‹ Métaphysique des quantités positives et négatives, ou Introduction à l’algèbre;Chapitre 8 sur 10 · A. ), bn — bx · texte numérisé non relu

A. ), bn — bx

Ainsi la dépense de toutes les femmes

ÙS'

sera b n b

Nous aurons donc alors cette équation,

ax + b n — bx z= d.

D’où nous tirerons d’abçrd, ( §. 142. c.).; (a — b') X + b n =. d.

Et ensuite, ( §. 142. d. ) :

(fl — b') x = d — b iu

Divisant enfin de part et d’autre par a — b»

( §. 1 42. E. ) , nous trouverons :

Formule qui ne diffère de la précédente que par les lettres que nous avons substituées h et à /. ( §. 1 49. )

§. 1 5" J. Voilà ce que c’est que I’Algèbre ( I ) : c’est une arithmétique qui sert à ré-

( I ) Algèbre, du mot arabe Gebr, avec l’article At. Le Gebr, c’est-à-dire, ce qui est difficile à entendre i

soudre des questions ge'nérales au moyen de signes généraux.

On a choisi pour ce calcul les lettres de l’alphabet, qui n’ayant, par elles - mêmes * aucune valeur numérique, sont, comme nous venons de le voie, susceptibles de représenter toutes sortes de quantité^.

Lorsqu’au moyen de ces signes généraux on a résolu une question générale, la formule , qui en est le résultat , mène , en quelque sorte, tout d’un coup à la solution de toutes les questions particulières qu’on peut concevoir renfermées dans la question générale. Il ne s’agit, pour cela, que de substi-

langage inintelligible, ou non entendu; au même sens que l'on dit communément : c’est de l’algèbre.

Le mot GEBR, GABR fut appliqué aux GuèbreSy parce qu’ils priaient en inarmotant; et de là on a ap. pelé Guebrique tout langage inintelligible. Ce mot est usité dans le ci-devant Languedoc , et répond au Gibberisch des anglais. Il convenait surtout au langage guttural, plus abondant en sons ge ^ gab, gebr , dans lesquels le gosier joue le plus grand râle. ( Le prof. Chavannes. )

C lai )

taer aux caractères généraux de la formule les valeurs numériques particulières qui leur sont attribuées par la question particulière, et d’effectuer les opérations , qui ne sont , au fond, qu’indiquées dans la formule, quoiqu’elles y soient réduites au plus petit nombre possible.

C’est là , sans doute , un avantage de l’algèbre. Elle en a d’autres encore , que je pourrais peut-être indiquer dès à présent à mes lecteurs ; mais ce qu’ils viennent de voir suffira , non-seulement pour leur faire comprendre comment on peut calculer avec des lettres ; mais encore pour leur donner l’envie d’en connaître mieux la manière. Et c’est tout ce qu’il faut pour aller en avant; car les inventeurs de l’algèbre ne purent point non plus apprécier d’entrée toute l’utilité de l’édifice dont ils jetaient les fondemens.

Lausanne, le $ Janvier 1799.

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