CŒUR OÙ VAISSEAU DORSAL D'UN INSÈCTE, D'APRÈS LE DYTIQUE
(Dytiscus marginalis).
Lépidoptères, les Coléoptères, les Orthoptères, ete., ily a sept ou huit chambres, dans beaucoup d'Hyménoptères et de Diptères quatre ou cinq, et moins encore chez certains Diptères et chez la plupart des Hémiptères. À chacune des chambres du cœur, il y
ETS PES PT UE Te VOST OI PR IPTC TPS EC RE UT) VE POTTER UE TT Te TS TT 4 L2 2
a une paire d'orifices pour la rentrée du sang. Ce sont de petites fentes en forme de boutonnières, très-faciles à apercevoir. À l’intérieur, un repli de la paroi constitue une valvule qui s'oppose à tout mouvement rétrograde du liquide introduit dans le vaisseau dorsal. Les parois du cœur sont assez épaisses, formées d’une membrane interne et d’une tunique extérieure musculeuse. Ces parois sont souvent renforcées par des bandelettes musculaires très-élastiques, qui donnent à l'organe la puissance de résister à des mouvements fort énergiques.
La portion aortique du vaisseau dorsal est un tube simple qui traverse le thorax, en reposant sur l’æsophage, et qui passe ensuite sous le cerveau, où il se termine en s’élargissant et en perdant ses parois. Le sang est conduit ainsi dans la tête, où il tombe dans les espaces compris entre tous les organes, et revient d'avant en arrière en formant plusieurs courants; l’un de ces courants règne au-dessus de la chaine ganglionnaire, les deux plus considérables sur les parties latérales et inférieures du corps. Dans ce trajet, le sang, passant en grande masse au voisinage de l’origine des tubes respiratoires, s'engage en partie dans l’espace compris entre les deux membranes trachéennes, maintenu béaut par le fil spiral.
Le fluide nourricier est porté de cette manière, dans un état de division extrème, à tous les organes, comme il y est porté chez les Animaux supérieurs, au moyen des vaisseaux artériels. Ainsi introduit entre les deux tuniques constituant les tubes respiratoires, le sang se trouve n'être séparé de la colonne d'air que par une seule membrane fort délicate; il subit la réoxygénation, il s'artérialise pendant son trajet même, pour devenir propre à nourrir les tissus. Les trachées, tubes aérifères dans leur portion centrale, deviennent dans leur périphérie de véritables vaisseaux nourriciers. Le sang s’échappant par les extrémités, comme il s'échappe des extrémités des artérioles chez les animaux qui manquent de veines proprement dites, retombe dans les
ET TT dudit À L 2 F'OIVT
espaces interorganiques, ce qu'on a appelé le système lacunaire. Dans l'Homme, dans les Animaux supérieurs, il y a une double cireulation , la grande cireulation et la circulation pulmonaire: Dans les Mollusques, dans les Articulés, les organes respiratoires se trouvent sur le trajet de la grande circulation ; il n'y a donc pas de cireulation spéciale pour les organes respiratoires. Chez les animaux où il existe simplement une circulation générale du fluide nourricier, les capillaires et les veines manquent; ou du moins manquent des capillaires et des veines ayant des parois propres, c'est-à-dire des vaisseaux susceptibles d'être isolés par la dissection. Les capillaires sont d’étroits espaces ménagés entre les fibres musculaires; les veines, de simples trajets endigués d’une façon plus ou moins irrégulière par les organes voisins, par les parois du corps, par les replis de la peau à la jonction des anneaux. Les dispositions des muscles, la forme particulière des canaux, les mouvements ordinaires du corps, déterminent la marche du sang dans une direction déterminée, et empêchent tout mouvement rétrograde. Ainsi, chez les Insectes, le sang veineux qui court dans les grands canaux des parties latérales du corps, est repris en partie par des vaisseaux afférents au cœur. Ces vaisseaux ou ces canaux occupent les rigoles comprises entre les arceaux supérieurs des anneaux du corps; un peu detissu cellulaire circonserit ces canaux, où l’on ne trouve point de paroi membraneuse. Ces canaux chargés de reporter le sang au cœur sont en continuité de tissu avec le péricarde. Le fluide nourricier arrive done dans l’espace compris entre le cœur et le péricarde. Cette délicate enveloppe remplit le rôle de l'oreillette dans les Animaux supérieurs. Au moment de la dilatation du cœur ou de la diastole, les orifices des chambres du cœur, les orifices auriculo-ventriculaires, suivant l'appellation généralement adoptée, s'ouvrent et permettent l’entrée du sang, qui va de nouveau parcourir le chemin que nous lui avons vu suivre à travers tous les organes et les tubes respiratoires.
