‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 166 sur 211 · CHAPITRE VI. DE L ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. DE L ÉLECTRICITÉ

de distinction entre elles. Le calendrier floral que j’ai donné pourra servir pour toute la Belgique; il faudra seulement avoir égard au.K différences de latitude et de hauteur que présentent les autres lieux par rapport à Bruxelles.

Pour la latitude, il faut compter moyennement quatre jours d'avance ou de retard par degré, selon que l'on va vers le Sud ou vers le Nord , en s'éloignant de Bruxelles.

Pour la hauteur, il faut compter également quatre jours de retard par 100 mètres d’élévation au-dessus de l'Observatoire de Bruxelles (placé à environ 60 mètres de hauteur au-dessus du niveau de la mer).

Ces corrections ne sont qu’approximatives ; elles ont été calculées cependant d’après un nombre considérable d’observations de différents pays. On conçoit que je fais ici abstraction de la nature du sol, de l’exposition de la plante et d'autres circonstances que je suppose les mêmes dans les lieux que l’on compare.

Si l’on veut rapporter mes observations à d’autres pays, il faut avoir égard aux différents agents que je viens de mentionner. Ces agents n’ont pas été bien déterminés encore, malgré les travaux de plusieurs physiciens distingués qui s’en sont occupés successivement. Je dois citer particulièrement MM. Dove, de Berlin, Fritsch, de Vienne, Zantedeschi, Lachmann, Boguslawski, Adolphe Wagner, Ch. Martins , Ferdinand Colin, de Breslau, et plusieurs naturalistes belges qui concourent aux mêmes travaux que l'illustre Linné semble avoir abordés le premier'.

Je présente, d’abord, les époques do la feuillaison, de la floraison, de la maturité des fruits et de la chute des feuilles, en ayant égard à l’ordre alphabétique des noms

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ioi ÜIKTÉÜROLOGIE. LIVRE III.

et en me servant des vingt-deux années d'observations antérieures à 1 860 ; j’ai cru devoir placer ensuite les plantes d'après leur ordre naturel de féuillaison, de floraison, etc., en conservant les époques déduites des observations consignées dans la liste précédente.

On trouvera, en dernier lieu, quelques résultats obtenus sur les animaux plus particulièrement ob.servés dans quatre des principales localités de la Belgûpie. 11 faudrait, d'après ce tableau, conclure que leur arrivée est plus précoce pour Bruxelles que pour les trois autres localités, où les mêmes observations ont élé faites. Cette différence, du reste, s’observe également dans ce qui concerne la végétation. Ostende, par exemple, est eu retard d'une dizaine de jours pour tout ce qui concerne le règne végétal, et cette même différence se remarque dans les phénomènes du règne animal. Gand et Liège présentent également une différence, mais elle est bien moins prononcée : ces petites inégalités, du reste, ne pourront bien se reconnaître que par un nombre plus grand d’observations et par une attention plus assidue, qui concourent à éliminer tout ce qui jieut tenir aux estimations particulières des observateurs.

On regarde généralement la terre comme solide dans toute son étendue, quoique beaucoup de physiciens prétendent qu’il n’y a de solide que sa partie extérieure. Ils disent, et avec raison pcn.sons-noiis, que la partie intérieure, dans un état encore plus ou moins fluide, peut avoir un mouvement particulier d'où dépendent les variations magnétiques dont nous parlerons bientôt, et nous dirons aussi les variations électriques qui s’y lient intimement.

Ces grandes lois qui concernent l’électricité de l’air sont plus ou moins masquées par dos causes secondaires. Ainsi, il se forme souvent dans la partie intérieure de l'atmosphère, mais surtout pendant l été, des couches de nuages

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