‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 104 sur 211 · CHAPITRE ni. DE L ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni. DE L ÉLECTRICITÉ

tricité de l’air, que le doute qui entoure les anomalies que j’ai obser\’6es pendant la première partie de l’année 1849 » ; disais-je vers cette époque : je n’avais point d’observations alors qui pussent servir de contrôle aux miennes. Aucun observatoire, du moins à ma connaissance, ne publiait des observations régulières sur l’électricité atmosphérique. C’était une lacune fâcheuse, comme on ne tarda pas à le reconnaître. Quand une année est remarquable par une température anomale ou par des sécheresses , tous les météorologistes s’accordent pour constater ces irrégularités dans le cercle où elles se sont manifestées; malheureusement il n’en est pas ici de même. J’ai consulté alors les recueils d’observations les plus estimés et je n’y ai trouvé aucun renseignement qui pût me satisfaire.

On demandera peut-être si l’affaiblissement dans l’état électrique de l’air est un fait bien réel , ou s’il n’est qu’apparent ; s’il ne provient point , par exemple, d’un dérangement de mon instrument ? et en supposant cet état d affaiblissement de l’électricité bien constaté, était-il purement local? Toutes ces questions peuvent prendre d'autant plus d importance, que l’anomalie signalée coïncidait à peu près avec le retour du fléau qui a si cruellement éprouvé nos populations. Ces diflicultés m’ont porté alors à rechercher s'il n’y aurait pas moyen de rendre un éleclromètre comparable à lui-même à différentes époques.

11 est facile en effet de comparer entre eux deux électromètres de Peltier et de construire des tables d équivalents pour leurs indications. Mais quand une comparaison a été faite, et que l instrument comparé a été transporté dans un autre pays, ou même, sans qu’il y eût transport, après qu il s’est écoulé un certain temps, il importe de s’assurer que ses indications n’ont pas varié, et qu’elles ont bien conservé leurs valeurs absolues. Une pareille vérification peut se faire

MÉrÉOROLOGIE . LIVRE II.

(l'une manière très facile. Il suffit en effet de s'assurer fpie l ai,a;uille a conservé toute sa mobilité et ([ue sa force directrice est restée la même. Or, cette force directrice, ici, est donnée par la petite aif^iiille aimantée attaclu'*e à l aiguille indicatrice de I électromètre. Il suffira de soumettre la petite aiguille aiinanléo aux procédés ordinaires (jui servent à constater son énergie magnétique ; c'est-à-dire de la faire osciller librement dans un plan horizontal et do constater si son état magnétique est resté le môme. On doit tenir compte, bien entendu, des corrections ordinaires employées en pareil cas pour la température, la torsion des fils, la vérification de l intcnsité horizontale du magnétisme terrestre, etc.

On comprend que, par des procédés analogues, on peut faire dépendre aussi la détermination d(> la force électrique absolue de la terre de celle de son magnétisme : problème iiii|)ortant, mais dont je n’ai point à m’occuper ici. 11 me suffit d avoir établi qu on peut, par un procédé fort simple, reconnaître qu un électroinètre de Peltier est resté comparable à lui-mé'ine.

fUectric 'üé dynamique. — Le galvanomètre est en quelque sorte rinstriiment complémentaire de l électromèlre ; il sert à mesurer l intimsilé des courant.i électriques, soit ascendants, soit descendants Pendant des temps secs, très fortement électriipies, cet instrument |)eut, durant des journées entières, ne donner aucune manifestation, tandis que I ’électromètre subit les variations les plus sensibles. M. Peltier a fait voir qu'une grande quantité délectricité en mouvement est nécessaire pour faire dévier le galvanomètre. Ce physicien a reconnu qu’il faut l écoulement dune grande (piantité d'électricité statùpie, représentée par une déviation de 7009 degrés de son électromètre statique, pour produire un seul degré de déviation dans un excellent galvanomètre

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