AT
à ae tits: baume dre dés à à été dd. LS
Beaucoup d'insectes donnent des produits particuliers ; ils ont des sécrétions spéciales fort intéressantes à étudier, car ces produits jouent ordinairement un rôle considérable dans l'existence des espèces qui les fournissent. Divers organes peuvent être le siége de ces sécrétions. Un simple aperçu un peu général sur ce sujet suffira en ce moment; les détails trouveront leur place dans l’histoire des familles.
Tout le monde a remarqué l'odeur pénétrante que répandent certains Insectes. Si l'on vient à toucher une Coccinelle, le petit animal si connu sous le nom de Béte à bon Dieu, une odeur assez désagréable se manifeste et demeure très-persistante après les doigts; on peut même apercevoir le suintement d’une liqueur jaunâtre sur les côtés du corps, en arrière du prothorax : c’est la liqueur odorante. Ce Coléoptère, d'un vert métallique, que l’on rencontre fréquemment dans nos campagnes, Courant avec
CR CS OS LC SR — :. né
A LE st a à bons d | ! ethnie. ent à dt à HÉril Tiré tn | Si < dd
une extrême agilité, le Carabe doré, laisse échapper une odeur repoussante quand on l'inquiète. Les Coléoptères si abondants dans les mares et les ruisseaux, que l’on appelle les Dytiques, font écouler à la surface de leur corps une liqueur blanche, dès qu'on vient à les saisir; cette liqueur est nauséabonde. Ces sortes d’éjaculations odorantes sont produites par des glandules ou des follicules situés sous le tégument, et dont les conduits, toujours très-courts, s'ouvrent entre les anneaux du corps et parfois entre les articulations des membres.
Les sécrétions de ce genre sont évidemment un moyen de défense; il n’est pas douteux que des animaux voraces renoncent souvent à s'emparer de l’Insecte qui tout à coup répand autour de lui une odeur très-pénétrante. Il est aussi des Insectes qui exhalent une sorte de parfum; quelques Capricornes sont remarquables sous ce rapport. L'odeur de rose qu'ils répandent a sa source également dans de petites glandes sous-cutanées. Nous ignorons si ce parfum est de nature à éloigner les ennemis des Capricornes odorants.
La plupart des Hémiptères répandent une odeur infecte, l'odeur de Punaise, si caractérisée et si bien connue. C'est une sécrétion produite chez les adultes par une sorte de sachet placé à la base de l'abdomen, et s'ouvrant au dehors par deux fentes, dans l’espace compris entre les pattes postérieures. Tant que ces Hémiptères, les Punaises de bois, comme on les nomme vulgairement, ne sont pas arrivés à l'état adulte, tant qu'ils demeurent privés d'ailes, ils ont, à la face dorsale de l'abdomen, deux glandes odoriférantes s'ouvrant chacune au dehors par deux petits pores. Au moment où ces Punaises de bois subissent leur dernière mue, au moment où elles prennent leurs ailes, les glandes dorsales s’atrophient; leurs orifices extérieurs se {rouvant cachés sous les ailes, leur sécrétion resterait sans effet. Mais, en même temps que ces glandes s’atrophient, se constitue la glande ou Le sachet oceupant la région ventrale, La connais
sance de ce fait curieux est due aux observations récentes d’un jeune naturaliste, M. Jules Künckel, C’est presque. le seul exemple connu jusqu'à présent du remplacement d'un organe par un organe semblable, pour que la fonction puisse s'exercer toujours d’une manière aussi complète que possible dans diffé rentes conditions de la vie.
