MÉTAMORPHOSES DU NÉCROPHORE FOSSOYEUR
(Necrophorus vespillo).
ment : il est noir, garni de poils jaunes sur les côtés du corps, avec la massue des antennes rougeûtre, et les élytres traversées par deux larges bandes dentelées d’un rouge vif.
Dans les champs, un cadavre de Taupe, de Musaraigne, ou de Mulot se trouve-t-il gisant sur le sol, les Nécrophores fossoyeurs
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arrivent bientôt en nombre plus ou moins considérable. Est-ce pour dévorer le cadavre? Point. Ils sont amenés par le besoin de déposer leurs œufs. Si le cadavre restait exposé à l'air, il se dessécherait ou il serait dévoré par les animaux; les larves seraient détruites, ou périraient, faute de subsistance. Les Nécrophores ont un instinct qui les mettra à l'abri de sem— blables dangers; ils enterrent le cadavre, et, de la sorte, leurs larves peuvent s’en repaître sans être inquiétées. Avec leurs grosses pattes, ils creusent le sol sous le cadavre, et la fosse devenue assez profonde, ils rejettent la terre et en recouvrent l’animal. C’est un enterrement complet. Les larves du Nécrophore fossoyeur, qui dévorent cette chair corrompue, sont oblongues, jaunâtres, avec des plaques coriaces sur les anneaux du thorax et de l'abdomen, celles de l'abdomen quadridentées. Elles ont de très-petites antennes, des mandibules massives, dentelées comme une scie, des mâchoires garnies de petites pointes, comme une sorte de peigne, des pattes courtes, propres à fouir. Tous les détails de leur conformation extérieure ont été bien représentés par le professeur Schiodte. Les larves du Nécrophore fossoyeur, qui vivent dans l’obscurité, sont pourvues néanmoins de deux yeux, mais ces yeux, distincts sur les jeunes individus, semblent s’atrophier chez les individus approchant du terme de leur croissance. Ces larves faconnent une loge pour se transformer en nymphes.
Les Silphes (Silpha), ou vulgairement les Bouclers, à raison dela forme aplatie de leur corps, et surtout de leur large pro— thorax avancé au-dessus de la tête, ont des antennes de dix articles, dont les quatre derniers constituent la massue, des élytres comme bordées, des pattes grèles et assez longues. Les Silphes, Insectes de moyenne taille, courent avec rapidité. De même que les Nécrophores, ils manifestent un odorat très-subtil, car à peine le cadavre d’un animal se trouve-t-il abandonné dans la campagne, qu'ils arrivent de tous côtés. Plusieurs Silphes, en
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effet, sous leurs différents états, recherchent les corps en putréfaction; mais quelques-uns d’entre eux vivent de proie vivante, et d’autres encore rongent des végétaux. Ce genre de Coléoptères fournit un remarquable exemple de conditions biologiques fort diverses chez des espèces très-voisines.