‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 107 sur 211 · CBAPITRE III. DE L 'ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

CBAPITRE III. DE L 'ÉLECTRICITÉ

galvanomètre lui avait données, tandis que je recueillais celles de l'électromètre.

Jusque 2 minutes après le commencement de la pluie, le galvanomètre n’avait point cessé de conserver son état d’équilibre habituel , 5° A ; l’aiguille se mit en mouvement à 12 h. 34 m., et elle oscillait entre 19* B et 1° A; à 12 h. 35 m., son oscillation s’étendait dans un arc compris entre 34° B et 1° B ; puis entre 30° B et 10°5 A. A 12 h. 36 m., la pluie cessait et l'aiguille oscillait autour de sa position habituelle, de 0° à 10” A ; ensuite, de 2°5 A à 9° A; enfin, elle se mit à l’état de repos à 3°3 A.

Il y avait donc eu un courant descendant, mais pendant la durée de l’averse seulement; et l’aiguille s’était remise à l’état de repos au moment où l’électricité avait changé de signe d’une manière si remarquable. Les oscillations recommencèrent à 12 h. 48 m., en môme temps que la seconde pluie, qui fut très faible et de très courte durée. La première impulsion porta l’aiguille de 8° à 12° A; elle oscilla alors autour de sa position d’équilibre, de 1° à 8° A, puis de 3° à 7° A : la direction du courant avait changé, il était ascendant. Un nouveau changement s’opéra ensuite, l’aiguille oscilla de 3° B à 4° A ; puis de 2° B vers 4° A jusqu’à 1 h., pour s’arrêter encore à 5° A .

Ce qui m’étonna surtout, ce fut d’apprendre que la montre de M. Bouvy s’était arrêtée presque en même temps que la mienne, c’est-à-dire à 12 h. 37 m., au moment où se faisait le changement brusque dans le signe de l’électricité atmosphérique. Était-ce accidentellement ou par un effet électrique ? c’est ce qu’il serait difficile de décider ; je me borne à signaler les faits.

1 Ouaiid la letc de l’aiguille se porte vers B, le courant est descendant ; quand elle se porte vers A, le courant est ascendant.

HÉTiOROlOGIE. LIVRE II.

A partir de 1 h. 1 5 m., on continua à observer le galvanomètre, mais il ne quitta plus la position d’équilibre; je retournai, de mon côté, à mon observatoire électrique, et je trouvai l’électromètre indiquant toujours 4-75°. Les nuages continuaient à marcher dans différentes directions; on les voyait s’avancer les uns vers les autres, s’arrêter et s’attirer pour se fondre ensemble. Les nuages pluvieu.v qui venaient du SE se réunirent insensiblement à d’autres nuages venus du NO, l’électromètre marquait -+• 72°. Le zénith se couvrit, quelques gouttes tombèrent, 4~ 73°. Puis, à 1 h. 24 m., la pluie tourna vers l'E, 4~ 72°. Les nuages, vers le zénith et le SO, étaient si peu épais, qu’ils permettaient d'entrevoir le disque solaire, 64°.

A 1 h. 28 III., un peu de pluie; les nuages se dirigeaient du SO au NE, dans le sens marqué aussi par la girouette. L’électromètre indiquait 4~ ^*1°; on continuait à entrevoir le soleil. \ 1 h. 34 m. , le soleil reparut, pnis le zénith se dégagea et l’électroinètre marqua 2cro; la pluie avait tourné à l’E.

A 1 h. 36 m., le zénith se chargea de nouveau; l’élcctromètre indiqua successivement — 2°, — 18°, — 28°, — 15°. A 1 h. 45 m., la pluie tomba encore dans différentes directions, mais point à Bruxelles; le soleil brillait par intervalles, et l’électromètre man|uait — 6°.

Je dois faire remarquer que, pendant ces pluies , on n’entendit pas un seul coup de tonnerre, et qu’on ne vit pas le moindre éclair.

L’exemple que je viens de citer fera mieux comprendre comment, pendant une même pluie, selon l’instant où l’on observe, on peut avoir de l’électricité, soit positive, soit négative; cette électricité, pendant les averses, est en général très énergique. Si on la recueille au moment d’une inversion dans le signe, elle peut parfois être nulle ou à peu près

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