Beaucoup d'Insectes sont pourvus de glandes logées dans la partie postérieure de l'abdomen. Ces glandes simples ou doubles, souvent accompagnées de réservoirs, sécrètent un liquide âcre, caustique, acide, plus ou moins volatile. Elles ont leur orifice au voisinage de l'orifice anal. Le tissu des conduits éjaculateurs est contractile, et des muscles particuliers venant à agir sur ces conduits, à l'instant même où s'exerce sur les glandes une pression produite par les parois de l'abdomen , l’éjaculation s’effectue. Les glandes anales varient extrêmement sous le rapport de la configuration, et la nature de la liqueur qu'elles sécrètent parait également varier d’une manière très-notable. Parfois cette liqueur, lancée avec plus ou moins de force, s’écoule en répandant son odeur âcre, pénétrante. La plupart des Coléoptères Carnassiers possèdent ainsi la faculté d'eflrayer leurs ennemis. Parlois la liqueur est tellement volatile, qu’elle s'échappe brusquement sous forme de vapeur. En soulevant des pierres le long des chemins, au milieu des champs, il est ordinaire de mettre à découvert des groupes de petits Coléoptères au corps rougeätre, aux élytres bleues. Ces petits Insectes, que l’on nomme des Brachines, fuient en lançant avec explosion leur vapeur acide. Malheur à l’imprudent qui a regardé de trop près! la vapeur, atteignant les yeux, cause une atroce sensation de brûlure. Le même danger est à craindre de la part des Fourmis. L’entomologiste, remuant une fourmilière et examinant de très-près, ne manque guère de recevoir les atteintes de l'acide que ces Insectes émettent au dehors lorsqu'ils sont inquiétés. L'acide Particulier que sécrètent les Fourmis a été étudié dans ses
propriétés, et les chimistes lui ont appliqué le nom d'acide formique. ;
Dans un grand nombre de familles de l'ordre des Hyménoptères, les femelles sont pourvues d'un appareil analogue, dont la <écrétion a un caractère tout spécial : c’est le venin que l’Abeille, que la Guêpe introduit au moyen d'un aiguillon fort acéré. L'appareil consiste en deux longs tubes simples où ramifiés, se réunissant d'ordinaire en un canal commun, aboutissant à un réservoir en forme de poche. Un conduit excréteur aboutit à l’aiguillon. C’est dans l'histoire des Hyménoptères, el de l'Abeille en particulier, que nous examinerons tous les détails de la conformation de ce curieux appareil, tant redouté de ceux qui voient s’approcher des Guèpes ou des Abeilles.
Chez les Abeilles et quelques autres Hyménoptères, il existe encore une sécrétion fort remarquable, la cire, qui transsude à travers le tégument et s’accumule, sous forme de lames minces, à la face inférieure du second et du troisième anneau de l’abdomen. Chez beaucoup d'Hémiptères, les Cochenilles, certains Pucerons, des Fulgores, il se produit aussi à travers la peau une exsudation de matière cireuse qui prend sur le corps de l'animal l'aspect d’une efflorescence blanche, et qui est très-propre à le garantir du contact de l'eau pendant la pluie ; parfois cette ma— lière s'échappe en volumineux flocons. Le mode de production de la matière cireuse est loin encore d'avoir été étudié d'une manière satisfaisante ; peu de recherches attentives ont été faites sur ce sujet.
Une autre production curieuse de certains Insectes est celle de la lumière. Tout le monde remarque les Lampyres, habituellement désignés sous le nom vulgaire de Vers luisants. En Amérique, de grands Taupins (Pyrophores), dont chacun a entendu parler dans ces dernières années, où plusieurs individus ont été apportés vivants du Mexique, sont l'objet de l'étonnement et de l'admiration des voyageurs. Il en est de même des grands Ful-
gores de la Guyane et du Brésil, de plusieurs Fulgores de l'Inde et de la Chine. La lumière se montre sur les côtés de l'abdomen chez les Lampyres, sur le prothorax, par deux espaces ovalaires,
chez les Élatérides du genre Pyrophore, dans un brilbdiéilent de la tête chez les Fulgores. La matière qui produit la lumière, logée dans de petits amas de cellules, est épaisse, granuleuse, et ne présente aucune trace de phosphore, comme l'ont démontré toutes les recherches. De très-nombreuses trachées entourent et pénètrent les cellules. Cette particularité anatomique a conduit à supposer que la lumière est produite par une combustion entretenue par l'oxygène contenu dans les trachées. La lumière s'éteint ou se manifeste avec intensité, selon la volonté de l’animal, ou du moins selon son activité. Il suffit en effet d’exciter l'Insecte dont la lumière a disparu, pour qu'il la fasse reparaître aussi brillante que possible. Le système nerveux agit ainsi tout particulièrement, à n’en pas douter, dans la production de cette lumière, ce qui explique ses intermittences.
