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LES CATÉGORIES

A) Catégories de la Réceptivité.

Quels sont donc les percepts dialectiques, les catégories S3nithétiques a priori^ les moments nécessaires de la Raison, le fondement nécessaire du réel [actual],

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en eux-mêmes nécessaires simplement parce qu'ils constituent le modus rationis?

L'on verra, d'après le chapitre précédent, qu'avant d'aborder cette question, nous devons considérer les catégories du Sens ou de la Réceptivité.

Dans cet ordre d'idées, nous avons les traditionnels prédicaments Aristotéliciens. Nous ne nous occuperons pas ici à discuter sur la signification précise et l'authenticité historique de ceux-ci, et sur la question de savoir si tous ont été finalement acceptés par Aristote lui-même. Il me semble que cette discussion présente exactement le même intérêt que toute autre question portant sur les antiquités philosophiques, et pas davantage; et il est préférable de nous servir, jusqu'à épuisement de cette ressource, de ce que nous possédons, comme d'une aide pour établir les prédicaments eux-mêmes.

La chose essentielle à noter, il me semble, c'est que ces catégories sont a posteriori, et sont basées sur le résultat ou moment final de l'activité de perception en tant qu'elle s'exerce sur le pur datum du sens. Le point de vue d'où je considère l'Esprit suggère cette interprétation des catégories Aristotéliciennes. En tout cas, il me contraint, vu que je reconnais un véritable datum extérieur agissant sur moi, sujet-conscient, à généraliser le mode de présentation de l'externe à la conscience. Les catégories de l'activité sont implicitement contenues dans la Dialectique et sont a priori, naissant par une détermination interne ; d'autre part, les catégories de l'impression ou de la présentation doivent, en langage strict, être appelées

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des Universaux du domaine du Sens [Universals in Sensé].

Il serait vain de prétendre que ce sujet n'est pas un sujet difficile, et que c'est chose aisée de dégager si nettement ime catégorie d'une autre qu'il n'y ait pas entrecroisement. Cette idée se présentera certainement à l'esprit du penseur que, de même précisément que les catégories a priori sont des moments dans une unité de processus, de même les universaux a posteriori, comme universaux d'une pensée extériorisée, sont aussi des moments dans l'unité du processus de l'Esprit universel ; et, dans une construction cosmique sjmthétique, on pourrait faire une tentative pour les présenter sous cet aspect. En attendant, toutefois, ce qu'il nous appartient de faire, c'est de voir ce que le datum offert dans l'expérience vient réellement apporter* en moi, et de généraliser ses formes. Nous devons nous garder de dépasser l'expérience à la sollicitation de l'impulsion constructive et spéculative.

Or, de même que les catégories a priori se trouveront basées sur notre analyse de l'acte de Percevoir, de même les catégories a posteriori sont basées sur l'analyse du Sentiment ou de la Réceptivité telle qu'elle est présentée dans la Première Partie. Tout ce qui doit être dit dans ce Traité constitue au moins une unité logique, et repose sur une base très simple.

Nous recevons à titre d'Universaux et nous affirmons :

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