AUX PIEDS FAUVES
EE de sut ui k ù De > £ ; à r F— *- : . , - u ; ' ri . Le } 4 u le (Ne Me r} 72 ’ 1 e | | = ; Ne k es ‘ k F .
* ‘ g n « ra ve L # y és 4 Le Ê
nd où “ra ln lab té ie “ie ei, far dei me NÉ ét dé, Don de NÉ SSSR D
les Apides parasites. On a réuni ces parasites en un groupe particulier, en une tribu, les Nomadines. Cette réunion, peut-être, n’est due qu’à des lacunes dans nos connaissances. Il existe des Nomadines parasites, les unes des Osmies, les autres des Andrènes, les autres des Anthophores, et ces divers Parasites ressemblent, à beaucoup d’égards, aux espèces chez lesquelles ils s'introduisent, ils en ont plus ou moins l'aspect général, la coloration. Aussi ne voudrions-nous pas, en l’état actuel, affirmer que les Nomadines des Anthophores n’ont pas avec les Anthophores des relations de conformation plus étroites qu'avec les Nomadines des Andrènes. Seulement, on est frappé davantage par les analogies que présentent entre eux tous ces parasites. En effet, ces Insectes ont les pattes postérieures simples, sans dilatations, sans faisceaux de poils qui les rendent propres à la récolte du pollen, sans aucune disposition d’une autre partie du corps pouvant y suppléer. Pour eux, point d'instruments, point de travail. Leurs mäâchoires et leur lèvre sont fort courtes; ils n’ont nul besoin de se gorger de miel, ce n’est pas à leurs efforts qu'ils doivent demander la nourriture de leurs jeunes.
Les vraies Nomades, Hyménoptères aux formes assez sveltes, presque glabres, ressemblant par leurs couleurs noires ou brunes, variées de jaune, à de petites Guêpes, sont les plus abondamment répandues. Elles déposent leurs œufs dans les nids des Andrènes. Le type du genre Prosopis, Insecte noir, orné de taches blanches (Prosopis signata), s'introduit dans les nids des Collètes. Les Mélectes au corps massif, velu comme celui des Anthophores, sont les parasites de ces derniers.
Les mœurs des Apides solitaires offrent déjà un intérêt exceptionnel dans l’histoire des animaux, mais les mœurs, les instincts, l'intelligence des espèces sociales, fournissent encore de plus grands sujets d'admiration. Les Apines, c’est-à-dire la tribu qui comprend le genre des Bourdons, le genre des Abeilles, le genre
h40 LES MÉTAMORPHOSES DES INSECTES,
des Mélipones, nous apparaissent comme les Insectes les plus excellemment doués sous tous les rapports.
Ces Hyménoptères n’ont pas, ainsi que les autres Mellifères, à aller chercher des matériaux de construction, leur organisme leur fournit la substance la plus parfaite pour façonner des loges, des cellules, des alvéoles, comme il plaira de les appeler : la cire. Pour mettre en œuvre cette matière précieuse, les plus jolis instruments que l’on puisse trouver chez les Insectes ont été donnés aux Apines, et en même temps les instruments les plus complets pour la récolte du pollen.
Chez les Apines, les mandibules présentent à leur extrémité une surface plane, elles doivent fonctionner à peu près comme des meules, afin de malaxer la cire; les mâchoires et la lèvre ont une grande longueur pour leur permettre de pomper le miel au fond des fleurs; les jambes des pattes postérieures présentent un élargissement considérable et à leur face extérieure une petite cavité ovalaire : c’est la corbeille destinée à recevoir la provision de pollen; le premier article du tarse des mêmes pattes offre une extrême dilatation au côté externe, c’est-à-dire en dehors de son articulation avec la jambe. La forme générale de cet article est une palette carrée; extérieurement, sa surface est lisse, c’est une sorte de truelle indispensable pour façonner les parois des alvéoles ; à la face interne, c’est une brosse servant à l’Insecte à débarrasser son corps de tout le pollen qui s'y est attaché. Ces instruments sont modifiés seulement dans quelques détails entre les divers types composant la tribu des Apines.
Chez les Bourdons (Bombus), les jambes postérieures sont pourvues, à l'extrémité, de deux épines servant à saisir les lames de cire engagées entre les anneaux de l'abdomen. Est-il utile de parler de l'aspect de ces Insectes? Tout le monde ne connaît-il pas les Bourdons, les gros Hyménoptères tout velus, ayant des couleurs généralement assez vives, faisant entendre, pendant
dé né
ol cm Vs” cod ien dt fat er D à a de mnt L MM solos AVE dre Pains OCR ES. AS RS de did 2 sain ls
LES HYMÉNOPTÈRES. nn
leur vol, le bruit très-sonore qu'on appelle le bourdonnement, le son caractéristique produit par le Bourdon.
