‹ Metaphysica nova et vetusta:Chapitre 43 sur 67 · III. La Loi d'Uniformité dans la nature · texte numérisé non relu

III. La Loi d'Uniformité dans la nature

Elle ne signifie pas que ce qui est arrivé une fois arrivera de nouveau. Le fait que la chose est arrivée une fois n'établit rien de plus que la possibilité de sa réapparition.

Si quelque séquence, ab, se '\^xoô.\x\i fréquemment, la probabilité de sa réapparition est alors établie, et une attente qui en est la conséquence naît dans l'esprit de l'observateur; et plus la séquence se produit fréquemment, plus est grande la probabilité sentie [the felt probability] de son retour.

Quand, ensuite, la séquence, ah, s'est montrée invariable dans tous les c^sohsQxvés jusqu'ici, comme dans le cas du jour succédant à la nuit, la probabilité s'élève jusqu'à produire une croyance ferme que b suivra toujours a. Mais ce n'est là, au plus, qu'une conviction (subjective) .

Lorsque, de plus, a est affirmé l'antécédent invariable « conditionnant » (ainsi qu'on l'appelle) de b, nous avons, à un degré assez fort pour équivaloir presque à

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une certitude, la conviction que la séquence continuera à se représenter; et cela suffit pour tous les buts pratiques.

Mais il n'y a, jusqu'ici, aucune nécessité dans Tuniformité de séquence. Le soleil de demain pourrait être, à son lever, une masse carbonisée. Tant que nous ne reconnaissons pas la nécessité de la synthèse ai, il n'y a aucune loi objective d'uniformité dans la nature. Cette nécessité repose, comme je l'ai montré, sur la Loi d'Identité. Si b ne suivait pas a, b ne serait pas b et a ne serait pas a.

Par conséquent, toute uniformité de séquence dans les phénomènes n'est que possible, et, à des degrés variables, probable, jusqu'à ce que nous ayons, d'une manière nette, distingué et affirmé une vraie séquence causale. Et l'uniformité de la nature est simplement l'uniformité de la relation causale; la nécessité est la nécessité du nexus causal, laquelle est analytique.

La réciprocité n'est pas une catégorie séparée, mais simplement le commerce causal mutuel des parties par lequel est constituée une unité complexe — l'unité d'une chose ou d'une Science de choses ^ .

La question du nexus causal, on le voit maintenant, se pose toute entière au sein de la série phénoménale finie. Quant au Prédicat Causal, qui est le fondement

(i) Il est à peine nécessaire de faire remarquer que, dans une doctrine de réalisme naturel, la perception de la coexistence des phénomènes ne dépend en aucune façon de la notion de Réciprocité comme forme de la notion Causale. (Noie de VAuteur).

La Fin. 2i3

a priori de toute recherche de cause que nous instituons, il est le fondement de la possibilité de toute série phénoménale finie que ce soit, et, en sa qualité de fondement et de principe efficient, il est constitutif du monde.

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