‹ Métamorphoses mours et instincts des insectesChapitre 22 sur 61 · METAMORPHOSES DE LA ZERENE DES GROSEILLIERS · texte numérisé non relu

METAMORPHOSES DE LA ZERENE DES GROSEILLIERS

{Zcreue gromdaria).

étroites, avec do teintes yrises; un thorax très-velu, comme lai-

ikmin: des antennes pectinées dans les mâles; une apparence enfin qui rappelle beaucoup celle des Bombyx. Plusieurs de ces Phalènes ont aussi, comme certains Bombyx, des femelles don! les ailes sont à l'état rudimentaire. Le type de ce genre Phalène, restreint à des limites étroites, est la Phalène du Bouleau (Phalœna betularia). La chenille, une des plus grosses arpenleuses, de couleur verte ou brunâtre et couverte de petites verrues, vit sur les grands arbres des forêts, et particulièrement sur les Bouleaux, les Trembles, les Peupliers. Au mois de septembre, quand elle a acquis toute sa taille, elle descend dans la terre, s'y forme une loge ovalaire, et se transforme en chrysalide. Le Papillon éclôt au mois de mai ou de juin de l'année suivante ; son corps, ses ailes d'une teinte grise, presque blanche, sont parsemés d'une multitude de petites taches et d'atomes confus d'un gris sombre. Les plus grands individus de cette espèce ont une envergure île plus de 5 centimètres.

Sous le nom de Nyssies (Nyssia), on distingue des vraies Phalènes des espèces à antennes plumeuses chez les mâles, à thorax épais, revêtu de longs poils soyeux, dont les femelles ne portent que de petits moignons d'ailes tout fripés. Les Ilibernies, ainsi nommées à cause de leur apparition pendant les mois d'hiver, ont le corps moins robuste, les antennes finement pectinées, lesailes larges ; les femelles n'ont que des rudiments d'ailes, et quelques-unes même sont complètement aptères. L'ilibernie effeuillante (Hibernia defoliaria), aux ailes d'un jaune terne, avec de petites lignes et deux raies brunes, est commune dans les jardins comme dans les bois. Sa chenille vit indifféremment sur les arbres fruitiers et sur les arbres des forêts.

La dernière grande division de l'ordre des Lépidoptères que nous ayons à signaler est la famille des Pyralides. C'est la foule des petits Lépidoptères; aussi n'est-ce pas autrement que les désignent souvent les entomologistes : les Microtfpidoptères. Les Pyralides, répandues en nombre immense par le monde entier.

ont très -vivement excité l'intérêt des naturalistes modernes. Extrêmement variés sous le l'apport des formes typiques, ces Lépidoptères sont aussi des plus remarquables par la diversité de leurs habitudes. Malgré l'exiguïté de leur taille, ils peuvent compter parmi les mieux partagés sous le rapport des ornements, et ils comptent parmi les plus curieux sous le rapport des habitudes, des mœurs, des transformations. Cependant, malgré des différences notables entre les principaux types, il ne semblerait pas heureux de séparer nos Pyralides en plusieurs familles ; des types intermédiaires rapprochent ceux (pie l'on peut regarder comme les plus éloignés, comme les Pyralines ou Tôtdeuses, d'une part, et les Teignes ou Tinéines, d'autre part.

Dans leur ensemble, les Pyralides sont caractérisées par un corps assez frêle, des ailes amples, une trompe généralement bien développée, des palpes labiaux, toujours longs et souvent d'une très-grande dimension. Dans la première phase de leur existence, ces Insectes sont pourvus, comme la plupart des chenilles, de cinq paires de pattes membraneuses. Les chenilles des Pyralides n'ont jamais que des poils épars. D'une agilité sans égale parmi les chenilles, à cause de la grande flexibilité de leurs téguments, elles avancent ou reculent sans plus de difficulté. Fuyant la lumière, demeurant cachées, ayant à redouter des chutes qui les blesseraient, la nature leur a donné le moyen de se soustraire au danger. Pourvues de glandes soyeuses assez développées, ces chenilles laissent continuellement échapper des fds, et si un choc vient à les faire tomber, elles se trouvent suspendues, de façon à pouvoir remonter au moyen de la corde qu'elles ont fixée à l'instant même de leur chute.

