‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 125 sur 211 · CHAPITRE 1. DE LA CHAIEIR · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1. DE LA CHAIEIR

aux mois de juillet et d’août, et le minimum au mois do janvier; la plus grande élévation a été de 33“ ; et le ])liis grand abaissement de 20”6 au-dessous do zéro. Ces valeurs s'accordent avec celles qui ont été déterminées depuis. La température moyenne de l’année, déduite de ces deux températures extrêmes, pendant l’intervalle de 17G3à 1828, est do 53“6 cette valeur est à pou près renfermée dans scs plus grandes limites.

M. le baron de Poederlé fils présenta scs observations avec plus de détail que l’abbé Chevalier; il donna également le maximum et le minimum du thermomètre, mais en ne sc bornant plus à l’année : il fit connaître ces valeurs pour chaque mois .séparément, à partir de 1770 jusqu’en 1778 inclusivement. Cependant les premières années laissent des lacunes, et 1773 ainsi que 177 i manquent entièrement; dune autre part, les observations des trois années 1770, 1771 et 1772, ont l’inconvénient de n’avoir pas été recueillies dans un même lieu. Celles de 1 770 ontété prises au chûlcau do Saintes, dans le Ilainaut, à quatre lieues de Bruxelles; les observations de 1771 ont été obtenues dans cette dernière ville, sans autre désignation de lieu ; et celles de 1 772 en partie à Bruxelles et en partie au château de Saintes.

Les observations des quatre années 1773 à 1778 par iM. le baron de Poederlé fils, avec celles de 1779 qui ont été données par M. Durondcau, membre de l’Académie impériale de Bruxelles, ont été insérées dans les trois premiers volumes de cette société savante. A partir de 1777, M. le baron de Poederlé exprime les températures moyennes en degrés et dixièmes de degré, tandis que jusque-là, au lieu de la fraction décimale, il employait la fraction ordinaire qui est généralement incommode dans les tableaux et dans les calculs des moyennes. On y trouve aussi les hauteurs barométriques, ainsi ipic le nombre des jours de pluie et de

HiTÉOHOLOGIE. LIVRE III.

neige ; l’indication des vents dominants se trouve établie déjà dans les tableaux de 1 770.

Les observations barométriques, dont nous venons de parler, n’ont été corrigées ni des erreurs de température ni de celles de la capillarité ; elles présentent de plus une lacune, à peu près complète, sur le lieu et le mode d’observation.

M. Durondeau introduisit le premier, chez nous, l'obsenation de l'état hygrométrique de l’air, et l’indication des quantités d’eau tombét^; l’auteur tourne également son attention vers les aurores boréales qui étaient beaucoup plus nombreuses à cette époque que de nos jours.

Pendant les années 1780 et 1781, il ne fut point fait d’observations météorologiques à Bruxelles; mais l’abbé Chevalier les reprit en 1782 et 1783, et les continua comme il l’avait fait précédemment.

L’abbé Mann, qui avait publié, dans les mémoires de Bruxelles, des observations météorologiques qu'il avait réunies assez irrégulièrement à Nieuport, pendant les années 1 775 et 1 776, commença en 1 784, à la demande de la Société météorologique palatine de Manhcim, une série d’observations plus importantes que celles qu’on avait recueillies jusqu’alors. « Les observations de 1784 sont beaucoup moins nombreuses que celles des années suivantes, dit ce savant ; les instruments harmoniques envoyés par l’Académie do Manhcim ne furent pas remis à l’abbé Mann en temps pour s’en servir cette année ; et comme il fit un voyage en Suisse et en Allemagne, pendant les mois de juin, juillet etaoAt, les observations lui ont été fournies d’autre part... Celle-ci (l'élévation moyenne du mercure) résulte de la sommation respective do toutes les quantités observées, cette somme totale étant ensuite divisée par le nombre des observations faites avec chaque instrument. »

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