La fécondité des Insectes est bien connue, trop connue des agriculteurs, qui ont fréquemment à gémir sur les ravages causés dans leurs plantations. Pour toutes les espèces, il y a des individus des deux sexes, des mâles et des femelles. Certains auteurs, même aujourd'hui, considèrent, il est vrai, les Pucerons vivipares comme des hermaphrodites; mais le fait est loin d’être suffisamment démontré. Dans quelques groupes de la classe des Insectes, il est des espèces vivant en sociétés, dont la plupart des individus demeurent incapables de multiplier. Ce sont ordinairement des femelles chez lesquelles les organes de la reproduction, sous l'influence d’une nourriture particulière, restent dans un état rudimentaire. Personne n'ignore qu'on appelle ces individus stériles qui forment la foule dans les sociétés d’Abeilles et de Fourmis, les neutres ou les ouvrières.
I y a dans toutes les espèces, entre les organes de la reproduction des mâles et des femelles, une ressemblance générale
très-manifeste. Ces organes, toujours symétriques, occupent la partie ventrale de l’abdomen et aboutissent à son extrémité, un peu en arrière de l’orifice anal.
Chez les femelles, les ovaires sont formés de tubes plus où moins nombreux, amincis graduellement vers le sommet et rapprochés de façon à constituer un faisceau. Dans ces tubes ou ces gaines ovigères se développent les œufs. Ceux qui occupent la partie inférieure, ordinairement arrivés à maturité au moment où l’Insecte apparaît sous sa dernière forme, ont toute la grosseur qu'ils peuvent acquérir. Les œufs placés au-dessus, souvent moins avancés dans leur développement, ont un plus faible volume, et ceux qui se trouvent à l'extrémité des tubes sont fort petits. Les œufs pressant les parois des gaines, ces parois s’appliquent exactement à leur surface, de sorte que les œufs, rangés à la suite les uns des autres, figurent une sorte de chapelet. Cette inégalité dans le développement des œufs n'existe, au reste, que chez les espèces capables d'effectuer des pontes successives. Les Insectes dont la vie est très-courte font une seule ponte; tous leurs œufs sont mûrs en même temps. Si les gaînes ovigères contiennent une petite quantité d'œufs, les ovaires demeurent libres, reposant simplement sur la paroi de l'abdomen; si ces gaines, au contraire, sont nombreuses et fort longues, les ovaires sont maintenus par un ligament suspenseur fixé à la base du thorax.
Les œufs, en se détachant de leurs gaînes, tombent dans une sorte de sac, qui areçu de Léon Dufour le nom de calice; de là ils passent dans un tube, qui est l'oviducte. Les oviductes des deux ovaires se réunissent en arrière pour former un oviducte commun.
Une poche, d'ordinaire assez vaste, existe chez le plus grand nombre des Insectes, et à son défaut, une dilatation de l’oviducte. Cette poche, communiquant par un conduit avec l’oviducte commun, reçoit pendant l’accouplement la liqueur fécondante. Une autre capsule, s’ouvrant dans l’oviducte, en général un
na hé Shen à ed An ent eh nd dr dns art dit D 2O 4 “futé Mn SSL SSSR SL
peu au-dessus de la poche principale, quelquefois en arrière, comme chez le Dytique, a été reconnue par les observations de MM. de Siebold et Stein pour un réceptacle de la semence. C’est
BURGUNT