‹ Métamorphoses mœurs et instincts des insectes (insectes, myriapodes, arachnides, crustacés)Chapitre 99 sur 174 · METAMORPHOSES DU LUCANE CERF-VOLANT · texte numérisé non relu

METAMORPHOSES DU LUCANE CERF-VOLANT

ES (Lucanus cervus),

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le soir, sont difficiles à recueillir dans les contrées où l’on n’ose guère s’aventurer la nuit au milieu des forêts. Véritablement beaux et curieux de forme, ces Coléoptères sont fort recherchés des collecteurs. Un entomologiste anglais, M. Parry, a publié récemment une liste de tous ceux que l’on connait.

Le genre Lucane a été très-subdivisé, mais le type n’en reste pas moins l’Insecte si connu sous le nom vulgaire de Grand Cerf-volant (Lucanus cervus), le plus grand Coléoptère de notre pays, pour lequel une description est inutile.

A l’état de larve, il vit dans les vieux troncs de Chênes pourris. Autrefois très-répandu en France, abondant aux environs de Paris, où les amateurs allaient le prendre sur les vieux Chênes de la mare d'Auteuil, pendant les chaudes soirées du mois de juillet, il est aujourd'hui assez rare.

Un petit Lucane noir à mandibules courtes (Dorcus parallehpipedus), assez commun en Europe, était appelé par Geoffroy, par comparaison avec le Cerf-volant, la Petite Biche. Le même auteur nommait : la Chevretle bleue (Platycerus caraboides), un très-petit Lucanide que l’on trouve dans les taillis, aux premiers jours du printemps, rongeant les pousses nouvelles.

Des affinités naturelles bien manifestes rapprochent des Searabéides et des Lucanides, les Hisrérines, Insectes au corps court, assez large, aux antennes terminées en une petite massue solide, ayant un degré de centralisation du système nerveux moindre que chez les Scarabéides, et cependant encore très-prononcé. Les principaux types de cette famille sont les Histérines et les Nitidulines.

Les Histérines sont de petits Coléoptères lisses, avec des élytres tronquées, ne recouvrant pas la totalité de l'abdomen, des antennes coudées, des pattes contractiles, assez courtes. Leurs Jambes de devant, aplaties, anguleuses ou denticulées, indiquent leur aptitude à fouir.

Tous les Histérines, généralement d'assez petite taille, for-

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maient autrefois le genre Escarbot (Hister), très-subdivisé de— puis .que les espèces recueillies dans le monde entier sont devenues fort nombreuses dans les collections. En effet, les Escarbots ont été récemment, de la part de M. l'abbé de Marseul, l'objet d'une monographie purement descriptive, et plus de mille espèces s'y trouvent enregistrées.

Les vrais Escarbots (Hister), de couleur noire et très-brillants, parfois tachetés de rouge, fouillent les bouses et les autres matières stercoraires, ou se repaissent de la chair corrompue des cadavres. Leurs larves, qui vivent dans les mêmes conditions, sont molles, blanchâtres, de forme longue et déprimée, pourvues de pattes courtes, et munies à l’extrémité de l'abdomen de deux filets biarticulés, et d’un long tubercule servant à la marche.

Sous le nom de Saprines (Saprinus), on distingue de petits Escarbots ordinairement de couleur bronzée, verdâtre ou bleuâtre, dont la tête est remarquablement enfoncée dans le prothorax; sous le nom de Fololeptes, d’autres Escarbots fortement aplatis, à mandibules très-saillantes. Ces derniers se nourrissent de bois pourri et se tiennent habituellement sous les écorces.

Les Nitidulines n’ont ni les antennes coudées, ni les pattes contractiles. Elles vivent sur les cadavres, dans les Champignons, dans les bois pourris et quelques-unes fréquentent les fleurs. Ces Insectes, pour la plupart très-petits, sont encore peu connus dans leurs métamorphoses. L'espèce la plus commune du genre est un Coléoptère d’un vert bronzé, long de 2 millimètres, que l’on rencontre sur les fleurs, la Nitidule bronzée (Nitidula œnea).

Les Sicpmipes ont les tarses toujours composés de cinq articles, et les antennes terminées en une massue perfoliée de quatre ou cinq articles, les mandibules saillantes. Cette fämille ne compte qu'un nombre très-limité de représentants, qui appartiennent principalement à l’Europe et à l'Amérique du Nord. Deux genres sollicitent notre attention, les Nécrophores et les Silphes.

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Les Nécrophores ont un corps épais, des pattes robustes, avec les cuisses postérieures plus ou moins renflées. Une espèce de. ce genre est particulièrement intéressante par ses habitudes, le Nécrophore fossoyeur (Necrophorus vespillo), commun dans une grande partie de l'Europe. Sa coloration le fait reconnaître aisé-

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