‹ Métaphysique des quantités positives et négativesChapitre 10 sur 47 · COS · texte numérisé non relu

COS

“+. Ainsi, l'expression: $ de biens est naturellement prise pour +°$ de biens. Et c’est ce dont il fant être averti.

$. 35. Répétons d’ailleurs ceci : c’est que ‘Jes signes + et — ont un‘usage double.

1°. Ces-signes peuvent indiquer lPaddition et la soustraction ; mais, dans ce cas, ilsne sont jamais placés qu'entre deux quantités dont il faut trouver la somme ou la différence. 2°. Ils peuvent aussi servir. à désigner les quantités directes et inverses, et alors on les rencontre souvent au devant de quantités isolées, que lon considère seules, sans les soumettre pour le moment au calcul: 94 $. 36. Ce n’est pas tout; ‘si des quantités concrètes on passe aux quantités abstraites, comme il n’est alors plus question de biens, de dettes ; d’orient , d’occident, etc. , le sens, qu'on suppose indiqué, reste: indéterminé.

Dans ce cas, l'expression + $ désigne que la quantité $ est prise dans lesens direct,

quel qu’il soit; et l’expression — $ désigne que la quantité $ est prise dans le sens inverse du sens direct, quel que soit ce dernier. CS. 21. 23.)

$, 37. En conséquence , les quantités abstraites, qu’elles soient isolées ou non, sont toutes considérées comme directes.ou inverses: toutes celles qui n’ont point de signe ; ou qui sont précédées du signe +, sont envisagées comme directes; et toutes celles qui ont le signe — sont: envisagées comme inverses. Et il n’y a point d’inconvénient à généraliser ainsi la chose ; puisque la combinaison du direct avec le direct est une addition, ($. 26.); tandis que la combinaison de l'inverse avec le direct est une soustraction. (S$. 30.)

$. 38. Tout cela posé, il est bien clair que + $, nombre abstrait, ne peut pas, comme direct, être égal à — 5, aussi nombre

abstrait, mais inverse; puis que ce sont là deux quantités opposées, qui, étant mêlées, se détruisent lune lautre.

H H . ; ÿ | Mais, si l’on a — $ de biens, c’est alors: À

la quantité $ prise dans le sens inverse des | | biens; c’est-à-dire, prise dans le sens direct L. des dettes, (S. 31I.); et, par conséquent, : H Von peut dire que :

— $ debiens — + $ de dettes, | i En |!

De même, — 5 de dettes, c’est la quan- | tité $ prise dans le sens inverse des dettes ; (4 f c’est-à-dire, prise dans le sens direct des Ll. biens; et, par conséquent, l’on peut dire A ] que 14 | | À — $ de dettes — + $ de biens. | ! | 11 Il serait bon de s’exercer à quelques substi- 1 | tutions semblables. | mL :

CRHPASEETETAR ELITE

Des quantités directo-directes, directo-inverses , inverso-directes ct inverSO-inVerSes.

S. 39. Chvsussaess bien la valeur des expressions isolées + Set — $, nous pourrons, si nous le voulons, considérer les signes de ces quantités comme étant, en quelque sorte, inséparables des quantités ellesmêmes ; et ces deux choses se confondant, pour ne former ensemble qu’un seul et unique sens. Et, en partant de là, nous pourrons prendre encore ces quantités, (réunies avec leurs premiers signes } , soit directement, soit inversément. C’est ce qu'il s’agit d'effectuer.

Ayant donc, je le répéte, les quantités + S et— $, l’une directe, et l’autre inverse, je demande de les prendre encore lune et l'autre, d’abord directement ; c’est - à -dire , dans le sags qu’elles ont avec leurs signes ; et ensuite inversément, c’est-à-dire, dans le

sens contraire à celui qu’elles ont avec leurs \ 4

signes. |

S. 40. La quantité directe + 8, prise directement, c’est-à-dire, prise dans le sens |

qu’elle a avec son signe, ($. 39.), reste n évidemment ‘directe, ‘et se trouve encore |

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