‹ Metaphysica nova et vetusta:Chapitre 30 sur 67 · I. Phénomènes du Sens interne et du Sens externe · texte numérisé non relu

I. Phénomènes du Sens interne et du Sens externe

En suivant le développement de la conscience et de la raison, nous avons concentré notre attention sur le côté formel. Nous avons vu le pouvoir appelé Volonté surgir, de lui-même, de la conscience attuitionnelle et s'élever au-dessus d'elle, et assumer, à l'égard des attuits, certaines attitudes dominatiices [lordly]. Toutes ces attitudes ne font que montier, sous des relations diverses, Tacte primordial et spontané d'appréhension en tant que mouvement de la volonté , que nous les nommions actes de différencier, de séparer, de percevoir, de connaître, de juger, de comparer, d'abstraire, dé généraliser, ou actes de raisonner par syllogismes.

Grâce à la découverte de la nature fondamentale de ces déterminations du pouvoir- Volonté, nous sommes en état de fournir des définitions conformes à notre conception du véritable caractère de la vie rationnelle : celui d'un Vouloir Libre. L'on voit que juger consiste seulement à énoncer d'une manière explicite l'acte simple de perception ou de Connaître, la perception étant ellemême un jugement identique implicite, à savoir A = A.

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Nous avons vu que la comparaison, à son tour, est simplement la Volonté maintenant présents à elle-même deux ou plusieurs percepts ou jugements (implicites ou explicites), et faisant en outre, à leur égard, une affirmation de ressemblance ou de non-ressemblance. La conception ou synthèse est Tacte de la Volonté reliant plusieurs percepts dans Tunité d'un tout individuel. La généralisation (dont les communs ou généraux sont le résultat) est un acte de la Volonté reliant, par le moyen d'une double affirmation, divers individus en dedans de la chaîne unissante d'un percept ou d'un concept, selon le cas. En poursuivant l'acte de comparaison, nous avons trouvé qu'à l'étreinte du pouvoir- Volonté une limite était imposée, et que cette limitation aurait abouti à une impuissance, si elle n'avait été écartée par un mécanisme — dont l'existence pouvait bien nous avoir échappé jusqu'alors, quoiqu'il eût été, en vérité, en constante et active opération, comme nous l'avions déjà montré, précisément dans l'acte de simple perception lui-même — à savoir le mécanisme de la Médiation.

Ainsi, constitué au moyen du pouvoir-Volonté et de sa forme de médiation, et avec l'aide importante de la distinction que nous avons faite entre les caractères et les sphères respectifs de la conscience attuitionnelle et de la conscience perceptive, un schème de l'Intelligence semble s'offrir à notre vue, ramené à l'ordre, à la précision, à l'unité et à la simplicité.

1. — Toutefois, il est manifeste que, depuis que nous avons laissé derrière nous notre analyse préliminaire, nous n'avons traité que le point de vue formel, quoique nous- ayons maintenu à titre de^nw^ de la conscience

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et exposé dans la « Première Partie » le fait <i'une matière ou d'un contenu pour ces acti\'ités formelles.

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