‹ Métaphysique mathématique [microform]Chapitre 11 sur 27 · DES AMES EN TANT OU IDÉES VIVANTES · texte numérisé non relu

DES AMES EN TANT OU IDÉES VIVANTES

et plus irénéraleinent de la forme

Ax — Al-^oi H-i' H-a» 1^3? ■••» F-Jc-i» P-^)*

L«s formes ol"[x" sont aulaui de suiUa de polyades, pour parler plus simplement, sont autant d'associations d'unités de même ordre, l'exposant n indiquant le nombre des membres.

Les sociétés niiturelles d'êtres vivants sur notre terre, ne répondant pas encore à des associations si rigoureuses, mais elles sont dos agrégations physiquement équilibrées de celles-ci, de ces polyades.

Dans la partie haute du monde universel, toutes les existences sont des espritb purs, idées totalement harmoniques, ordres parfaitement stables de monades transcendantes, qui, par leur harmonie indéfectible, constituent au sommet l'âme du monde et l'idée intégrale du devenir.

Dans la partie inférieure du monde, de laquelle dérive notre nature, tous les fonctionnismes visibles sont, en tant que sensibles, des associations relativement hétérogènes, c'est-à-dire d'ordres instables, de liaisons incohérentes au point de vue psychique. ÏI en résulte que nous ne comprenons pas spirituellement par les sens ces corps inférieurs, ni ces milieux, que nous ne pouvons les percevoir qu eu masses et que nous ne distinguons plus les unités éloignées de l'esprit intelligent, qui est notre région claire.

La conception des fonctionnismes nous amène à faire quelques inductions sur la formule globale du fonctionnisme de Tunivers.

Le premier membre de cette formule du Créateur, c'est l'Unité suprême, l'Un, l'Entier; le second membre est le produit de deux termes, il est le dualisme de Dieu comme sujet et du monde comme objet, il est le produit d'une fonction énorme de monades de tous les ordres, de toutes les monades à toutes les puissances nécessaires, par 1 Esprit immanent qui est Dieu dans le monde.

D'où (11):

D'aprt'S ce que nous nvons vu, le premier membre A signifie, entre autres choses, l'Idée intégrale, le Terme achevé.

Or, comme ce premier membre \j, le deuxième terme du second membre, E, doit en valeur absolue être égal à un ; car E, Dieu qui est E comme sujet, est aussi bien l'Entier; par suite, A et E étant égaux à un, la fonction des existences ^^y vaut un, a une valeur complète, parachevée ; elle représente la Raison, qui est une, dont le développement dans tous les esprits est la raison universelle.

DES AMES EN TANT QU'iDÉES VIVANTES

Cette fonction *Pu) se prête à une certaine discussion ;

dans ce polynôme qu'elle est, il y a deux parts à faire d'abord, la part inférieure, représentée (îi) par les premières variables ^ à ,„ et la part supérieure, représentée par les dernières variables [xg à \l^. Les termes supérieurs se produisent, en général, entre eux, et les termes inférieurs se combinent, en général, entre eux, de telle sorte qu'on peut distinguer deux groupes dans cette fonction.

Le groupe supérieur, homogène, signifie l'âme du monde, le monde entant qu'dme lucide, le règne incorruptible, la vie éternelle; tandis que le groupe inférieur, hétérogène, signifie le corps du monde, Tordre corruptible du monde, le reli([uat qui n'est pas parvenu à l'homogénéité psychique ou à la lumière spirituelle, et qui est sujet à la mort.

Si les termes en a étaient remis à la place des termes en [k dans la fonction, celle-ci exprimerait d'une façon matérielle le fonctionnisme que les termes en txexpriment d'une façon psychique.

Les termes en a auraient encore pour signification des espaces et des dimensions d'une géométrie polymorphe, dont il sera plus loin question.

La première série d'êtres garde une valeur d'existence négligeable par rapport à la valeur de la seconde série contenue dans ^,,, ; en effet, les valeurs-existences des [X, ou des âmes, sont loin d'être du même ordre, celles-là n'étant qu'infiniment petites à côté de celles-ci.

Principalement la formule exprime une grande chose

— une trinité divine — A^, E, <ï>,,}, étant trois personnes spirituelles entières, qui participent à une même existence immuable et qui s'affirment les unes parles autres.

I. At, c'est Dieu, TUnité idéale, primordiale au-dessus de tout, comme si elle était hors du monde, c'est ridée en soi, vivante en soi.

IL E, c'est Dieu, présidant au monde, distinct du monde, comme un général de son armée, comme un seigneur de ses sujets, c'est la Providence.

III. «î>,.), «'est le monde spirituel et intelligible, qui, dans son intégralité à infiniment peu près, a pris conscience de sa divinité, est devenu une troisième personne divine, après la |»remière A^. et après laseconde E, c'est la matérialisation divine, Dieu indistinct du monde spirituel.

De même que l'ombre, sans nuire à la lumière, ne sert qu'à faire ressortir son éclat, de même le monde obscur qui est tlans l'ensemble ne sert qu'à faire ressortir le monde divin et à lui donner encore un devenir interne idéal.

Ne nous contentant point seulement de faire deux parts dans tî»^, remarquons que ce polynôme est une somme de produits, produits composés en \l^^, en ([Ao, [x^), en (îJ-o»(A^l-^2). en (H.o,iJ-<,[J-2,[^3). •". en ((Xo,tx<,...,{jL^. ,,jx^^); ce dernier produit, qui est le terme intéressant, con-

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tient [X(y, une monade i»Ius élevée que los auLit>, à une jiuissance x très grande, soit a,/*. Si un [Hjsc :

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