à chacun des anneaux du corps; et les Chilopodes, chez lesquels les pièces de la . bouche sont fortes, la seconde paire de mâchoires auxiliaires trèsdéveloppée, les pattes attachées par paire simple à chacun des anneaux du corps.
Les Chilognathes se cachent dans la terre humide, où ils vivent de substances végétales en décomposition ; quelques-uns attaquent aussi les jeunes pousses des plantes. La famille des Iulides est la plus importante de l'ordre. Les Iules sont au nombre des Myriapodes qui méritent le mieux le nom de Mille-pieds; ils n'eu ont jamais mille, il est vrai, mais parfois quelques centaines. Ces animaux, ayant le corps fort long et cylindrique, se contournent en spirale et s'échappent en glissant, car leur surface est lisse et luisante. Dans tous les champs, dans les jardins, dès qu'on remue un peu la terre, on découvre le Iule terrestre (lulus lerreslris), qui est d'un noir bleu, avec les boi'ds des anneaux jaunâtres. Dans l'Amérique du Sud, il existe des Iules très-sem-