Ein Fiirst, der die Talentc schatztc
Ein Freund, der sich mit mir ergôtzte, Die habeu leider mir gefehlt.
Im Kloster fand ich dumpfe Gônner.
So hab' ich, emsig, ohne Kenner Und ohne Schiller mich gequalt. »
I'KN>KK> >K liKl-KIlAM A I. IMKIJ.Ki.ï 127
les autres et pour le(|uel il porte la eouronne (répines qui s'épanouira un jour en couronne de laurier. Son effort se conc^entre sur raclu'veinent et la sauvegarda de son œuvre aussi rnergiquenient que (!<;lui de l'in secte, sous sa dernière forme, sur la sécurité de ses œufs et la préoccupation de sa couvée, qu'il ne voit jamais éclorc. 11 dépose ses œufs là où il sait de toute certitude qu'ils trouveront vie et nourriture, et meurt satisfait.
MÉTAPHYSIQLE DU BEAU ET ESTIIÉTIOUE
Je me suis étendu assez longuement, dans mon œuvre principale, sur les idées (platoniciennes) et sur leur corrélation, le sujet pur de la connaissance ; aussi jugerais-je superflu d'y revenir une fois encore, si je ne considérais que c'est là une investigation qui, avant moi, n'a jamais été entreprise en ce sens. Il vaut donc mieux ne rien omettre qui pourrait un jour être utile comme moyen d'élucidation. Je présuppose naturellement que l'on connaît déjà mes théories antérieures.
Le problème de la métaphysique du Beau se pose en ces termes très simples : comment est-il possible de prendre plaisir à un objet, sans que celui-ci ait quelque rapport avec noire volonté ?
Chacun sent que la joie et la satisfaction produites par une chose ne peuvent résulter que du rapport de celle-ci avec notre volonté, ou, suivant l'expression favorite, avec nos fins; de sorte qu'une joie sans excitation de la volonté semble une contradiction. Cependant le Beau excite manifestement, comme tel, notre satisfaction et notre joie, sans avoir aucun rapport avec nos fins personnelles, c'est-à-dire avec noire volonté.
M/i solution a élé ((uc, dans lo Boau, noiiH .saiHissonH toujours les formes essentielles et [)rimor(liales de la nature tant animée (ju'inanimée, en d'autres terme», les idées de IMaton à son sujet, et (|ue cette prise de possession a pour condition sa corrélation essentielle, le sujet de la connaissance alTranclii dv, volonté, c*(îsl à-dire une pure intelligenc(; sans desseins ni fins. De cette faron, à Tentrée d'une prise de possession esthétique, la volonté disparaît entièrement de la conscience ; mais elle seule est la source de nos chagrins et de nos soulVrances. C'est l'origine de cette satisfaction et de cettejoie qui accompagnent la prise de possession du Beau. Elle repose donc sur l'éloignement de toute possibilité de la souffrance.
Si Ton objectait qu'en même temps la possibilité de la joie pourrait être supprimée, on devrait se rappeler, comme je l'ai souvent exposé, que le bonheur, la satisfaction sont de nature négative, simplement la fin d'une souffrance, tandis que la douleur est positive. Aussi, quand toute volonté disparaît de la conscience, voit-on subsister l'état de joie,' c'est-à-dire d'absence de toute douleur et môme de possibilité de celle-là, car l'individu, transformé en un sujet de connaissance pure et non plus de volonté, reste néanmoins conscient de luimême et de son activité comme tel. Nous le savons : le monde comme volonté est le premier (ordine prior), et le monde comme représentation le second {ordine posterior). Le premier est le monde de l'aspiration, et par conséquent de la douleur, du mal infini. Le second, au contraire, est en lui-même essentiellement exempt de douleur; il renferme en outre un spectacle qui vaut d'être vu, toujours et partout significatif, tout au moins amusant. C'est à en jouir que consiste la joie esthéti-
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que *. Le sujet pur de la connaissance apparaît, quand on s'oublie soi-même pour s'absorber dans les objets perçus, de telle sorte qu'eux seuls restent dans la conscience. Devenir pur sujet de connaissance, c'est se détacher de soi-même. Mais la plupart des hommes ne pouvant le faire, ils sont par là même incapables de la conception purement objective des choses, qui constitue le don de l'artiste.
Si cependant la volonté individuelle abandonne pour un temps la faculté de représentation qu'elle possède par surcroît; si elle la dispense un jour complètement du service en vue duquel elle a pris naissance et existe, délaissant ainsi pour Tinstant sa préoccupation de la volonté, ou de sa propre personne, qui forme seule son thème naturel et en conséquence son occupation régulière, mais sans cesser néanmoins d'agir énergiquement et de bien saisir ce qui est perceptible, elle devient alors complètement objective; c'est-à-dire qu'elle devient un fidèle miroir des objets, ou, plus exactement, le médium de Tobjectivation de la volonté se représentant dans chaque objet, et dont la nature intime se manifeste alors d'autant plus en elle, que la perception dure plus longtemps et finit par l'épuiser. De cette façon seule naît avec le pur sujet le pur objet, c'est-à-dire la manifestation parfaite de la volonté apparaissant dans l'objet perçu : or, c'est là précisément l'idée platonicienne. Mais cette conception exige qu'en contemplant un objet, je fasse réellement abstraction de sa place dans le temps et dans l'espace, et, en conséquence, de son
\. La satisfaction parfaite, l'apaisement final, l'état vraiment désirable ne se représentent jamais à nous qu'en image, dans l'œuvre d'art, la poésie, la musique. On pourrait acquérir par là la certitude que l'art doit pourtant exister quelque part.
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individinilih'î. Car c'estcetle place, foujourH déterminée par la loi <lr la (•ausalilr, (|ui nie met, comme individu, en relation avec ledit objet; aussi, en supprimant simplement cette place, Tol^jct devient il ùlêe, et je deviens en môme temps pur snjrt dr connaissance. Pour cette raison un tableau, par cela seul (|u*il {\xe à jamais le moment fugitif et Tarraclie ainsi du temps, nous donne non l'individuel, mais Vidrr,, ce qui dure à travers tout changement. Or, la condition de cette modification postulée dans le sujet-objet, ce n*est pas seulement que la faculté connaissante soit délivrée de la servitude originelle et abandonnée entièrement à elle-même; il faut aussi qu'elle demeure active avec toute son énergie, bien que dépourvue maintenant de l'aiguillon naturel de son activité, — l'impulsion de la volonté. Ici gît la difficulté, et en elle la rareté de la chose; parce que tous nos pensers et tous nos actes, notre ouïe et notre vue sont toujours par leur nature, directement ou indirectement, au service de nos innombrables fins personnelles grandes ou petites, et c'est en conséquencela volonté qui éperonne la faculté connaissante à l'accomplissement de sa fonction; faute de cette incitation, elle se fatigue immédiatement. La connaissance mise en activité de cette façon suffit de plus parfaitement dans la vie pratique, et même pour les sciences spéciales, qui sont toujours dirigées vers les relations des choses et jamais vers leur nature intime ; aussi toutes leurs connaissances procèdent-elles du principe de la raison, cet élément des relations. Partout donc où il s'agit de connaissance de cause et d'efTet, ou d'autres raisons ou conséquences, c'est-àdire dans toutes les branches de l'histoire naturelle et des mathématiques, comme aussi de l'histoire, des in-