REGARD EN ARRIÈRE
Dans les chapitres précédents, j*ai évité, atitant que possible, tous les sujets parallèles de recherche, quelque séduisants qu'ils fussent, à TefFet de concentrer l'attention sur le dessein principal de ce traité. La thèse que j'ai entrepris d'exposer peut se résumer brièvement de la manière suivante :
Le mouvement cinétique- Volonté, en tant que fonction exercée par le sujet-conscient, est la racine de la Raison; et, comme dans son activité élémentaire elle est sans contenu, elle est Libre. Son mouvement comme tel n'a pas lieu dans un autre et par l'intermédiaire d'un autre, mais dans et par elle-même : elle s'en va, en sa liberté essentielle, à la découverte de « l'autre ».
La fin formelle pure est implicitertient renfermée dans ce fait de la Volonté.
Le mouvement- Volonté, en se réalisant (réalisation qui est, dans le principe, un simple percept) contient implicitement en l'intimité de sa propre nature [in its
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own bosom] certains moments qui, en raison de ce qu'ils y sont contenus, sont purement a priori.
Ces Moments du mouvement- Volonté dans la Perception nous donnent toutes les Catégories a priori^ et fournissent de cette manière le schème formel de la nature. Ces Catégories ainsi montrées dans leur genèse sont, en vérité, les Lois de la Nature attendant du physicien un contenu phénoménal.
Ce processus de la connaissance est une unité dialectique, chaque moment étant présent dans les autres. Il en est ainsi également dans la Nature.
Toute l'activité de la Raison n'est que la répétition, sous des conditions dijfférentes, de l'acte primaire de la simple Perception. La conclusion du Syllogisme, par exemple, n'est qu'un jugement obtenu médiatement grâce à un concept général positif.
Le schème formel de la nature révélé dans cette activité primaire de la raison finie est dès le principe révélé comme l'universelle Raison immanente : c'est in rébus seulement que, à l'origine et toujours, nous le trouvons et l'affirmons; et, en dehors d'elles, aucune affirmation n'est possible. La dialectique formelle est le réel de la raison finie, et le réel [the real] dans l'univers.
Nous élevant ensuite à un point de vue cosmique, nous disons que l'Esprit Universel dans la nature, en devenant conscient sous des conditions finies, constitue la Raison Humaine ; et que, par conséquent, la Raison dans la nature et la Raison dans l'homme sont identiques.
L'homme, en cherchant à connaître la nature, y
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cherche en vérité la réflexion de sa propre raison. L'ayant trouvée, il voit en même temps que sa raison individuelle n'est à son tour elle-même qu'une réflexion de la raison universelle.
Cet Esprit universel dans la Nature, ainsi découvert, est Dieu — c'est-à-dire Dieu comme Etre et Raison, ou Raison possédant l'Etre [Beënt Reason] (L'Etre Causal-Absolu).
En dehors de cela, il y a des considérations physicothéologiques et éthico-théologiques (ce n est pas le lieu de les examiner ici) qui ont leur place légitime dans notre notion finale de Dieu.
Tout ce que je viens de dire, je l'avance, non à titre de spéculation, mais de fait phénoménologique.
Quant au Dualisme : L'Etre Causal- Absolu ou l'Esprit- Universel ne peut exister (ou n'existe) qu'en vertu d'une détermination-par soi, qui se conditionne ellemême.
Ces conditions auxquelles elle se soumet [This conditioning] sont un processus qui se poursuit réellement [actually] extérieurement à chaque individualité finie, mais qui embrasse chacune et tout. Il accomplit cette réalisation dans le Temps en [through] des formes et des individus sans nombre que nous généralisons comme quantité, qualité et relation, et ceux-ci se réfléchissent fidèlement dans notre conscience (attuitionnelle) comme dans un miroir. Cette face réalisée et conditionnée de l'Esprit, est étalée là devant moi et existe, comme je la vois, si je la vois vraiment, et indé» pe^daniment de moi. Il y a un Dualisme véritable.
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Mais ce phénomène (ou matière), tout en étant indépendant de mof, ntstpas donné comme subsistant-par soi; mais simplement comme une face de TEsprit immanent. Les deux sont nécessaires pour constituer la réalité intégrale [necessary to actuality], tout comme un Apollon empreint sur de la cire n'est l'image artistique d'Apollon que grâce à l'empreinte, produit de l'esprit de l'artiste, et à la cire prises ensemble.
Un Kantisme conséquent devrait être en mesure de créer tout le monde existant d'une série chaotique de stimuli surgissant, personne ne sait d'où ni comment, dans la conscience aesthétique. Selon la vue qui est exposée ici, la Forme se trouve déjà là, dans la matière : l'Etre infini, universel est a donné » là comme sç déterminant en un fini infini d'aspect [in the infinitely finite of...], celui de l'Extension et du Mouvement avec leurs relations ; et il est donné ici comme déterminé en un être un de caractère personnel [into a self-referent one] qui sent et réfléchit le tout, et, interprétant l'objet, mais ne le constituant pas, re-pense, pour sa propre croissance et son propre enrichissement, la pensée immanente à ce qui existe ; un être capable de recevoir la nature phénoménale grâce au Sentiment, capable d'interpréter la Raison immanente à la nature grâce à son propre mouvement rationnel.
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