Les Bourdons d'Europe sont au nombre d’une trentaine d’espèces. Comme tous les animaux ayant des couleurs noires, jaunes, rousses, mélangées, empiétant plus ou moins les unes
sur les autres, ils offrent de nombreuses variétés individuelles.
Ces variétés ont jeté dans l'erreur plusieurs des naturalistes qui se contentent de tracer des descriptions, sans étudier la vie des êtres dont ils ont la prétention de donner l’exact signalement. A cet égard, le docteur Sichel, préférant observer ces Hyménoptères dans leurs nids, a rendu le service de préciser leurs caractères.
Les Bourdons constituent des sociétés annuelles qui commencent, grandissent et finissent comme celles des Guëpes. Au printemps, après un long hivernage, une femelle féconde se fait ouvrière et établit les premiers fondements de la cité future. Bientôt elle se trouve entourée d’un peuple d’ouvrières qui s'occupe d'agrandir le domicile. Les habitudes de ces curieux Hyménoptères avaient été étudiées par Réaumur, elles l’ont été de nouveau, et avec un grand succès, par l’admirable historien des Fourmis, Pierre Huber.
Dans notre pays, plusieurs espèces de Bourdons sont communes, le Bourdon des Mousses, le Bourdon des jardins, le Bourdon terrestre, le Bourdon des pierres.
Le Bourdon des Mousses (Bombus Muscorum) est une de nos espèces les moins grosses; son corps noir est couvert de longs poils formant une épaisse toison d’un jaune roux vif. La nuance varie, il est vrai, entre les individus, mais en général la teinte Jaune de l’abdomen est assez claire, celle du thorax d’un blond roux ou fauve assez intense. Sans cesse on voit le Bourdon des Mousses butiner sur les fleurs pendant la belle saison ; son nid, très-joli, n'ayant jamais une population bien considérable, comparé à la demeure des Abeilles, est, d’après le sentiment de Réaumur, une simple habitation villagcoise.
RL 2. LOS den orme 2 Et à TT TT © à I PCT
Les nids de cet Insecte ne sont pas rares, et cependant il est assez malaisé de les découvrir. Établis au milieu des champs, placés dans de petites cavités ou sur les parties déclives du sol, cachés, perdus au milieu des herbes, des trèfles, des sainfoins, il faut suivre un Bourdon à la piste pour arriver jusqu'à son logis. Un moyen plus simple, c'est d'attendre le moment où l’on fau-. che, les nids sont alors mis à découvert el quelquefois même un peu entaillés. A l'extérieur, ilsne montrent qu'une sorte de voûte formée de brins de mousse artistement enchevêtrés les uns dans les autres. Une ouverture inférieure donne passage aux habitants. Si l’on enlève la couverture de mousse, au-dessous on rencontre une seconde voûte consistant en une épaisse lame de cire d'un gris jaunâtre. La mousse, même en masse considérable, laisserait bien vite pénétrer l’eau des grandes pluies; avec la paroi de cire, jamais danger de cette nature n’est à craindre. La seconde voûte enlevée, on est dans l’intérieur de l’habitation. Aucun luxe, aucune élégance n'existe dans cette modeste demeure. Ce sont des amas de boules entassées les unes sur les autres, d'une matière brunâtre, la pâtée destinée à la nourriture des larves. Au milieu de ces masses, entourées de cire, on voit des œufs, plus tard des larves ou des coques. Sur les côtés, il existe, à une certaine époque de l’année, des godets de cire contenant un miel très-pur.
Les larves ont l'aspect et la conformation des autres larves d'Hyménoptères mellifères. Arrivées au terme de leur croissance, chacune file une coque soyeuse. Les coques, que Réaumur compare par la forme à des œufs, sont d'un jaune pâle et pressées les unes contre les autres. Elles sont de dimensions différentes : les plus petites, toujours les plus nombreuses, sont les coques des ouvrières; les moyennes, celles des mäles; les plus grandes, celles des femelles fécondes. Lorsque naissent les adultes, la partie inférieure de ces coques est coupée régulièrement comme un couvercle qu'on aurait détaché.
SU TLLUTTITES
(2 Fe arr “|