‹ Métaphysique et esthétique = Parerga et paralipomenaChapitre 3 sur 21 · Passage d'un état à un autre en tout genre · texte numérisé non relu

Passage d'un état à un autre en tout genre

DOr.THIM, hi: I \ r.(lNNAISSAN<:K KT'MKTAPIIYSIOL'F. 27

le toinpa, son fugilif compaKuoii '. comment la mali^;re, leur enfant commun, arriva a r(îxiHlence, el fui ainsi établi 1(^ fondement d'un monde de souiïranee. Avec Tespacc na(|iiit la lullr, vA avec le temps la caducité.

Le monde nVst pas fait, car, comme le dit Ocellus Lucanus \ il a toujours été, [)arce que le temps est conditionné |)ar des êtres connaissants, par conséquent par le monde, comme le monde par le temps. Le monde n*est pas possible sans le temps ; mais le temps n'est pas possible non plus sans le inonde. Tous deux sont donc inséparables, et il n'est pas plus possible d'imaginer un temps qui ne renfermerait pas un monde, qu'un monde qui n'impliquerait pas le temps.

Dans les mathématiques, la tète est aux prises avec ses propres formes de connaissance, temps et espace, et ressemble par conséquent au chat qui joue avec sa queue.

On ne cesse de vanter la solidité et la certitude des mathématiques. Mais à quoi me sert de savoir même solidement et avec certitude une chose qui ne m'intéresse nullement. — Le roaov ^.

C'est une fausseté de parler de trois dimensions du temps, comme le fait Hegel [^Kncijclopédie, § 259). Il

1. L'espace {dev Raum) étant masculin en allemand, et le temps [die Zeil) étant féminin, le texte dit : « sa fugitive tiaiicée ». image poétique impossible à conserver en français.

(Le Irad.)

îî. Philosophe grec pythagoricien du v siècle avant J.-C. On possède de lui un traité de ÏOi-igine de l'univers (Ocp'. tt; TOJTavTo^ v£vÉ7£o^) très estimé.

{Le h-ad.)

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