Toutes les Pyralides sont d'une taille fort exiguë, c'est à peine si quelques-unes de leurs espèces atteignent l'envergure des petites Noctuelles. On sait combien tous ces petits Lépidoptères sont attirés par les lumières : le nom de Pyrale est tiré du mot grec qui signifie le feu.

Il y a deux types principaux parmi les Pyralides: les Pyrales ou Tordeuses, et les Teignes. Pendant longtemps les petites espèces, qui ont fourni à notre Réaumur le sujet de quelques-uns de ses plus intéressants mémoires, furent étudiées d'une manière assez superficielle : il y avait tant de difficultés à les recueillir sans les endommager, tant de difficultés à les préparer pour mettre en évidence tous leurs caractères; il fallait une telle patience pour les suivre dans leurs habitudes et dans leurs métamorphoses, qu'on les délaissait. Mais dès le moment où l'attention s'est portée de leur côté, un intérêt nouveau a saisi les amis de la nature; on ne s'imaginerait pas combien alors ces Insectes nul été recherchés. Le jour où l'on s'est mis à recueillir les Pyrales, et surtout les Teignes, à en faire des collections, à les décrire, à les représenter par le dessin, à observer leurs mœurs, l'engouement pour ces mignonnes créatures a gagné beaucoup d'entomologistes en Allemagne, en France, en Angleterre.

Dans cette nombreuse famille, nous distinguons d'abord une première tribu (Bolynœ), dans laquelle les naturalistes placent des types qui peut-être ne sont pas tous nuis par des affinités bien étroites. Chez tous ces Lépidoptères, néanmoins, les antennes, longues et minces, sont ciliées et quelquefois pectinées dans les mâles ; les palpes, de formes très-diversifiées, dépassent la tête; les ailes, plus ou moins larges, sont presque horizontales pendant le repos.

Des espèces de cette division présentent un peu l'aspect de certaines Noctuélides (groupe des Herminites). Les Hypènes ont les ailes de la première paire aiguës, les ailes de la seconde paire larges, la trompe courte, les palpes droits. Leurs chenilles, ayant nue extrême vivacité, sont remarquables par l'absence de la première paire de pattes membraneuses. Les deux espèces les plus communes du genre (Hypena proboscidalis et H. roslralis) vivent sur les Orties et le Houblon. Les Herminies ont des palpes recourbés au-dessus de la tète. Leurs chenilles sont

courtes et épaisses; elles iilent nue coque dans des feuilles repliées. L'Herminie barbue (Bermùiia barbalis) est commune dans ions nos bois.

De petits Lépidoptères de la même tribu (Aglossites) sont trèscurieux par le genre de vie de leurs larves. Les papillons ont des ailes luisantes, des palpes assez courts, une trompe toute rudimentaire; ou en voit fréquemment dans nos maisons. Les cbenilles, comme vernissées, à pattes membraneuses fort courtes, se nourrissent de matières animales ou de matières végétales desséchées; elles se transforment dans de petites coques soyeuses. L bopie de la farine (Âsopia farinalis), que chacun a remarquée parfois dans les appartements, est ce petit papillon aux ailes antérieures d'un brun vineux, avec toute la partie centrale teintée de fauve et de gris. Sa chenille, encore fort peu observée, parait vivre de débris de cuisine. L'Aglosse de la graisse (Àglossa pinguînalis), que l'on rencontre dans les mêmes lieux, a les premières ailes d'un fauve clair saupoudré de noir, traversées par des lignes ondulées noirâtres. Sa chenille, de couleur brune, avec la tète et des plaques écailleuses sur les anneaux thoraciques plus obscures, se nourrit de matières grasses, ce qui semble bien étrange pour une larve de Lépidoptère. Cette chenille s'enfonce dans la graisse, sans inconvénient, sans danger pour ses organes respiratoires; les stigmates sont recouverts par des plis de la peau qui les garantissent de toute atteinte. 11 est toujours admirable de voir par quels moyens simples la nature donne à certains êtres la possibilité de vivre dans des conditions spéciales.

