‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 114 sur 211 · CHAPITRE m. DE l’ÉLECTRiaTE · texte numérisé non relu

CHAPITRE m. DE l’ÉLECTRiaTE

rliénanc, entre autres lieux à Melliem, où l'église a été réduite en cendres, et à lleinsberg, où le fluide électrique a mis le feu à la tour de l église de Saiut-Gangolphe. lîn Hollande, le tonnerre s'est fait également entendre ; mais on ne dit point (|u'il y ait fait des dégâts. »

On peut conclure en général de tous les renseignements recueillis pour Bruxelles et pour la Belgique entière : 1 ” que le nombre ordinaire des orages, dans nos régions, est de quinze à seize par an ; 2“ que les orages, en hiver et en été, sont numériquement comme 1 à 21 environ; mais qu’en hiver, bien moins nombreux (ju’en été, ils sont cependant beaucoup plus dangereux; 3“ que le nombre annuel des orages, pour une mémo localité, peut varier considérablement d'une année à l’autre, et s'élever même à quatre fois sa valeur ordinaire ; tandis que pour une autre localité, distante de 1 5 à 20 lieues seulement, la moyenne générale ne change pas; 4° quenlin rcfTct d'un même orage est si restreint parfois, quant à l espace, qu'il ne s’étend pas au delà d line à deux lieues, et sa vitesse est si grande qu’on peut l'estimer égale à celle des vents les plus rapides.

On voit que l'action de la foudre, par cette grande activité, marche pour ainsi dire parallèlement avec les nuages i[ui la produisent : ce sont des actions purement accidentelles, mais qui peuvent devenir très dangereuses. Il ne faut pas oublier que, pendant l eté, la couche d'air agité, dans laquelle se forment les orages, est beaucoup plus haute qu’en hiver. En général dans nos contrées, les orages d’hiver, pendant que le soleil est plus bas que l équaleur, se forment entre les nuages et le sol : ceux, plus fréquents, qui éclatent en été, pendant que le soleil est au-dessus de l’équateur, se forment plus haut entre les nuages et la eouclie immobile de l’atmosphère'.

• f'oÿe: t. 11 tlu Climat df. la Beiciqle, li' p. de l'hygrométrie, p. 50 et 57.

Dans le premier cas, les explosions d hiver agissent sur notre terre dans une étendue liorizontalenienl plus grande cl en frappant de préférence les points prédominants, tels (juo les sommets des tours et des grands édifices ; c’est ce qu’on a pu remarquer dans les orages du I i au 1 5 avril 1 71 8, et du 19 février 18G0, dont il sera parlé plus loin. Ce sont à la fois les nuages et toute la partie inférieure delà couche immobile, qui agissent sur notre terre.

Dans le second cas, lorsque le soleil, en été, se trouve au-dessus de l'équateur, les orages, avons-nous dit, se forment plus particulièrement entre les nuages et la couche immobile de l'atmospliùre ; la grêle en général les accompagne, cl se forme dans les régions supérieures. Ces nuages orageux agissent aussi sur notre terre ; ils montrent la même violence, mais dans une sphère plus rapprochée et de manière à ne jias frajiper aussi exclusiveinent les jioints lespliisélcvés. L’espace horizontal d’ailleurs dans lequel l'action s’exerce est beaucoup moins étendu.

La sécheresse de l’air ijui, pendant les clialcnrs, ne donne pas à 1 électricité la focililé de communiquer avec notre terre, est une nouvelle cause qui rend les orages jilus

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