Dans cette tribu de la famille des Pyralides, les Dotys constituent le grand genre, et avec diverses formes voisines un groupe particulier (Botytes). (les Lépidoptères ont une trompe longue, des ailes un peu lancéolées, brillantes, agréablement nuancées. Leurs chenilles, de forme allongée, sont d'une extrême vivacité; elles contournent les feuilles au moyen de quelques fils, de façon à pouvoir se cacher; leurs pattes, membraneuses, sont

construites pour marcher sur une surface unie, mais non pour grimper; elles ont une couronne d'épines entière. Sur les Orties, on remarque souvent des feuilles pliées; ces feuilles logent une chenille verte, qui recule avec vivacité en se voyant inquiétée, et qui se laisse choir en se suspendant à un fil : c'est le Botys de l'Ortie (Botys urtkalis). L'Insecte adulte est un joli petit papillon bien commun presque partout où il y a des Orties; ses ailes sont d'un blanc de nacre, avec deux rangées de taches noires : son abdomen est noir, avec l'extrémité jaune : de là le nom français attribué à l'espèce par Geoffroy, la Queue jaune. Une autre espèce fort commune dans les jardins est le Botys du Sureau (B. sambucalis).

Mais, de tous les Lépidoptères du groupe dont il est ici question, les plus extraordinaires par le genre de vie de leurs larves sont les Hydrocampes. 11 est aisé de comprendre la signification de leur nom, sans être un helléniste consommé : les Hydrocampes, cela signifie les Chenilles d'eau. Au premier abord on peut être surpris. Y a-t-il des Insectes qui semblent plus terrestres, plus aériens (pie les Lépidoptères? Se figure-t-on leurs chenilles, toutes si peu différentes les unes des autres d;u\> leur organisation, vivant, respirant dans l'eau? La vérité pourtant est qu'il y a des chenilles aquatiques. 11 est facile de les observer dans les mares et même dans les rivières où croissent les Nénuphars, les Potamogétons, les Lenticules, etc. Béauniur a fait les premières bonnes observations sur ces Insectes; de Geer, Lyonet, divers naturalistes modernes, en ont ajouté de nouvelles ; mais ce qui manque encore à leur sujet, c'est une étude complète de leur respiration. Les Hydrocampes ont des stigmates comme les autres chenilles ; on ne s'est pas rendu compte de la manière dont s'effectue leur occlusion. Ce qui est certain, c'est qu'elles portent toujours quelques filaments, que l'on prendrait volontiers pour des poils, dans lesquels pénètrent des trachées. Ces filaments sont des organes de respiration

aquatique analogues à ceux de certaines larves de Névroptères, comme les Phryganes. 11 est une espèce du groupe cependant {H. straliolalis), chez laquelle les filaments charnus, étant trèsdéveloppés, ont été reconnus par tous les observateurs comme des branchies. L'Hydrocampe du Potamot (Ilydrocampe polamogalis) est la plus commune dans notre pays. A l'état de chenille, elle vit sur le Potamot nageant, et s'enferme dans un fourreau mobile d'une construction fort simple. Elle coupe deux morceaux de feuilles à peu près égaux et de forme ovalaire, les réunit par leurs bords, les cousant en quelque sorte avec un peu de soie, et ne ménageant qu'une ouverture pour passer la tête et les premiers anneaux du corps. Assez fréquemment, cette chenille abandonne son habitation portative et va prendre une demeure fixe ; taillant un morceau de feuille, elle le fixe contre la face inférieure d'une autre feuille, et se tient blottie pendant plusieurs jours dans ce petit réduit. Cette chenille, se promenant parfois à la surface des Potamogétons, parait profiter de sa situation momentanée hors de l'eau pour faire entrer une provision d'air dans son fourreau. Quand est venu pour elle le moment de se transformer en chrysalide, elle attache son fourreau, en le fermant bien complètement, soit aux plantes, soit aux pierres du voisinage. Le papillon éclôt : sa ressemblance avec les Botys est frappante ; il a des ailes d'un blanc nacré, avec des parties brunes qui circonscrivent comme des taches les espaces blancs.

L'espèce dont les filaments respiratoires sont bien développés (H. straliolalis) ne construit pas de fourreau; elle se nourrit de différentes plantes aquatiques, la Stratiote, les Etoiles d'eau (Callitriche), etc. L'Hydrocampe de la Lenticule (H. lemnalis) mange les Lentilles d'eau, et se forme un fourreau avec de la soie et de petites feuilles.

Les Pyralines sont tous les Lépidoptères auxquels les anciens naturalistes ont donné le nom de Tordeuses, qui exprime l'habitude de la plupart des chenilles de cette tribu, de plier, de con-

tourner ou de tordre les feuilles pour se constituer un abri. Quelques espèces, il est vrai, ne plient pas les feuilles, mais les réunissent en paquets au moyen de leurs fils soyeux: d'autres vivent dans l'intérieur des fruits. Toutes ces chenilles, malgré des différences dans leur genre de vie. ont la même conformation; leur peau est lisse, luisante, comme il est ordinaire chez les larves qui, vivant cachées, se trottent continuellement à des parois. Elles portent seulement des poils épars de nature à les rendre fort sensibles à tous les contacts. Les Tordeuses en général se transforment en chrysalides dans les cornets-, les tuyaux ou les paquets qu'elles ont construits, après avoir barré les orifices avec des fils soyeux. Celles qui rongent ou des fruits, ou des Conifères, filent une coque. Les papillons ont des antennes simples dans les deux sexes, des palpes obtus à l'extrémité, une trompe rudimentaire ; des ailes assez larges, en toit pendant le repos, figurant, d'après le sentiment des anciens auteurs, une sorte de chape.

Les représentants de la tribu des Pyralines qui atteignent les l»l us grandes dimensions appartiennent au genre Halias. Les papillons ont une trompe plus développée que les autres espèces du groupe et des ailes antérieures coupées obliquement à leur extrémité; ils se distinguent aussi par leur coloration d'un vert clair. LTlalias du Chêne, ou la Chape verte à bande de Geoffroy (Halias quercana), est la plus grande du genre. La chenille, d'un vert gris, roule les feuilles de Chêne, et se transforme en chrysalide dans une coque de la forme d'un petit bateau renversé. Le papillon a sur ses ailes, d'un joli vert clair, deux raies blanches. Une autre espèce beaucoup plus petite, l'Halias verte (H. viridana), vit également sur le Chêne, dont elle roule les feuilles de façon à former des tuyaux assez réguliers, dans lesquels s'effectue sa métamorphose. Cette Tordeuse est si abondante en certaines années dans les bois et les forêts, que les Chênes ont parfois presque tout leur feuillage détruit.

Les Tordeuses proprement dites (Torlrix) forment un trèsçrand genre .qui a été fort subdivisé parles auteurs modernes.

rwinru'iiosKS de ]. ii.M.iAs m: i.iikni

La plupart des végétaux sont attaqués par des espèces de ee groupe. Dans nos jardins, les Rosiers se trouvent fréquemment maltraités par diverses Tordeuses,

Le nom de Pyrales est réservé aujourd'hui à des espèces qui. dans l'état adulte, se distinguent aisément des Tordeuses par leurs palpes très-longs et arqués. Le type du genre est la Pyrale de la Vigne (Pyralis vilana ou P. pilleriana). Insecte dont tout le monde a entendu parler; Insecte qui, à différentes époques, a causé des ravages presque indescriptibles et a porté la désolation dans les pays de vignobles. Le papillon, de la taille de la plupart des Tordeuses, a les ailes jaunes, avec des reflets verdâtres et dorés et des bandes brunes plus ou moins marquées. 11 se montre au mois de juillet; la ponte a lieu bientôt après à la face supérieure des feuilles, sous la forme de petites plaques très-faciles à apercevoir. Au mois d'août, éclosent les petites cbenilles. Celles-ci, malgré la température élevée, ne prennent aucune nourriture; chacune se suspend à un fil, attendant que l'agitation de l'air lui fasse atteindre le cep ou l'échalas. Ces cbenilles pénètrent alors entre les fissures du bois ou de l'écorce. et commencent leur hivernage, qui doit durer jusqu'au printemps. Au retour de la belle saison, elles grimpent sur les pousses de la Vigne, et enlacent feuilles et grappes naissantes de fils soyeux, qui les réunissent en paquets. Elles rongent, elles dévorent ainsi, parfaitement à l'abri des dangers extérieurs ; dans l'espace de quelques semaines les Vignes attaquées par un grand nombre d'individus sont mises dans la condition la plus pitoyable, toute récolte est perdue. A la fin du siècle dernier, des naturalistes, Bosc, l'abbé Hoberjot, etc., furent amenés à s'occuper de la destruction de cet Insecte, sans l'avoir assez étudié dans ses habitudes pour obtenir un vrai résultat. De 1835 à 1840, les ravages exercés par la Pyrale de la Vigne devinrent si effroyables dans plusieurs départements, et surtout dans Saône-et-Loire, que le gouvernement s'émut de toutes les plaintes qui lui parvenaient à ce sujet. M. Victor Audouin fut cbargé d'étudier l'Insecte et de chercher le moyen de conjurer le mal. L'étude du savant professeur fut complète, comme l'atteste son bel ou-

vrage sur les Insectes nuisibles à la Vigne. L'abbé Roberjot avait indiqué l'usage des feux pour prendre les papillons, moyen insignifiant. On avait parlé d'échcnillage, opération absolument impraticable. M. Audouin montra qu'il était facile d'anéantir les œufs en enlevant les feuilles chargées de plaques bien visibles pour tout le monde; il avait reconnu en même temps les stations d'hiver des jeunes chenilles, et cette observation ne devait pas tarder à être mise à profit. L'enlèvement des œufs exigeait en effet une main-d'œuvre assez considérable. On eut l'idée de procéder pendant l'hiver à un échaudage des ceps et des échalas ; c'était la certitude d'atteindre toutes les chenilles sans exception. Le succès fut complet, et aujourd'hui jamais les Vignes n'ont à souffrir de la présence de la Pyrale, si cette simple précaution n'est pas négligée.

Les Pyralines qui rongent les fruits ont été distinguées des Tordeuses sous le nom de Carpocapsa. Les poires et les pommes sont fréquemment rongées à l'intérieur par une petite chenille que chacun a eu l'occasion d'observer : c'est la Carpocapsa des ] h m unes {Carpocapsa pomonana). Quand elle a acquis toute sa croissance, elle perce le fruit, qu'elle abandonne complètement, et file une petite coque soyeuse pour subir sa transformation eu chrysalide. Le papillon est charmant; ses ailes, d'un gris de fer, sont ornées de raies et de taches d'une brillante teinte de bronze. Une espèce du même genre (C . splendana) vit dans les fruits du Châtaignier, les marrons que l'on fait rôtir pendant l'hiver. Certaines chenilles de Carpocapsa s'agitent parfois beaucoup dans l'intérieur des fruits ou des graines qu'elles habitent. M. Lucas a possédé, il y a quelques années, de grosses graines d'Euphorbes provenant du Mexique, qui sautaient jusqu'à une hauteur de 5 à (i millimètres lorsque la température s'élevait. Le fait semblait difficile à comprendre; l'observation conduisit à reconnaître que ces mouvements des graines déjà desséchées étaient dus à l'agitation d'une chenille de Carpocapsa.

Les Tinéines sont les plus petits parmi les petits Lépidoptères. mais ce sont les plus variés dans leurs habitudes. Elles ont des ailes étroites, bordées d'une longue frange soyeuse, de longs palpes plus ou moins redressés au devant de la tète.

l'jpil! le ^rnil'kili'

Page 1